un post pour se dire bonjour....salam....good morning...azul.....

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06 Mar 2013 04:45 #100375 par M'siquine
Salam tout le monde !

Quel honneur de me laisser ce premier bonjour matinal d'une journée qui s'annonce par la bouche du Mouadden soucieux de ramener les fidèles autour de son Imam !
Bonne journée !

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06 Mar 2013 06:09 #100376 par dahmane1
salam FAM
salam M'siquine

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06 Mar 2013 06:49 #100377 par M'siquine
Salam Dahmane et merci pour ce régal !

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06 Mar 2013 09:13 #100378 par dahmane1

M'siquine;135874 écrit: C'est où pour toi Dahmane la ville d'Isabelle Eberhardt ??




« Il est des heures à part, des instants très mystérieusement privilégiés, où certaines contrées nous révèlent, en une intuition subite, leur âme, en quelque sorte leur essence propre, où nous en concevons une vision juste, unique et que des mois d’étude patiente ne sauraient plus ni compléter, ni même modifier. » « C’était l’heure élue, l’heure merveilleuse au pays d’Afrique, quand le grand soleil de feu va disparaître enfin, laissant reposer la terre dans l’ombre bleue de la nuit. » « Comme toujours en route, dans le désert, je sens un grand calme descendre en mon âme. Je ne regrette rien, je ne désire rien, je suis heureuse. » Isabelle Eberhardt

Dans l'ombre chaude de l'Islam - poche - Isabelle Eberhardt - Livre - Fnac.com

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06 Mar 2013 12:19 #100379 par Opera
bonjour à ceux qui ont sont là :

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et à ceux qui en sont là :

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06 Mar 2013 12:55 #100380 par M'siquine

dahmane1;135917 écrit:



« Il est des heures à part, des instants très mystérieusement privilégiés, où certaines contrées nous révèlent, en une intuition subite, leur âme, en quelque sorte leur essence propre, où nous en concevons une vision juste, unique et que des mois d’étude patiente ne sauraient plus ni compléter, ni même modifier. » « C’était l’heure élue, l’heure merveilleuse au pays d’Afrique, quand le grand soleil de feu va disparaître enfin, laissant reposer la terre dans l’ombre bleue de la nuit. » « Comme toujours en route, dans le désert, je sens un grand calme descendre en mon âme. Je ne regrette rien, je ne désire rien, je suis heureuse. » Isabelle Eberhardt

Dans l'ombre chaude de l'Islam - poche - Isabelle Eberhardt - Livre - Fnac.com


Merci Dahmane !
Voici un extrait de ce même livre ! Il donne plus d'éclat à ce petit bout du monde pris entre le djebel et la dune !

Aïn-Sefra
J'avais quitté Aïn-Sefra l'an dernier aux souffles de l'hiver. Elle était transie de froid, et de grands vents glapissants la balayaient, courbant la nudité frêle des arbres.
Je la revoie aujourd'hui tout autre, redevenue elle-même, dans le rayonnement morne de l'été très sahariènne, très somnolente, avec son ksar fauve au pied de la dune en or, avec ses koubbas saintes et ses jardins bleuâtres
C'est bien la petite capitale de l'Oranie désertique, esseulée dans sa vallée de sable, entre l'immensité monotone des hauts plateaux et la fournaise du Sud.
Elle m'avait semblé morose, sans charme, parce que la magie du soleil ne l'enveloppait pas de l'atmosphère lumineuse qui est tout le luxe des villes d'Afrique.
Et maintenant que je vis en un petit logis provisoire, je commence à l'aimer. D'ailleurs je ne la quitterai plus pour un maussade retour vers le Tell banalisé, et cela suffit pour que je la regarde avec d'autres yeux. Quand je partirai, ce ne sera que pour descendre plus loin, pour m'en aller là-bas, vers le grand Sud où dorment les hamadas sous l'éternel soleil.
Parmi les peupliers à troncs blancs, en longs sentiers, suivant les premières ondulations de la dune, avec des parfums retrouvés de sève et de résine, j'ai l'illusion de me perdre en forêt. C'est une sensation douce et très pure que teinte par moments de sensualité l'haleine plus lointaine d'un bouquet d'acacias en fleurs.
Que j'aime la verdure exubérante et les troncs vivants, plissés d'une peau d'éléphant, de ces figuiers gonflés de lait amer, autour desquels bourdonnent des essaims de mouches dorées.
Dans ce jardin surpris en pleine aridité j'ai passé des heures longues à la renverse, me grisant d'immobilité sous la caresse tiède des brises, à regarder les branches à peine agitées, aller et venir sur le fond éblouissant du ciel comme les agrès d'un navire balancé doucement.

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