En termes d'efficacité de protection, la réglementation relative aux produits cosmétiques biologiques est identique à celle des cosmétiques classiques, rappelle l'Afssaps. La principale différence porte sur la nature du filtre solaire utilisé. Les produits dits «bio» vont contenir des filtres solaires minéraux, comme le dioxyde de titane ou l'oxyde de zinc, alors que les crèmes solaires «classiques» recourent à des filtres chimiques, également appelés organiques, ou à une combinaison de filtres minéraux et chimiques. Les premiers réfléchissent le rayonnement UV, pour qu'il ne pénètre pas la peau. Les seconds absorbent l'énergie des rayons, ce qui les transforme. «En général, les filtres minéraux ont une durée de protection plus longue parce qu'ils ne se déforment pas chimiquement parlant, explique Pierre Césarini. Par contre, ils ont du mal à atteindre des indices de protection très élevés».