- Messages : 5516
- Remerciements reçus 0
Les grandes figures féminines a travers les siecles
- Sabrina
- Auteur du sujet
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
14 Mai 2011 15:39 #75571
par Sabrina
Les grandes figures féminines a travers les siecles a été créé par Sabrina
HYPATIE D'ALEXANDRIE.
savez vous que c' est une femme qui a découvert que la terre tourne autours du soleil!! la première à avoir révélé la théorie du système héliocentrique : la terre tourne autour du soleil, non en faisant des cercles, mais en faisant des ellipses.
cette femme scientifique s' appellait Hypatie d' Alexandrie.
Hypatie ne s’est cependant pas contenté d’étudier l’astronomie; elle est aussi une grande mathématicienne et pédagogue. Elle enseigna gratuitement à l’Université d’Alexandrie, où elle vit, même si c’est évidemment à une population de notables. Elle fit ses études à Athènes, où elle apprena également la philosophie et la rhétorique, deux arts qui sont à l’époque forcément liés avec l’étude scientifique.
Hypatie nait en 350 après J-C, à Alexandrie, où son père, Théon d’Alexandrie, homme de science et dernier directeur du Musée d’Alexandrie, lui donne un enseignement exemplaire, digne de sa classe sociale. Elle ne se contente pas de suivre ses cours comme son devoir l’exige, mais devient passionnée par l’étude des sciences et travaille assidument sur de nombreux projets, en binôme avec son père. Ils réalisent tous les deux de nombreuses avancées scientifiques.
A l’époque, Alexandrie connait une période agitée : il y a de nombreux conflits entre les différentes religions qui cohabitent de plus en plus difficilement dans la capitale égyptienne. Hypatie, elle-même païenne comme ses ancêtres, a toujours refusé de se convertir aussi bien au judaïsme qu’au christianisme (petite religion qui a le vent en poupe). Elle est respectée par toute la communauté alexandrine, et sa grâce et sa beauté légendaire attirent de nombreux soupirants, qu’elle repousse un à un avec un mouchoir souillé par son cycle menstruel, démontrant ainsi que son corps n’avait rien d’attirant.
Le film « Agora » d’Alejandro Amenabar, sorti en salles en janvier, illustre particulièrement bien la vie d’Hypatie, même si elle est évidemment fortement romancée (de toute façon, il ne reste plus rien de ses travaux et sa biographie est elliptique, sans mauvais jeu de mot). Grâce à une magnifique Hypatie incarnée par Rachel Weisz, Amenabar se concentre sur les tensions religieuses de l’époque en Égypte, ce qui m’amène à aborder la mort tragique de la belle scientifique…
L’évêque de l’époque ne supporte pas la popularité de la philosophe, une femme libre et « sans religion ». Quant à eux, les chrétiens ne tolèrent pas qu’elle soit la femme dominant deux hommes de très haute importance : le préfet romain Oreste, et le patriarche Cyrille d’Alexandrie. Petit à petit, une haine grondante atteint les foules extrémistes chrétiennes. Hypatie est kidnappée, déshabillée sur la place publique et lapidée par une foule de chrétiens.
Ainsi s’achève la vie d’une grande femme, aujourd’hui reprise comme figure féministe. Hypatie ne connaît aujourd’hui pas la notoriété qu’elle aurait mérité, à cause de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la banque de tous les savoirs, accumulés depuis des générations et des générations…
selon la reconstitution de son histoire tragique....avant d' être lapidée par les fanatiques chrétiens au temple..elle fut tuée par son ancien esclave qui était amoureux d' elle ! et qui faisait partie des fanatiques ! il ne voulait pas la voir souffrir..de la lapidation! en faisant croire aux autres qu' elle a perdu connaissance! son corps fut traîné dans toutes les rues d' Alexandrie avant d' être brûlée.
PS:je vous conseille le film (Agora) il illustre bien l' histoire de cette grande dame.
savez vous que c' est une femme qui a découvert que la terre tourne autours du soleil!! la première à avoir révélé la théorie du système héliocentrique : la terre tourne autour du soleil, non en faisant des cercles, mais en faisant des ellipses.
cette femme scientifique s' appellait Hypatie d' Alexandrie.
Hypatie ne s’est cependant pas contenté d’étudier l’astronomie; elle est aussi une grande mathématicienne et pédagogue. Elle enseigna gratuitement à l’Université d’Alexandrie, où elle vit, même si c’est évidemment à une population de notables. Elle fit ses études à Athènes, où elle apprena également la philosophie et la rhétorique, deux arts qui sont à l’époque forcément liés avec l’étude scientifique.
Hypatie nait en 350 après J-C, à Alexandrie, où son père, Théon d’Alexandrie, homme de science et dernier directeur du Musée d’Alexandrie, lui donne un enseignement exemplaire, digne de sa classe sociale. Elle ne se contente pas de suivre ses cours comme son devoir l’exige, mais devient passionnée par l’étude des sciences et travaille assidument sur de nombreux projets, en binôme avec son père. Ils réalisent tous les deux de nombreuses avancées scientifiques.
A l’époque, Alexandrie connait une période agitée : il y a de nombreux conflits entre les différentes religions qui cohabitent de plus en plus difficilement dans la capitale égyptienne. Hypatie, elle-même païenne comme ses ancêtres, a toujours refusé de se convertir aussi bien au judaïsme qu’au christianisme (petite religion qui a le vent en poupe). Elle est respectée par toute la communauté alexandrine, et sa grâce et sa beauté légendaire attirent de nombreux soupirants, qu’elle repousse un à un avec un mouchoir souillé par son cycle menstruel, démontrant ainsi que son corps n’avait rien d’attirant.
Le film « Agora » d’Alejandro Amenabar, sorti en salles en janvier, illustre particulièrement bien la vie d’Hypatie, même si elle est évidemment fortement romancée (de toute façon, il ne reste plus rien de ses travaux et sa biographie est elliptique, sans mauvais jeu de mot). Grâce à une magnifique Hypatie incarnée par Rachel Weisz, Amenabar se concentre sur les tensions religieuses de l’époque en Égypte, ce qui m’amène à aborder la mort tragique de la belle scientifique…
L’évêque de l’époque ne supporte pas la popularité de la philosophe, une femme libre et « sans religion ». Quant à eux, les chrétiens ne tolèrent pas qu’elle soit la femme dominant deux hommes de très haute importance : le préfet romain Oreste, et le patriarche Cyrille d’Alexandrie. Petit à petit, une haine grondante atteint les foules extrémistes chrétiennes. Hypatie est kidnappée, déshabillée sur la place publique et lapidée par une foule de chrétiens.
Ainsi s’achève la vie d’une grande femme, aujourd’hui reprise comme figure féministe. Hypatie ne connaît aujourd’hui pas la notoriété qu’elle aurait mérité, à cause de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la banque de tous les savoirs, accumulés depuis des générations et des générations…
selon la reconstitution de son histoire tragique....avant d' être lapidée par les fanatiques chrétiens au temple..elle fut tuée par son ancien esclave qui était amoureux d' elle ! et qui faisait partie des fanatiques ! il ne voulait pas la voir souffrir..de la lapidation! en faisant croire aux autres qu' elle a perdu connaissance! son corps fut traîné dans toutes les rues d' Alexandrie avant d' être brûlée.
PS:je vous conseille le film (Agora) il illustre bien l' histoire de cette grande dame.
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- dahmane1
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 7908
- Remerciements reçus 0
14 Mai 2011 16:54 #75572
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Les grandes figures féminines a travers les siecles
أول جامعة في العالم
جامعة القرويين هي أول جامعة أنشئت في التاريخ، وأقدمها على الإطلاق. بنيت الجامعة كمؤسسة تعليمية لجامع القرويين الذي قامت ببنائه السيدة فاطمة بنت محمد الفهري عام 245 ه/859م، في مدينة فاس المغربية.
تخرج فيها العديد علماء الغرب، وقد بقي الجامع والجامعة العلمية الملحقة به مركزا للنشاط الفكري والثقافي والديني قرابة الألف سنة. درس فيها سيلفستر الثاني (غربيرت دورياك)، الذي شغل منصب البابا من عام 999 إلى 1003م، ويقال أنه هو من أدخل بعد رجوعه إلى أوروبا الأعداد العربية. كما أن موسى بن ميمون الطبيب والفيلسوف اليهودي قضى فيها بضع سنوات قام خلالها بمزاولة التدريس في جامعة القرويين.
درّس فيها الفقيه المالكي أبو عمران الفاسي وابن البنا المراكشي وابن العربي وابن رشيد السبتي وابن الحاج الفاسي وابن ميمون الغماري، زارها الشريف الإدريسي ومكث فيها مدة كما زارها ابن زهر مرات عديدة ودون النحوي ابن آجروم كتابه المعروف في النحو فيها.
ولقد اشتهر من فاس جماعة من أهل العلم ونسبوا إليها منهم أبو عمرو عمران بن موسى الفاسي فقيه أهل القيروان في وقته. وأبو العباس أحمد بن محمد بن عثمان الشهير بابن البناء وهو أشهر رياضي في عصره، وأبو بكر محمد بن يحيى بن الصائغ الشهير بابن باجة وكان ممن نبغوا في علوم كثيرة منها اللغة العربية والطب وكان قد هاجر من الأندلس وتوفي بفاس. ومن العلماء الذين أقاموا بفاس ودرسوا بجامعتها ابن خلدون المؤرخ ومؤسس علم الاجتماع، ولسان الدين بن الخطيب، وابن عربي الحكيم وابن مرزوق
Très croyante et riche héritière, originaire de Kairouan (Tunisie), à la mort de ses parents, el Fihriya se consacre à la construction de la mosquée el-Qaraouiyyîn1, lieu historique très important de la ville de Fès. Elle commence les travaux le premier samedi du mois de Ramadan de l'an 245 de l'hégire. Elle jeune durant la construction de cette mosquée.
La mosquée el-Qaraouiyyîn qui fait fonction aussi d'université, est reconnue comme étant la plus ancienne université dans le monde, encore en activité.
جامعة القرويين هي أول جامعة أنشئت في التاريخ، وأقدمها على الإطلاق. بنيت الجامعة كمؤسسة تعليمية لجامع القرويين الذي قامت ببنائه السيدة فاطمة بنت محمد الفهري عام 245 ه/859م، في مدينة فاس المغربية.
تخرج فيها العديد علماء الغرب، وقد بقي الجامع والجامعة العلمية الملحقة به مركزا للنشاط الفكري والثقافي والديني قرابة الألف سنة. درس فيها سيلفستر الثاني (غربيرت دورياك)، الذي شغل منصب البابا من عام 999 إلى 1003م، ويقال أنه هو من أدخل بعد رجوعه إلى أوروبا الأعداد العربية. كما أن موسى بن ميمون الطبيب والفيلسوف اليهودي قضى فيها بضع سنوات قام خلالها بمزاولة التدريس في جامعة القرويين.
درّس فيها الفقيه المالكي أبو عمران الفاسي وابن البنا المراكشي وابن العربي وابن رشيد السبتي وابن الحاج الفاسي وابن ميمون الغماري، زارها الشريف الإدريسي ومكث فيها مدة كما زارها ابن زهر مرات عديدة ودون النحوي ابن آجروم كتابه المعروف في النحو فيها.
ولقد اشتهر من فاس جماعة من أهل العلم ونسبوا إليها منهم أبو عمرو عمران بن موسى الفاسي فقيه أهل القيروان في وقته. وأبو العباس أحمد بن محمد بن عثمان الشهير بابن البناء وهو أشهر رياضي في عصره، وأبو بكر محمد بن يحيى بن الصائغ الشهير بابن باجة وكان ممن نبغوا في علوم كثيرة منها اللغة العربية والطب وكان قد هاجر من الأندلس وتوفي بفاس. ومن العلماء الذين أقاموا بفاس ودرسوا بجامعتها ابن خلدون المؤرخ ومؤسس علم الاجتماع، ولسان الدين بن الخطيب، وابن عربي الحكيم وابن مرزوق
Très croyante et riche héritière, originaire de Kairouan (Tunisie), à la mort de ses parents, el Fihriya se consacre à la construction de la mosquée el-Qaraouiyyîn1, lieu historique très important de la ville de Fès. Elle commence les travaux le premier samedi du mois de Ramadan de l'an 245 de l'hégire. Elle jeune durant la construction de cette mosquée.
La mosquée el-Qaraouiyyîn qui fait fonction aussi d'université, est reconnue comme étant la plus ancienne université dans le monde, encore en activité.
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- djazaire62
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 750
- Remerciements reçus 0
14 Mai 2011 17:25 #75573
par djazaire62
Réponse de djazaire62 sur le sujet Les grandes figures féminines a travers les siecles
BEYOUNA elle compte? ok je sort lol
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- au_gré_du_vent
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 13532
- Remerciements reçus 0
15 Mai 2011 18:17 #75574
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Les grandes figures féminines a travers les siecles
Celle qui a été pendant longtemps mon idole, à l'age où on se cherche un modele:)
J'ai nommé "marie Curie".
Biographie de Marie Curie
Marie Sklodowska, épouse Curie, est précurseur dans bien des domaines. Ses recherches, influencées par la découverte de la radioactivité en 1896 par Henri Becquerel, portent sur l'étude des rayons uraniques. Son mari, Pierre Curie, lui-même chimiste, se joint alors à elle pour étudier les rayonnements des corps radioactifs et ils découvrent le radium et le polonium. Elle reçoit, en 1903, le prix Nobel de physique, conjointement avec son époux et Henri Becquerel. En 1911, lui est décerné le Nobel de chimie 'en reconnaissance des services pour l'avancement de la chimie par la découverte de nouveaux éléments : le radium et le polonium, par l'étude de leur nature et de leurs composés'. A la mort de son mari, elle devient la première femme professeur de physique à la faculté des sciences. Mais les expositions répétées aux rayonnements du radium lors de ses recherches ont finalement eu raison de sa santé. Marie Curie, seule femme à avoir été deux fois nobélisée, laisse à la France l'une des découvertes les plus marquantes du XXe siècle.
Ses citations
«Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre.»
[ Marie Curie ]
«On ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire.»
[ Marie Curie ]
J'ai nommé "marie Curie".
Biographie de Marie Curie
Marie Sklodowska, épouse Curie, est précurseur dans bien des domaines. Ses recherches, influencées par la découverte de la radioactivité en 1896 par Henri Becquerel, portent sur l'étude des rayons uraniques. Son mari, Pierre Curie, lui-même chimiste, se joint alors à elle pour étudier les rayonnements des corps radioactifs et ils découvrent le radium et le polonium. Elle reçoit, en 1903, le prix Nobel de physique, conjointement avec son époux et Henri Becquerel. En 1911, lui est décerné le Nobel de chimie 'en reconnaissance des services pour l'avancement de la chimie par la découverte de nouveaux éléments : le radium et le polonium, par l'étude de leur nature et de leurs composés'. A la mort de son mari, elle devient la première femme professeur de physique à la faculté des sciences. Mais les expositions répétées aux rayonnements du radium lors de ses recherches ont finalement eu raison de sa santé. Marie Curie, seule femme à avoir été deux fois nobélisée, laisse à la France l'une des découvertes les plus marquantes du XXe siècle.
Ses citations
«Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre.»
[ Marie Curie ]
«On ne fait jamais attention à ce qui a été fait ; on ne voit que ce qui reste à faire.»
[ Marie Curie ]
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- au_gré_du_vent
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 13532
- Remerciements reçus 0
15 Mai 2011 18:22 #75575
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Les grandes figures féminines a travers les siecles
Fadhma N’Summer est une femme Kabyle, héroïne de la résistance à l’occupation de la Haute Kabylie par les armées du Maréchal Randon, au cours des années 1850 à 1857.
Lalla Fadhma N Soumer est originaire du village d’Ouerja.
Née vers 1830, elle est, d’après la tradition orale, d’une grande beauté. De souche maraboutique, sa liberté est restreinte. A cette époque, le bigotisme ambiant ne favorise certainement pas les expressions de la séduction et les enthousiasmes juvéniles.
Très tôt, on veut la marier ... Se présentent à elle plusieurs prétendants. Elle n’en accepte aucun. Prise pour folle ou possédée, on l’enferme dans un réduit, certains disent, une semaine, d’autres plus !
A sa sortie du "placard", Lalla Fadhma N Soumer est métamorphosée, d’aucuns diront trauma !
En fait, Dieu lui a révélé sa foi, son esprit est ailleurs. Sa famille ne se rend pas compte immédiatement du changement intervenu en elle et lui serine : "marie-toi, marie-toi !"
C’est sous la pression familiale que Lalla Fadhma N Soumer épouse son cousin. Comme seule arme de défense, elle décide de ne pas consommer le mariage. Après 30 jours, la belle-famille et le mari, excédés, la ramènent à ses parents. Le village la met en quarantaine ainsi que sa famille.
C’est à cette époque qu’on assiste à une deuxième métamorphose perçue par certains comme une aggravation de son état.
Prise pour folle, on la laisse tranquille. La journée, Lalla Fadhma N Soumer décide d’arpenter la montagne et ne revient qu’au couché du soleil. Elle découvre la "grotte du Macchabée", ainsi nommée par les Français, parce qu’on y a découvert un squelette momifié.
Après quelques temps, Lalla Fadhma N Soumer étonne tout le monde en annonçant sa décision de rejoindre son frère (marabout) exerçant ses talents de cheikh au village de Soumer. Son frère accepte sa présence et elle reste dans son ombre, tout en se mettant à étudier le Coran et l’astrologie ...
L’ayant acceptée, les habitants du village s’habituent à ses "excentricités", lui vouant même un certain respect. Ils apprécient son intelligence et remarquent le talent, équivalent à celui de son frère, en ce qui concerne les prédictions, la résolution des litiges et la capacité d’attirer de favorables augures.
Mais la nuit, elle rêve, elle hallucine ...
Un jour, Lalla Fadhma N Soumer se confie à son frère et, peu de temps après, elle convoque les villageois sur l’agora et leur annonce : "chaque nuit, je vois des hordes farouches qui viennent nous exterminer et nous asservir. Nous devons nous préparer à la guerre !" Prenant ses dires très au sérieux, des émissaires parcourent alors toute la Kabylie pour mobiliser les hommes contre l’envahisseur français qui s’annonce.
On dit que c’est un jour de 1852 que Lalla Fadhma N Soumer a reçu cette révélation.
Lalla Fatma N’SOUMER, héroïne du Djurdjura, est née dans un village proche de Ain El Hammam en 1830, quand a commencé l’occupation française. Son vrai nom est Fatma Sid Ahmed. Le surnom "N’Soumer" lui a été donné pour sa piété et sa force et aussi parce qu’elle a vécu dans le village de Soumer.
Le père de Fatma était le chef d’une école coranique qui était liée avec la Zawyia Rahmaniya de Sidi Mohamed Ibn Abderrahmane Abu Qabrein. Très jeune, Fatma a mémorisé le Coran, simplement en écoutant les disciples de son père psalmodier les différentes sourates. Elle a été décrite comme très douée et possédant une mémoire stupéfiante.
A la mort de son père, Lalla Fadhma N Soumer a dirigé l’école coranique avec son frère Si Mohand Tayeb. Elle s’occupait principalement des enfants et des pauvres. En plus de sa piété, sa sagesse et son intelligence remarquable, elle acquit une excellente réputation à travers les régions de Kabylie. Fatma avait seulement 16 ans lors de l’occupation de la Kabylie par les soldats français.
La Kabylie fut conquise, non sans violents combats, comme les autres régions. Mais l’insurrection, menée par Lalla Fadhma N Soumer, reste une des plus importante grâce à cette noble et brave combattante. Les Français l’ont surnommée "la Jeanne d’Arc du Djurdjura", une comparaison que la pieuse Fatma n’a pas acceptée. Armée d’une foi infaillible, elle s’est jetée dans les batailles sanglantes pour repousser l’ennemi.
En 1854, à Oued Sebaou, Lalla Fadhma N Soumer, alors âgée de 24 ans, a donné à l’armée française une leçon de détermination et de courage, bien que celle-ci soit largement supérieur en nombre et matériel) Pendant cette fameuse bataille, menée par Mohamed El Amdjed Ibn Abdelmalek (surnommé Boubaghla), qui n’avait su enlever aux troupes françaises leur avantage, Fatma, à la tête d’une armée de femmes et d’hommes, a vaincu et mené son peuple à la victoire, victoire louangée à travers toute la Kabylie. Des mosquées, zawiyas et écoles coraniques s’élevait de retentissants chants pieux en l’honneur de héroïne du Djurdjura.
Le Général Randon, qui n’accepte pas cette défaite, demande aux habitants d’Azazga de l’aider à trouver la cachette de Fatma N’Soumer "pour en finir avec sa légende et ses méfaits". La réponse faite à son émissaire fut : "Allez près de celui qui vous envoie et dites lui que nos oreilles n’entendent pas ce langage qui nous demande de trahir". A cette réponse, le Général Randon dit : "Puisqu’ils sont restés sourds à nos appels, je vais leur faire entendre le son des cannons".
Fatma N’Soumer ne se rendit pas. Et même, après la prise d’Azazga par Randon et les féroces répressions de ses troupes, elle mobilise la population et livre plusieurs batailles. Elle appelle le peuple à "frapper pour l’Islam, la Patrie et la Liberté. Ce sont nos constantes et elles sont sacrées. Elles ne peuvent être l’objet de concessions ou de marchandages." Sa forte personnalité a eu une grande influence à travers toute la Kabylie, montrant le chemin par le sacrifice et la détermination de la population durant les batailles, spécialement celles d’Icherridene et Tachkrit, où les troupes ennemies subirent de graves défaites. Lors de la dernière victoire kabyle, le 18 juillet 1854, les pertes pour l’ennemi furent lourdes : 800 morts dont 56 officiers et 371 blessés.
Finalement, Randon demande un cesser le feu, accepté par Fatma N’Soumer, une décision stratégique militaire et politique. Elle planifie d’utiliser cette période de cesser le feu pour réorganiser et renforcer ses troupes. Les champs sont labourés et semés, des fabriques d’armes émergent à travers tout le pays. Cependant ce cesser le feu, comme tous les précédents, n’est pas respecté par les Français. Après trois ans, en 1857, les Français ayant aussi réorganisé leur armée, lancent des attaques contre plusieurs grandes villes qu’ils gagnent.
Fatma N’Soumer, après avoir appelé ses guerriers à la liberté, appelle la population pour un ultime effort. Ce fut la façon d’occuper trois positions stratégiquement importantes. Entourée des femmes de la région, Lalla Fadhma N Soumer dirige l’attaque, Cependant, la bataille fut perdue ...
Cette même année, Fatma est arrêtée et emprisonnée dans les Issers, ensuite à Tablat. Les soldats français dépensent sa fortune, mise à la disposition de la zawiya des disciples de son frère. Sa riche bibliothèque, contenant une mine de travaux scientifiques et religieux, fut complètement détruite.
Lalla Fatma N’Soumer meurt en 1863. L’épreuve de son incarcération, la frustration de n’avoir pu mener son peuple à la victoire et les insultes que celui-ci subit, la submerge, l’affecte et sa santé se détériore. Elle avait seulement 33 ans ...
Lalla Fadhma N Soumer est originaire du village d’Ouerja.
Née vers 1830, elle est, d’après la tradition orale, d’une grande beauté. De souche maraboutique, sa liberté est restreinte. A cette époque, le bigotisme ambiant ne favorise certainement pas les expressions de la séduction et les enthousiasmes juvéniles.
Très tôt, on veut la marier ... Se présentent à elle plusieurs prétendants. Elle n’en accepte aucun. Prise pour folle ou possédée, on l’enferme dans un réduit, certains disent, une semaine, d’autres plus !
A sa sortie du "placard", Lalla Fadhma N Soumer est métamorphosée, d’aucuns diront trauma !
En fait, Dieu lui a révélé sa foi, son esprit est ailleurs. Sa famille ne se rend pas compte immédiatement du changement intervenu en elle et lui serine : "marie-toi, marie-toi !"
C’est sous la pression familiale que Lalla Fadhma N Soumer épouse son cousin. Comme seule arme de défense, elle décide de ne pas consommer le mariage. Après 30 jours, la belle-famille et le mari, excédés, la ramènent à ses parents. Le village la met en quarantaine ainsi que sa famille.
C’est à cette époque qu’on assiste à une deuxième métamorphose perçue par certains comme une aggravation de son état.
Prise pour folle, on la laisse tranquille. La journée, Lalla Fadhma N Soumer décide d’arpenter la montagne et ne revient qu’au couché du soleil. Elle découvre la "grotte du Macchabée", ainsi nommée par les Français, parce qu’on y a découvert un squelette momifié.
Après quelques temps, Lalla Fadhma N Soumer étonne tout le monde en annonçant sa décision de rejoindre son frère (marabout) exerçant ses talents de cheikh au village de Soumer. Son frère accepte sa présence et elle reste dans son ombre, tout en se mettant à étudier le Coran et l’astrologie ...
L’ayant acceptée, les habitants du village s’habituent à ses "excentricités", lui vouant même un certain respect. Ils apprécient son intelligence et remarquent le talent, équivalent à celui de son frère, en ce qui concerne les prédictions, la résolution des litiges et la capacité d’attirer de favorables augures.
Mais la nuit, elle rêve, elle hallucine ...
Un jour, Lalla Fadhma N Soumer se confie à son frère et, peu de temps après, elle convoque les villageois sur l’agora et leur annonce : "chaque nuit, je vois des hordes farouches qui viennent nous exterminer et nous asservir. Nous devons nous préparer à la guerre !" Prenant ses dires très au sérieux, des émissaires parcourent alors toute la Kabylie pour mobiliser les hommes contre l’envahisseur français qui s’annonce.
On dit que c’est un jour de 1852 que Lalla Fadhma N Soumer a reçu cette révélation.
Lalla Fatma N’SOUMER, héroïne du Djurdjura, est née dans un village proche de Ain El Hammam en 1830, quand a commencé l’occupation française. Son vrai nom est Fatma Sid Ahmed. Le surnom "N’Soumer" lui a été donné pour sa piété et sa force et aussi parce qu’elle a vécu dans le village de Soumer.
Le père de Fatma était le chef d’une école coranique qui était liée avec la Zawyia Rahmaniya de Sidi Mohamed Ibn Abderrahmane Abu Qabrein. Très jeune, Fatma a mémorisé le Coran, simplement en écoutant les disciples de son père psalmodier les différentes sourates. Elle a été décrite comme très douée et possédant une mémoire stupéfiante.
A la mort de son père, Lalla Fadhma N Soumer a dirigé l’école coranique avec son frère Si Mohand Tayeb. Elle s’occupait principalement des enfants et des pauvres. En plus de sa piété, sa sagesse et son intelligence remarquable, elle acquit une excellente réputation à travers les régions de Kabylie. Fatma avait seulement 16 ans lors de l’occupation de la Kabylie par les soldats français.
La Kabylie fut conquise, non sans violents combats, comme les autres régions. Mais l’insurrection, menée par Lalla Fadhma N Soumer, reste une des plus importante grâce à cette noble et brave combattante. Les Français l’ont surnommée "la Jeanne d’Arc du Djurdjura", une comparaison que la pieuse Fatma n’a pas acceptée. Armée d’une foi infaillible, elle s’est jetée dans les batailles sanglantes pour repousser l’ennemi.
En 1854, à Oued Sebaou, Lalla Fadhma N Soumer, alors âgée de 24 ans, a donné à l’armée française une leçon de détermination et de courage, bien que celle-ci soit largement supérieur en nombre et matériel) Pendant cette fameuse bataille, menée par Mohamed El Amdjed Ibn Abdelmalek (surnommé Boubaghla), qui n’avait su enlever aux troupes françaises leur avantage, Fatma, à la tête d’une armée de femmes et d’hommes, a vaincu et mené son peuple à la victoire, victoire louangée à travers toute la Kabylie. Des mosquées, zawiyas et écoles coraniques s’élevait de retentissants chants pieux en l’honneur de héroïne du Djurdjura.
Le Général Randon, qui n’accepte pas cette défaite, demande aux habitants d’Azazga de l’aider à trouver la cachette de Fatma N’Soumer "pour en finir avec sa légende et ses méfaits". La réponse faite à son émissaire fut : "Allez près de celui qui vous envoie et dites lui que nos oreilles n’entendent pas ce langage qui nous demande de trahir". A cette réponse, le Général Randon dit : "Puisqu’ils sont restés sourds à nos appels, je vais leur faire entendre le son des cannons".
Fatma N’Soumer ne se rendit pas. Et même, après la prise d’Azazga par Randon et les féroces répressions de ses troupes, elle mobilise la population et livre plusieurs batailles. Elle appelle le peuple à "frapper pour l’Islam, la Patrie et la Liberté. Ce sont nos constantes et elles sont sacrées. Elles ne peuvent être l’objet de concessions ou de marchandages." Sa forte personnalité a eu une grande influence à travers toute la Kabylie, montrant le chemin par le sacrifice et la détermination de la population durant les batailles, spécialement celles d’Icherridene et Tachkrit, où les troupes ennemies subirent de graves défaites. Lors de la dernière victoire kabyle, le 18 juillet 1854, les pertes pour l’ennemi furent lourdes : 800 morts dont 56 officiers et 371 blessés.
Finalement, Randon demande un cesser le feu, accepté par Fatma N’Soumer, une décision stratégique militaire et politique. Elle planifie d’utiliser cette période de cesser le feu pour réorganiser et renforcer ses troupes. Les champs sont labourés et semés, des fabriques d’armes émergent à travers tout le pays. Cependant ce cesser le feu, comme tous les précédents, n’est pas respecté par les Français. Après trois ans, en 1857, les Français ayant aussi réorganisé leur armée, lancent des attaques contre plusieurs grandes villes qu’ils gagnent.
Fatma N’Soumer, après avoir appelé ses guerriers à la liberté, appelle la population pour un ultime effort. Ce fut la façon d’occuper trois positions stratégiquement importantes. Entourée des femmes de la région, Lalla Fadhma N Soumer dirige l’attaque, Cependant, la bataille fut perdue ...
Cette même année, Fatma est arrêtée et emprisonnée dans les Issers, ensuite à Tablat. Les soldats français dépensent sa fortune, mise à la disposition de la zawiya des disciples de son frère. Sa riche bibliothèque, contenant une mine de travaux scientifiques et religieux, fut complètement détruite.
Lalla Fatma N’Soumer meurt en 1863. L’épreuve de son incarcération, la frustration de n’avoir pu mener son peuple à la victoire et les insultes que celui-ci subit, la submerge, l’affecte et sa santé se détériore. Elle avait seulement 33 ans ...
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- djazaire62
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 750
- Remerciements reçus 0
16 Mai 2011 15:22 #75576
par djazaire62
Réponse de djazaire62 sur le sujet Les grandes figures féminines a travers les siecles
et HLIMA l'épouse de chadli elle aussi était une grande dame .
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
Temps de génération de la page : 0.337 secondes












