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L'armée égyptienne prend le parti du peuple
- Jalal
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L'armée égyptienne s'est rangée lundi soir du côté du peuple en annonçant officiellement qu'elle ne tirerait pas sur les manifestants, dont elle juge les revendications «légitimes», à la veille d'une «marche d'un million» de personnes attendues aujourd'hui au Caire et à Alexandrie. «La liberté d'expression de forme pacifique est garantie pour tous», affirme un communiqué officiel de l'état-major adressé en début de soirée au «grand peuple d'Égypte». Cette déclaration pourrait constituer un tournant dans les efforts du président Hosni Moubarak pour se maintenir au pouvoir, face à une contestation qui dure désormais depuis plus d'une semaine.
Le remaniement du gouvernement opéré par le président Moubarak n'a pas calmé la colère des Égyptiens, appelés à observer une grève générale mardi et à manifester massivement. L'opposition compte sur la présence d'un million de personnes dans les rues du Caire et d'Alexandrie, bien que le trafic ferroviaire ait été suspendu. La mobilisation s'effectue grâce au bouche-à-oreille, Internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé. Les Frères musulmans, principale force d'opposition, prônent la poursuite du mouvement de contestation «jusqu'à la chute de tout le régime» de Hosni Moubarak.
Lundi, des dizaines de milliers de manifestants se sont de nouveau rassemblés sur la place Tahrir, épicentre de la révolte au Caire, en scandant «Moubarak dehors !» Certains y ont passé la nuit malgré le couvre-feu en vigueur. Autour de la place, cernée par des chars, les militaires contrôlaient les identités des manifestants sans toutefois empêcher leur accès.
«Dialogue immédiat»
Dans la soirée lundi, le nouveau vice-président, Omar Souleimane, a annoncé lors d'une brève allocution télévisée avoir été chargé par Hosni Moubarak d'ouvrir un dialogue immédiat avec l'opposition «autour de toutes les questions liées à la réforme constitutionnelle et législative», une des exigences des manifestants.
Mais pour le moment, les changements restent très timides. La plupart des anciens ministres ont été reconduits. Seule exception notable, le ministre de l'Intérieur, Habib al-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ, a été remplacé par un général, Mahmoud Wagdi. Les hommes d'affaires proches du fils du raïs, le très ambitieux Gamal Moubarak, sont également absents d'un gouvernement où ils étaient autrefois en force.
L'appel à une «transition ordonnée» lancé dimanche par l'Administration Obama a été relayé lundi par l'Union européenne. En Israël, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a agité le spectre d'un régime à l'iranienne en Égypte dans le cas où «un mouvement islamiste organisé prendrait le contrôle de l'État» à la faveur du «chaos».
Alors que le pays reste en partie paralysé, certaines entreprises étrangères ont suspendu leurs activités. Les banques et la Bourse sont restées fermées. Les tensions nourrissent des craintes de perturbations du trafic sur le canal de Suez.
(Avec Afp, reuters)
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- kader95
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Jalal;73658 écrit: L'état-major exclut tout recours à la force contre les manifestants, appelés à une marche géante mardi. Le vice-président propose un dialogue avec l'opposition.
L'armée égyptienne s'est rangée lundi soir du côté du peuple en annonçant officiellement qu'elle ne tirerait pas sur les manifestants, dont elle juge les revendications «légitimes», à la veille d'une «marche d'un million» de personnes attendues aujourd'hui au Caire et à Alexandrie. «La liberté d'expression de forme pacifique est garantie pour tous», affirme un communiqué officiel de l'état-major adressé en début de soirée au «grand peuple d'Égypte». Cette déclaration pourrait constituer un tournant dans les efforts du président Hosni Moubarak pour se maintenir au pouvoir, face à une contestation qui dure désormais depuis plus d'une semaine.
Le remaniement du gouvernement opéré par le président Moubarak n'a pas calmé la colère des Égyptiens, appelés à observer une grève générale mardi et à manifester massivement. L'opposition compte sur la présence d'un million de personnes dans les rues du Caire et d'Alexandrie, bien que le trafic ferroviaire ait été suspendu. La mobilisation s'effectue grâce au bouche-à-oreille, Internet restant bloqué et le service de messagerie mobile perturbé. Les Frères musulmans, principale force d'opposition, prônent la poursuite du mouvement de contestation «jusqu'à la chute de tout le régime» de Hosni Moubarak.
Lundi, des dizaines de milliers de manifestants se sont de nouveau rassemblés sur la place Tahrir, épicentre de la révolte au Caire, en scandant «Moubarak dehors !» Certains y ont passé la nuit malgré le couvre-feu en vigueur. Autour de la place, cernée par des chars, les militaires contrôlaient les identités des manifestants sans toutefois empêcher leur accès.
«Dialogue immédiat»
Dans la soirée lundi, le nouveau vice-président, Omar Souleimane, a annoncé lors d'une brève allocution télévisée avoir été chargé par Hosni Moubarak d'ouvrir un dialogue immédiat avec l'opposition «autour de toutes les questions liées à la réforme constitutionnelle et législative», une des exigences des manifestants.
Mais pour le moment, les changements restent très timides. La plupart des anciens ministres ont été reconduits. Seule exception notable, le ministre de l'Intérieur, Habib al-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ, a été remplacé par un général, Mahmoud Wagdi. Les hommes d'affaires proches du fils du raïs, le très ambitieux Gamal Moubarak, sont également absents d'un gouvernement où ils étaient autrefois en force.
L'appel à une «transition ordonnée» lancé dimanche par l'Administration Obama a été relayé lundi par l'Union européenne. En Israël, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a agité le spectre d'un régime à l'iranienne en Égypte dans le cas où «un mouvement islamiste organisé prendrait le contrôle de l'État» à la faveur du «chaos».
Alors que le pays reste en partie paralysé, certaines entreprises étrangères ont suspendu leurs activités. Les banques et la Bourse sont restées fermées. Les tensions nourrissent des craintes de perturbations du trafic sur le canal de Suez.
(Avec Afp, reuters)
Il faut comprendre une chose, l'armée égyptienne ne se range pas du côté du peuple en se retournant contre Moubarak & Co? Le croire c'est faire une énorme à remplacer par et surtout c'est bien mal connaitre l'enjeu géopolitique pour ce pays et pour l'avenir de la région, la chute de Moubarak sera dure seulement pour Israël, les USA ont déjà fait le choix du futur président égyptien rien que pour leurs propres intérêts. Comme pour Ben Ali, la contestation de la rue égyptienne existe bien avant décembre 2010, car il ne faut pas oublier que Moubarak désirais mettre son fils au pouvoir comme une succession à un trône. Le plus important, tous les présidents égyptiens de puis Nacer à Moubarak sorte de l'armée et le fils Moubarak et un homme d'affaire qui ne l'oublions pas à la double nationalité égyptienne et britannique ce qui déplait aux militaires.
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kader95;73664 écrit: Il faut comprendre une chose, l'armée égyptienne ne se range pas du côté du peuple en se retournant contre Moubarak & Co? Le croire c'est faire une énorme à remplacer par et surtout c'est bien mal connaitre l'enjeu géopolitique pour ce pays et pour l'avenir de la région, la chute de Moubarak sera dure seulement pour Israël, les USA ont déjà fait le choix du futur président égyptien rien que pour leurs propres intérêts. Comme pour Ben Ali, la contestation de la rue égyptienne existe bien avant décembre 2010, car il ne faut pas oublier que Moubarak désirais mettre son fils au pouvoir comme une succession à un trône. Le plus important, tous les présidents égyptiens de puis Nacer à Moubarak sorte de l'armée et le fils Moubarak et un homme d'affaire qui ne l'oublions pas à la double nationalité égyptienne et britannique ce qui déplait aux militaires.
L'armée est constituée en majorité par des troupes qui sont des fils du peuple. Les manifestants exigent le départ du régime, si j'ai bien compris, et pas seulement Moubarak. Feu le colonel Gamal Abdennasser était un militaire, mais antisioniste. Il était, malheureusement aussi, un dictateur.
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