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Alliot Marie: l'expertise en ratonade?
- l.hakik
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19 Jan 2011 11:06 #68193
par l.hakik
Alliot Marie: l'expertise en ratonade? a été créé par l.hakik
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le phenix
post non vérifié par la rédaction
17 octobre 1961...Un massacre "manifestants pacifiques algériens jetés dans la Seine, pieds et mains liés"
18/10/2009 à 13h41 | 2956 vues | 7 réactions
C'est au Pont St Michel que "des manifestants arrêtés avaient été jetés dans la Seine par les policiers", explique le communiqué de la LDH qui demande à cette occasion "la vérité sur le 17 octobre 1961".
Ce jour là les forces de l'ordre, sous les ordres de Maurice Papon alors préfet de Paris,
répriment sauvagement la manifestation des Algériens pro-indépendantistes de la région parisienne venus défiler dans la capitale.
Le bilan officiel ne fera état que de deux morts, alors que plusieurs dizaines, voire centaines, de disparitions restent encore inexpliquées.
17 octobre 1961, le FLN (Front de libération nationale) algérien avait organisé une manifestation pacifique
17 Octobre 1961
Retour sur les événements meurtriers du 17 octobre 1961 contre la communauté Algérienne en France.
L'état français continue toujours à refuser toute enquête sur ce crime et interdit l'acces aux archives qui, d'après certains dires, ne seront disponibles qu'a partir de 2021!
Entre temps....
nous n'oublierons pas,
n'oublions jamais
jusqu'a ce que justice soit rendue.
La France doit reconnaître
le crime d’Etat du 17 octobre 1961
Interview de l’historien et militant des droits de l’Homme Gilles Manceron
"La France doit reconnaitre le crime d'Etat du 17 octobre 1961"
La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) tient samedi un rassemblement, aux côtés de plusieurs associations, à Paris (17h), place Saint-Michel, pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961 commis par la police française contre des Algériens, à Paris.
Loin de la reconnaissance attendue,
la LDH craint une réhabilitation du passé colonial français.
Notamment à travers la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, la réhabilitation de l’OAS et les restrictions faites aux historiens
sur l’accès à certaines archives de la colonisation.
à laquelle 30.000 personnes participèrent pour protester contre le couvre-feu imposé aux Français musulmans d'Algérie.
*
* La répression sera violente,
*
* les forces de l'ordre parisiennes ouvrant le feu sur des manifestants sans armes.
* Plus de 10.000 Algériens seront arrêtés, des dizaines d'autres étant portés disparus ou encore expulsés.
* Dans les jours suivants, on verra la Seine charrier des cadavres.
La préfecture de police n'a recensé officiellement que deux morts au lendemain de la manifestation.
Le bilan définitif exact n'a pas été établi, mais il serait compris entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines, selon les estimations.
L'historien Jean-Luc Einaudi, auteur de "Octobre 1961, un massacre à Paris" (2001) estime qu'il y a eu au moins 200 morts lors des journées des 17 et 18 octobre et plusieurs centaines durant les mois de septembre et d'octobre.
AP
Réalisation Alain Tasma
Scénario Patrick Rotman, Alain Tasma, François-Olivier Rousseau
Image Roger Dorieux > Montage Marie-Sophie Dubus > Musique Cyril Morin > Décor Emile Ghigo > Interprétation Clotilde Courau, Thierry Fortineau, Jean*Michel Portal, Ouassini Embarek, Atmen Kélif, Florence Thomassin, Vahina Giocante, Philippe Bas, Lyèce Boukhitine, Aurélien Recoing, Jalil Naciri, Serge Riaboukine, Marie Denarnaud, Frank Berjot, Abdelhafid Metalsi, Jean-Michel Fête > Source Bac Films
Le 17 octobre 1961, 30 000 Algériens gagnent le centre de Paris pour une manifestation pacifique, à l'appel du FLN. Dans la soirée, des mil*liers de personnes sont arrêtées.
Dans les jours qui suivent, on repêche des cadavres dans la Seine.
Le film croise les destins de personnages qui ont, chacun, une vue partiale et partielle de la situation : Sabine, journaliste ; Nathalie, porteuse de valises ; Martin, jeune flic sans enga*gement politique ; Tierce, policier syndicaliste ; Tarek, ouvrier de nuit non militant ; son neveu, Abde, qui suit des cours du soir ; Ali Saïd, cadre du FLN ; Maurice, coordonnateur de la Fédération de France du FLN.
A ces personnages s'ajoute une figure historique : le préfet Papon. A partir de la juxtaposition et de la confrontation de ces points de vue, le spectateur reconstitue le puzzle des événements, épouse tour à tour les "vérités changeantes" de chacun.
En ce sens le massacre du 17 octobre 1961 est une illustration paradagmatique de l'effet dévastateur d'une banalisation des crimes contre l'humanité en Algérie sur la politique menée en France dans le cadre de ce que l'on dénommait par euphémisme les "évènements d'Algérie".
Gare au retour de la barbarie coloniale et néocoloniale si elle demeure impensée, banalisée ou glorifiée même de façon implicite.
Leïla Sebbar.
"La Seine était rouge"
Paris Octobre 1961, Thierry Magnier, 1999, 2003.
Mildred Mortimer (Trad. and Introd.), The Seine was red, Paris, October 1961,
Indiana University Press, 2008.
Sa mère ne lui a rien dit, ni la mère de sa mère.
Elles se voient souvent, la mère et la fille, elles bavardent en français, en arabe, Arnel ne comprend pas tout. Elle les entend de sa chambre. Si elle demandait ce qu'elles se disent dans l'autre langue, "la langue du pays" dit Lalla, sa grand-mère lui répondrait, comme chaque fois :
"Des secrets, ma fille, des secrets, ce que tu ne dois pas savoir, ce qui doit être caché, ce que tu apprendras, un jour, quand il faudra. Ce jour viendra, ne t'inquiète pas, ce jour viendra et il ne sera pas bienheureux pour toi..." Et elle, Amel, obstinée :
"Pourquoi un jour de malheur? Pourquoi la vérité c'est le malheur? Dis-moi Lalla, dis-moi... quand je saurai? Vous parlez en arabe maman et toi, pour que je reste une petite fille qui ne sait pas la langue du pays, la langue de sa mère et de son père? Si tu parles en grec, en grec ancien, naturellement, je saurai tout...
le phenix
post non vérifié par la rédaction
17 octobre 1961...Un massacre "manifestants pacifiques algériens jetés dans la Seine, pieds et mains liés"
18/10/2009 à 13h41 | 2956 vues | 7 réactions
C'est au Pont St Michel que "des manifestants arrêtés avaient été jetés dans la Seine par les policiers", explique le communiqué de la LDH qui demande à cette occasion "la vérité sur le 17 octobre 1961".
Ce jour là les forces de l'ordre, sous les ordres de Maurice Papon alors préfet de Paris,
répriment sauvagement la manifestation des Algériens pro-indépendantistes de la région parisienne venus défiler dans la capitale.
Le bilan officiel ne fera état que de deux morts, alors que plusieurs dizaines, voire centaines, de disparitions restent encore inexpliquées.
17 octobre 1961, le FLN (Front de libération nationale) algérien avait organisé une manifestation pacifique
17 Octobre 1961
Retour sur les événements meurtriers du 17 octobre 1961 contre la communauté Algérienne en France.
L'état français continue toujours à refuser toute enquête sur ce crime et interdit l'acces aux archives qui, d'après certains dires, ne seront disponibles qu'a partir de 2021!
Entre temps....
nous n'oublierons pas,
n'oublions jamais
jusqu'a ce que justice soit rendue.
La France doit reconnaître
le crime d’Etat du 17 octobre 1961
Interview de l’historien et militant des droits de l’Homme Gilles Manceron
"La France doit reconnaitre le crime d'Etat du 17 octobre 1961"
La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) tient samedi un rassemblement, aux côtés de plusieurs associations, à Paris (17h), place Saint-Michel, pour commémorer le massacre du 17 octobre 1961 commis par la police française contre des Algériens, à Paris.
Loin de la reconnaissance attendue,
la LDH craint une réhabilitation du passé colonial français.
Notamment à travers la création de la Fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie, la réhabilitation de l’OAS et les restrictions faites aux historiens
sur l’accès à certaines archives de la colonisation.
à laquelle 30.000 personnes participèrent pour protester contre le couvre-feu imposé aux Français musulmans d'Algérie.
*
* La répression sera violente,
*
* les forces de l'ordre parisiennes ouvrant le feu sur des manifestants sans armes.
* Plus de 10.000 Algériens seront arrêtés, des dizaines d'autres étant portés disparus ou encore expulsés.
* Dans les jours suivants, on verra la Seine charrier des cadavres.
La préfecture de police n'a recensé officiellement que deux morts au lendemain de la manifestation.
Le bilan définitif exact n'a pas été établi, mais il serait compris entre plusieurs dizaines et plusieurs centaines, selon les estimations.
L'historien Jean-Luc Einaudi, auteur de "Octobre 1961, un massacre à Paris" (2001) estime qu'il y a eu au moins 200 morts lors des journées des 17 et 18 octobre et plusieurs centaines durant les mois de septembre et d'octobre.
AP
Réalisation Alain Tasma
Scénario Patrick Rotman, Alain Tasma, François-Olivier Rousseau
Image Roger Dorieux > Montage Marie-Sophie Dubus > Musique Cyril Morin > Décor Emile Ghigo > Interprétation Clotilde Courau, Thierry Fortineau, Jean*Michel Portal, Ouassini Embarek, Atmen Kélif, Florence Thomassin, Vahina Giocante, Philippe Bas, Lyèce Boukhitine, Aurélien Recoing, Jalil Naciri, Serge Riaboukine, Marie Denarnaud, Frank Berjot, Abdelhafid Metalsi, Jean-Michel Fête > Source Bac Films
Le 17 octobre 1961, 30 000 Algériens gagnent le centre de Paris pour une manifestation pacifique, à l'appel du FLN. Dans la soirée, des mil*liers de personnes sont arrêtées.
Dans les jours qui suivent, on repêche des cadavres dans la Seine.
Le film croise les destins de personnages qui ont, chacun, une vue partiale et partielle de la situation : Sabine, journaliste ; Nathalie, porteuse de valises ; Martin, jeune flic sans enga*gement politique ; Tierce, policier syndicaliste ; Tarek, ouvrier de nuit non militant ; son neveu, Abde, qui suit des cours du soir ; Ali Saïd, cadre du FLN ; Maurice, coordonnateur de la Fédération de France du FLN.
A ces personnages s'ajoute une figure historique : le préfet Papon. A partir de la juxtaposition et de la confrontation de ces points de vue, le spectateur reconstitue le puzzle des événements, épouse tour à tour les "vérités changeantes" de chacun.
En ce sens le massacre du 17 octobre 1961 est une illustration paradagmatique de l'effet dévastateur d'une banalisation des crimes contre l'humanité en Algérie sur la politique menée en France dans le cadre de ce que l'on dénommait par euphémisme les "évènements d'Algérie".
Gare au retour de la barbarie coloniale et néocoloniale si elle demeure impensée, banalisée ou glorifiée même de façon implicite.
Leïla Sebbar.
"La Seine était rouge"
Paris Octobre 1961, Thierry Magnier, 1999, 2003.
Mildred Mortimer (Trad. and Introd.), The Seine was red, Paris, October 1961,
Indiana University Press, 2008.
Sa mère ne lui a rien dit, ni la mère de sa mère.
Elles se voient souvent, la mère et la fille, elles bavardent en français, en arabe, Arnel ne comprend pas tout. Elle les entend de sa chambre. Si elle demandait ce qu'elles se disent dans l'autre langue, "la langue du pays" dit Lalla, sa grand-mère lui répondrait, comme chaque fois :
"Des secrets, ma fille, des secrets, ce que tu ne dois pas savoir, ce qui doit être caché, ce que tu apprendras, un jour, quand il faudra. Ce jour viendra, ne t'inquiète pas, ce jour viendra et il ne sera pas bienheureux pour toi..." Et elle, Amel, obstinée :
"Pourquoi un jour de malheur? Pourquoi la vérité c'est le malheur? Dis-moi Lalla, dis-moi... quand je saurai? Vous parlez en arabe maman et toi, pour que je reste une petite fille qui ne sait pas la langue du pays, la langue de sa mère et de son père? Si tu parles en grec, en grec ancien, naturellement, je saurai tout...
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