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Bouteflika perd son ami Ben Ali
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15 Jan 2011 14:34 #68023
par Jalal
Bouteflika perd son ami Ben Ali a été créé par Jalal
Le régime autoritaire tunisien est tombé. Poussé par des milliers, voire des millions de manifestants qui réclamaient sa tête, Ben Ali a fini par céder.
Pour une fois, le maître de Carthage, qui traitait ses compatriotes comme s’ils étaient des sujets corvéables à merci, affiche profil bas et quitte son pays en cachette, à l’abri des regards. Triste fin pour un homme qui se faisait «élire» par des scores brejnéviens à faire pâlir d’envie les dictateurs africains.
Son bras armé, qui a tué plus de 60 Tunisiens, n’a pas réussi à lui acheter la paix et lui obtenir un sursis. Pas plus que le sacrifice de son ministre de l’Intérieur, puis de tout son gouvernement. Le palais de Carthage, symbole de l’oligarchie à la tunisienne, s’est lézardé et son occupant depuis 23 ans est poussé à la porte de sortie. Sans gloire.
Et c’est toute l’image surfaite d’une «république stable», qui se trouve froissée à la face du monde. Une image qui vaut à la Tunisie de Ben Ali d’être citée en «modèle». Le président Bouteflika est d’ailleurs un fan de la gouvernance façon Ben Ali ; c’est-à-dire une population casernée obéissant au doigt et à l’œil au chef avec ou sans galons.
Abdelaziz Bouteflika, qui est à peu près de la même extraction idéologique – libéralisme économique doublé d’une glaciation politique – devrait être choqué par ce qui se passe chez son ami Ben Ali. Il devrait mesurer le fossé qui sépare le peuple de ce pays faussement heureux qu’il chérisse à la caste qui le gouverne. Et par ricochet, il devrait prendre conscience de son propre échec après plus d’une décennie de règne. Si le régime de Ben Ali que Bouteflika affectionne tant – mais qu’il n’a pas encore réussi à calquer en Algérie – subit un tel rejet populaire, Bouteflika devra alors tirer les conclusions. Tout comme son ami Ben Ali.
Ben Ali et Bouteflika : même combat…
Curieusement, le «modèle» vient de changer de visage au grand bonheur de nos voisins de l’Est. Les Tunisiens, qu’on a coutume de présenter chez nous comme un peuple peureux et obéissant, écrasé sous la botte de Ben Ali, vient de donner une leçon de courage et d’engagement patriotique à tout le monde arabe. Aux Algériens surtout. Quand on voit ces foules immenses organisées et civilisées massées à l’avenue Bourguiba ou devant le ministère de la «terreur», demander à Ben Ali de se «casser», on a la chair de poule. Ironie du sort, le modèle de lutte citoyen nous vient de Tunisie. Mais c’est le bon modèle pas celui de l’asservissement et de l’humiliation populaire, imposé par Ben Ali depuis 1987 et qui charme tant notre président. Ce modèle-là est désormais honni à l’intérieur pour être exportable chez nous. En revanche, la rue, en Tunisie, qui a maintenu héroïquement la pression est en passe d’arracher des acquis démocratiques considérables, voire de déboulonner un régime en putréfaction. En Algérie, le pouvoir et ses relais s’en sortent plutôt à bon compte des dernières émeutes. Comme d’habitude… Quelques poignées de dinars soustraites aux prix de l’huile et du sucre lui ont suffi pour «huiler» à nouveau sa machine répressive et brandir la matraque contre qui voudrait incommoder sa tranquillité.
De la gestion «commerciale» d’un mal-être
Le régime a donné des Algériens une image peu flatteuse de tubes digestifs qui ne se révoltent que pour leur ventre. En clair, Bouteflika et son équipe ont réussi à «acheter» la paix en payant le différentiel des prix. Le message est limpide : ces révoltes n’ont rien de politique. Autrement dit, le régime de Bouteflika n’est aucunement visé par la vague d’émeutes qui a secoué le pays quand bien même la mèche a été allumée par son gouvernement. Au final, Bouteflika et son équipe, aidés il est vrai par une société civile «maison» et des «experts» à la petite semaine, ont réussi l’épreuve. S’agissant des dégâts, les pétrodollars qui auraient pu servir la relance économique, la vraie, iront à la reconstruction de ce qui a été détruit. La boucle est bouclée et «l’Algérie forte et digne» rentre tranquillement dans les rangs sous la conduite éclairée de son excellence…
Tant qu’il y aura l’argent, tout peut être acheté, y compris les consciences…
Mais cette gestion «commerciale» d’un mal-être social, économique, culturel et politique du pays a certainement ses limites.
Un vieux ministre de l’Intérieur, âgé de 78 ans, peut-il, en effet, comprendre les aspirations d’un jeune de 18 ans de la génération facebook et de Twitter qu’il traite de criminel ? Il y a, incontestablement, un problème générationnel dans un pays majoritairement jeune gouverné par une gérontocratie aux allures tribales. La chute à la Ceausescu de Zine El Abidine Ben Ali devrait servir de bonne leçon tunisienne. La volonté des peuples est inébranlable, que ce soit à Sidi Bouzid (Tunisie), à Sidi Rached (Algérie) ou à Sidi Ifni (Maroc). Le Maghreb des peuples commence visiblement à se libérer des carcans autoritaires qui l’enserrent. La Tunisie a déjà entamé son printemps démocratique et proclame haut et fort l’automne de la dictature.
Hassan Moali El Watan.com 15.01.2011
Bouteflika perd son ami Ben Ali - L'événement - El Watan
Pour une fois, le maître de Carthage, qui traitait ses compatriotes comme s’ils étaient des sujets corvéables à merci, affiche profil bas et quitte son pays en cachette, à l’abri des regards. Triste fin pour un homme qui se faisait «élire» par des scores brejnéviens à faire pâlir d’envie les dictateurs africains.
Son bras armé, qui a tué plus de 60 Tunisiens, n’a pas réussi à lui acheter la paix et lui obtenir un sursis. Pas plus que le sacrifice de son ministre de l’Intérieur, puis de tout son gouvernement. Le palais de Carthage, symbole de l’oligarchie à la tunisienne, s’est lézardé et son occupant depuis 23 ans est poussé à la porte de sortie. Sans gloire.
Et c’est toute l’image surfaite d’une «république stable», qui se trouve froissée à la face du monde. Une image qui vaut à la Tunisie de Ben Ali d’être citée en «modèle». Le président Bouteflika est d’ailleurs un fan de la gouvernance façon Ben Ali ; c’est-à-dire une population casernée obéissant au doigt et à l’œil au chef avec ou sans galons.
Abdelaziz Bouteflika, qui est à peu près de la même extraction idéologique – libéralisme économique doublé d’une glaciation politique – devrait être choqué par ce qui se passe chez son ami Ben Ali. Il devrait mesurer le fossé qui sépare le peuple de ce pays faussement heureux qu’il chérisse à la caste qui le gouverne. Et par ricochet, il devrait prendre conscience de son propre échec après plus d’une décennie de règne. Si le régime de Ben Ali que Bouteflika affectionne tant – mais qu’il n’a pas encore réussi à calquer en Algérie – subit un tel rejet populaire, Bouteflika devra alors tirer les conclusions. Tout comme son ami Ben Ali.
Ben Ali et Bouteflika : même combat…
Curieusement, le «modèle» vient de changer de visage au grand bonheur de nos voisins de l’Est. Les Tunisiens, qu’on a coutume de présenter chez nous comme un peuple peureux et obéissant, écrasé sous la botte de Ben Ali, vient de donner une leçon de courage et d’engagement patriotique à tout le monde arabe. Aux Algériens surtout. Quand on voit ces foules immenses organisées et civilisées massées à l’avenue Bourguiba ou devant le ministère de la «terreur», demander à Ben Ali de se «casser», on a la chair de poule. Ironie du sort, le modèle de lutte citoyen nous vient de Tunisie. Mais c’est le bon modèle pas celui de l’asservissement et de l’humiliation populaire, imposé par Ben Ali depuis 1987 et qui charme tant notre président. Ce modèle-là est désormais honni à l’intérieur pour être exportable chez nous. En revanche, la rue, en Tunisie, qui a maintenu héroïquement la pression est en passe d’arracher des acquis démocratiques considérables, voire de déboulonner un régime en putréfaction. En Algérie, le pouvoir et ses relais s’en sortent plutôt à bon compte des dernières émeutes. Comme d’habitude… Quelques poignées de dinars soustraites aux prix de l’huile et du sucre lui ont suffi pour «huiler» à nouveau sa machine répressive et brandir la matraque contre qui voudrait incommoder sa tranquillité.
De la gestion «commerciale» d’un mal-être
Le régime a donné des Algériens une image peu flatteuse de tubes digestifs qui ne se révoltent que pour leur ventre. En clair, Bouteflika et son équipe ont réussi à «acheter» la paix en payant le différentiel des prix. Le message est limpide : ces révoltes n’ont rien de politique. Autrement dit, le régime de Bouteflika n’est aucunement visé par la vague d’émeutes qui a secoué le pays quand bien même la mèche a été allumée par son gouvernement. Au final, Bouteflika et son équipe, aidés il est vrai par une société civile «maison» et des «experts» à la petite semaine, ont réussi l’épreuve. S’agissant des dégâts, les pétrodollars qui auraient pu servir la relance économique, la vraie, iront à la reconstruction de ce qui a été détruit. La boucle est bouclée et «l’Algérie forte et digne» rentre tranquillement dans les rangs sous la conduite éclairée de son excellence…
Tant qu’il y aura l’argent, tout peut être acheté, y compris les consciences…
Mais cette gestion «commerciale» d’un mal-être social, économique, culturel et politique du pays a certainement ses limites.
Un vieux ministre de l’Intérieur, âgé de 78 ans, peut-il, en effet, comprendre les aspirations d’un jeune de 18 ans de la génération facebook et de Twitter qu’il traite de criminel ? Il y a, incontestablement, un problème générationnel dans un pays majoritairement jeune gouverné par une gérontocratie aux allures tribales. La chute à la Ceausescu de Zine El Abidine Ben Ali devrait servir de bonne leçon tunisienne. La volonté des peuples est inébranlable, que ce soit à Sidi Bouzid (Tunisie), à Sidi Rached (Algérie) ou à Sidi Ifni (Maroc). Le Maghreb des peuples commence visiblement à se libérer des carcans autoritaires qui l’enserrent. La Tunisie a déjà entamé son printemps démocratique et proclame haut et fort l’automne de la dictature.
Hassan Moali El Watan.com 15.01.2011
Bouteflika perd son ami Ben Ali - L'événement - El Watan
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- Jalal
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15 Jan 2011 14:38 #68024
par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Bouteflika perd son ami Ben Ali
Perdre un ami c'est vraiment triste mais à la pensée de subir le même sort que lui l'est davantage!
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- Radia
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15 Jan 2011 17:27 #68025
par Radia
Réponse de Radia sur le sujet Bouteflika perd son ami Ben Ali
Salut Jalal,
Je n'ai pas pu tout lire mais Bouteflika n'a pas fait comme lui ! Il est dejà riche bien longtemp.
Et il n'a pas fait comme lui.
Je n'ai pas pu tout lire mais Bouteflika n'a pas fait comme lui ! Il est dejà riche bien longtemp.
Et il n'a pas fait comme lui.
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15 Jan 2011 19:27 #68026
par Jalal
Oui Bouteflika n'est pas comme Ben Ali, mais c'est toujours un système analogue à celui de l'ex-dictateur: un régime qui ne représente que lui-même, car notre peuple est humilié à l'extreme, nos droits les plus élémentaires nous sont refusés comme si nous étions des étrangers dans notre pays. Bouteflika a été désigné pour sauver le système, il représente la bourgeoisie compradore, qui s'enrichit de la rente sans s'occuper du peuple qui se débat dans des problèmes jamais vus auparavent. Cela ne peut continuer ainsi. D'autant plus qu'un peuple que nous avons accusé d'être peureux a fait fuir le dictateur et sa famille et son combat continue.
Je cite un exemple simple : dans ma ville je connais un cas parmi d'autre; A un riche commerçant l'Etat lui attribue plus de 4 logements sociaux, en principe construits et destinés aux démunis; Je connais d'autres citoyens pauvres qui ont déposé leurs dossiers depuis plus de 20 années et qui n'ont obtenu aucune réponse pour un toit.
Si Bouteflika est riche, je ne pense pas qu'il pourra ressentir ce que subissent les pauvres
Réponse de Jalal sur le sujet Bouteflika perd son ami Ben Ali
Radia;73052 écrit: Salut Jalal,
Je n'ai pas pu tout lire mais Bouteflika n'a pas fait comme lui ! Il est dejà riche bien longtemp.
Et il n'a pas fait comme lui.
Oui Bouteflika n'est pas comme Ben Ali, mais c'est toujours un système analogue à celui de l'ex-dictateur: un régime qui ne représente que lui-même, car notre peuple est humilié à l'extreme, nos droits les plus élémentaires nous sont refusés comme si nous étions des étrangers dans notre pays. Bouteflika a été désigné pour sauver le système, il représente la bourgeoisie compradore, qui s'enrichit de la rente sans s'occuper du peuple qui se débat dans des problèmes jamais vus auparavent. Cela ne peut continuer ainsi. D'autant plus qu'un peuple que nous avons accusé d'être peureux a fait fuir le dictateur et sa famille et son combat continue.
Je cite un exemple simple : dans ma ville je connais un cas parmi d'autre; A un riche commerçant l'Etat lui attribue plus de 4 logements sociaux, en principe construits et destinés aux démunis; Je connais d'autres citoyens pauvres qui ont déposé leurs dossiers depuis plus de 20 années et qui n'ont obtenu aucune réponse pour un toit.
Si Bouteflika est riche, je ne pense pas qu'il pourra ressentir ce que subissent les pauvres
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- bel1000
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15 Jan 2011 19:48 #68027
par bel1000
Réponse de bel1000 sur le sujet Bouteflika perd son ami Ben Ali
zina el abidate benali est sortie de chez elle sans attirer l'attention de la foule en portant un hidjab que pendant des années elle voulait interdire en tunisie
meme pas des hommes des qu'ils n'ont plus de garde corps c'est moins que des femmelettes et si bouhef conteste qu'il fasse un tour vers la place de martyrs seul sans garde corps
jamais ete ridjel et vous ne le serez jamais si j'ai un conseil à donner à obama : vends ton caniche et remplace le par bouhef c'est plus rigolo quand il fait le beau ou ramene la pantoufle
meme pas des hommes des qu'ils n'ont plus de garde corps c'est moins que des femmelettes et si bouhef conteste qu'il fasse un tour vers la place de martyrs seul sans garde corps
jamais ete ridjel et vous ne le serez jamais si j'ai un conseil à donner à obama : vends ton caniche et remplace le par bouhef c'est plus rigolo quand il fait le beau ou ramene la pantoufle
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15 Jan 2011 19:59 #68028
par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Bouteflika perd son ami Ben Ali
Restons dans la critique politique, et, n'allons pas dénigrer la personnalité privée de l'individu. Ne tombons pas si bas en touchant à la dignité personnelle de qui que ce soit.
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