L’ex-président Ben Ali, indésirable sur le sol français

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14 Jan 2011 23:46 #68016 par Jalal
France Info - Hier, 22:50

L’avion de l’ex-président tunisien n’a pas pu atterrir ce soir sur le sol français. Paris lui en a refusé l’accès. Pour éviter de mécontenter la communauté tunisienne de l’Hexagone, explique-t-on au gouvernement.
Ben Ali a quitté le pays précipitamment aujourd’hui. L’intérim présidentiel est assuré par son ex-Premier ministre, Mohammed Ghannouchi.

Où se posera-t-il ? Les réserves de kérosène de l’avion présidentiel ne sont pas inépuisables... L’ex-président tunisien n’a pas pu atterrir en France - Paris s’y est formellement opposé. On l’annonçait dans la soirée au Bourget ; des manifestants tunisiens avaient commencé à s’y rassembler.
La France n’a, semble-t-il, pas voulu mécontenter la communauté tunisienne qui vit sur son sol.

Où est-il ? En fin de soirée, un avion civil tunisien s’est posé en Sardaigne pour faire le plein. Impossible de savoir qui était à bord... Les autorités italiennes ont intimé l’ordre à l’appareil de repartir une fois le plein effectué. Avant de confirmer que l’ex-président n’était finalement pas à bord.

Où se posera l’avion de Ben Ali ? Dans un pays du Golfe, selon la télévision Al Djazira. Sa concurrente, Al Arabiya, est plus précise, et parle du Qatar.
Al Djazira précise que sa femme, Leila Trabelsi, est déjà à Dubaï, aux Emirats arabes unis, depuis plusieurs jours.

Avant de partir précipitamment, Ben Ali a signé aujourd’hui le décret, qui donne le pouvoir présidentiel par intérim à son Premier ministre, Mohammed Ghannouchi.
L’homme est intervenu en fin d’après-midi à la télévision tunisienne pour annoncer que Ben Ali était temporairement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions - et pour cause, il était déjà dans l’avion...

Mohammed Ghannouchi a annoncé dans la soirée qu’il allait rencontrer, dès demain, les dirigeants des partis politiques pour former un nouveau gouvernement.

Tout est donc allé très vite. Hier soir, Ben Ali promettait de baisser le prix des produits de première nécessité, de libérer la presse et Internet, et de ne pas se représenter en 2014. Ce midi, il limogeait son gouvernement et décrétait l’état d’urgence.
Tentatives désespérées pour ne pas perdre la face ? Symptômes d’un régime en bout de course ? Après 23 ans passés au plus haut niveau de l’Etat, Ben Ali a dû s’enfuir.

Et cette fuite a pris tout le monde de court. En urgence, une réunion s’est tenue ce soir à l’Elysée. Une réunion où, manifestement, la décision de ne pas accueillir l’ex-président tunisien sur le sol français a été prise. Evidemment, le communiqué officiel n’en pipe mot ; il se borne à “prendre acte de la transition constitutionnelle” en cours dans le pays, et à souhaiter l’apaisement et la fin des violences.
Mais un peu plus tard, on a appris que, de source officielle, la France ne souhaitait pas sa venue...

La capitale, Tunis, est sous couvre-feu depuis 17h. Pour éviter tout débordement. L’envoyé spécial de France Info, Sébastien Laugénie, décrit une situation très tendue - loin de la liesse observée en France... (0'57")

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15 Jan 2011 00:06 #68017 par Jalal
Le gouvernement français ne pouvait pas se démasquer comme ex-allié du tyran en acceptant le bourreau du peuple Tunisien sur son sol!

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