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Le génocide des musulmans du Maghreb
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08 Jan 2011 12:41 #67713
par l.hakik
Le génocide des musulmans du Maghreb a été créé par l.hakik
Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. »
Cette définition a été reprise dans l'article 6[6] du Statut de Rome le 17 juillet 1998, l'acte fondateur de la Cour pénale internationale[7].
Usage familier du mot génocide[modifier]
La racine genos implique que l'on est tué pour ce que l'on est par la naissance. Le terme « génocide » passé dans le vocabulaire courant connaît une acception plus large représentant la gradation ultime dans l'échelle de gravité. Il est donc parfois utilisé pour qualifier des événements qui frappent par leur ampleur et leur horreur, sans considération de leur adéquation aux critères juridiques définissant le crime de génocide.
Dans cette définition plus large, utilisée par les médias et des historiens, un génocide est la volonté d'exterminer la totalité d'un groupe d'individus, sans préciser la qualification de ce groupe. Cette définition confond massacre de masse et génocide. Elle qualifie ainsi des massacres comme par exemple ceux perpétrés durant la Révolution cambodgienne du temps des Khmers rouges.
On parle (à tort) de « génocide culturel » (i.e. ethnocide). Cette expression est un abus ou une confusion de langage. C'est le cas :
dans les propos tenus par Ettore Scola, dans une interview parue dans le journal Libération le 14 janvier 2006, sur le film Affreux, sales et méchants et de Pasolini : « Le scénario correspondait à ce qu'il avait écrit sur le "génocide culturel" perpétré par la société capitaliste ».
de même dans l'utilisation qu'en a faite Patrick Le Lay dans une interview au magazine Bretons concernant la politique linguistique française d'éradication du breton.
Bien des usages généralisés du mot « génocide » sont considérés comme une banalisation scandaleuse, parfois d'inspiration négationniste, de ce crime extrême par les associations de victimes des génocides arménien, juif, et rwandais.
Camp de concentration de Buchenwald, 24 avril 1945 Le génocide politique ?[modifier]
Une précédente définition du génocide, adoptée lors de la première assemblée générale de l'ONU le 11 décembre 1946, intégrait la destruction d'un groupe politique, à côté des groupes raciaux, religieux et autres. En 1948, le groupe politique disparait de la définition onusienne : selon Bernard Bruneteau, professeur d'histoire contemporaine, c'est l'URSS qui a fait retirer la référence au politique en raison de ce qu'elle pouvait se reprocher[8].
La qualification de génocide a cependant été utilisée par des juges argentin et chilien contre des tortionnaires des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer radicalement les activistes de gauche, sur le critère de leurs opinions politiques[9]. De plus, certaines législations nationales sont moins restrictives : c’est le cas du Portugal, du Pérou, du Costa Rica, qui incluent les tentatives de destruction de « groupements politiques » ou de « groupes sociaux ». La législation française est encore plus large, puisqu’elle prévoit que le crime de génocide concerne toute « destruction totale ou partielle [...] d'un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire »[10].
Contestations et débat sur la définition[modifier]
L'emploi du qualificatif de génocide est différent selon que les auteurs sont des journalistes (qui ont tendance à en élargir la notion), des historiens (chercheurs) ou des juristes (qui ont tendance à la restreindre) ce qui soulève, entre autres, deux questions :
- les critères des auteurs, qui relèvent parfois plus de la morale que du droit ou de l'histoire,
- la confusion entre la notion juridique (le législateur, le juge) et l'analyse historique (le chercheur).
Quoi qu'il en soit, les massacres de masse et les déportations dont les critères de discrimination ne sont ni ethniques, ni nationaux, ni religieux, ni raciaux, ne peuvent pas être juridiquement reconnus comme génocides tant qu'une instance internationale n'aura pas décidé d'élargir cette définition.
Certains historiens ne souhaitent pas un tel élargissement, afin de ne pas banaliser le terme de génocide. Cela a pour conséquence d'en exclure:
des mortalités de masse dues à l'organisation économique et politique d'un monde dominé par les grandes puissances financières, agro-alimentaires et industrielles[11];
des massacres de masse comme, par exemple les crimes de régimes se réclamant du marxisme (de Staline, de Mao, de Pol Pot ou de Mengistu), ou inversement de l'anticommunisme (Suharto...), qui ont été commis sur des critères politiques, professionnels et sociaux[12];
...bien que pour ce type de mortalité de masse, le nombre de victimes pourrait dépasser celui des victimes des génocides reconnus, ou encore celui des victimes collatérales d’invasion ou de crimes contre l’humanité (disparition de peuples migrants, traite des noirs)[13].
D'autres historiens pensent que cette discrimination négative banalise encore davantage les massacres de masse, que ne le ferait un élargissement officiel de la définition. Le débat en cours entre historiens a débordé dans le champ médiatique et politique, avec parfois des excès et des dérives[14].
Mais le débat purement méthodologique est biaisé pour ceux des massacres de masse, qui ont été commis au nom de croyances, de convictions ou d'états qui existent toujours actuellement, car dans ce cas, la qualification de génocide (revendiquée par les survivants des groupes-victimes) est contestée par les membres ou les ressortissants d'ethnies, confessions, partis politiques ou états tenus pour responsables, ou encore par divers historiens soutenant les points de vue de ces groupes jugés responsables. Cinq exemples :
pour les évènements survenus en Anatolie pendant et après la Première Guerre mondiale, le qualificatif de génocide grec pontique[15],[16],[17], utilisé par les Grecs, est contesté par la Turquie et n'est pas reconnu par l'ONU. On emploie alors les expressions Tragédie Pontique[18], l’Extermination Pontique[19], Atrocités commises par les Turcs dans le Pont et l’Asie Mineure[20], ou encore de persécutions ou de massacres[21],[22],[23]. On retrouve les mêmes controverses à propos du génocide arménien, reconnu par l'Union européenne, mais non par l'ONU.
le Holodomor[24], famine provoquée pendant les années 1930 par les réquisitions en URSS et plus particulièrement en Ukraine pour briser la résistance passive de la paysannerie à la collectivisation, et qui a fait entre 4,5 et 7 millions de morts[25], a été qualifié de génocide par la Commission Internationale d'enquête sur la famine de 1932-33 constituée en 1984 par Congrès mondial ukrainien[26] et par le Parlement ukrainien le 28 novembre 2006[27], et 16 états l'ont reconnu comme tel : Argentine[28], Australie[29], Autriche[30], Brésil[31], Canada[32], Chili, Colombie[33], Estonie[30], Équateur[34], Slovaquie[35], Espagne, Géorgie[30], Hongrie[30], Lituanie[30], Pologne[30], États-Unis[36], mais de nombreux autres états ainsi que des historiens (notamment occidentaux) récusent ce qualificatif, parce qu'ils contestent soit l'intention délibérément criminelle du gouvernement bolchévik, soit qu'un groupe défini de victimes ait été visé, soit les deux[37]. De ce fait, l'ONU ne reconnaît pas le Holodomor comme un génocide.
la Shoah, plan d'extermination nazi pour les juifs d'Europe, est reconnue par l'ONU mais contestée par des négationnistes comme Robert Faurisson, Roger Garaudy[38], Serge Thion[39] ou le président iranien Mahmoud Ahmadinejad[40].
les crimes de l'armée impériale du Japon en Chine, qualifiés de génocides par Pékin, sont également contestés au Japon même par des historiens tels Akira Fujiwara[41] et hors du Japon par divers commentateurs comme le coréen Ji Man-Won[42].
les crimes des guerres de dislocation de l'ex-Yougoslavie où l'on trouve des versions divergentes selon le point de vue, avec des chiffres très différents et des tentatives, par chaque belligérant, de démontrer et de faire juridiquement reconnaître le caractère génocidaire des agressions qu'il a subies, tout en déniant ce même caractère à ses propres actions[43].
On pourrait multiplier les exemples à travers le monde: l'unanimité fait défaut, et, qu'il s'agisse du bilan du colonialisme, du christianisme, de l'islam, du communisme, des bombes nucléaires ou des conflits en Afrique, tout sacrifice d'un groupe humain dans un contexte historique donné, trouvera des partisans de sa classification en génocide, et des opposants à cette classification. Face à ces controverses et face à ce que les historiens Norman Manea et Nicolas Trifon ont appelé « l'engrenage de la concurrence mémorielle »[44], le chanteur français d'origine arménienne Charles Aznavour, commentant en 1976 sa chanson « Ils sont tombés »[45] a déclaré : « Qui ne fait siens tous les génocides, n'en fait sien aucun ».
Reconnaissance juridique[modifier]
Le génocide a été juridiquement redéfini dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l'assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948. Il témoigne d'une double volonté de la part de la communauté internationale :
celle de punir un crime jusque-là inconnu dans le vocabulaire juridique pénal ;
celle de qualifier la destruction systématique du peuple juif par l'État hitlérien allemand.
Ce document définit un génocide comme un ensemble d'actes « commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel ».
La Charte de l'ONU et l'article 8 de la convention de Genève obligent la communauté internationale à intervenir pour « prévenir ou arrêter des actes de génocide ».
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. »
Cette définition a été reprise dans l'article 6[6] du Statut de Rome le 17 juillet 1998, l'acte fondateur de la Cour pénale internationale[7].
Usage familier du mot génocide[modifier]
La racine genos implique que l'on est tué pour ce que l'on est par la naissance. Le terme « génocide » passé dans le vocabulaire courant connaît une acception plus large représentant la gradation ultime dans l'échelle de gravité. Il est donc parfois utilisé pour qualifier des événements qui frappent par leur ampleur et leur horreur, sans considération de leur adéquation aux critères juridiques définissant le crime de génocide.
Dans cette définition plus large, utilisée par les médias et des historiens, un génocide est la volonté d'exterminer la totalité d'un groupe d'individus, sans préciser la qualification de ce groupe. Cette définition confond massacre de masse et génocide. Elle qualifie ainsi des massacres comme par exemple ceux perpétrés durant la Révolution cambodgienne du temps des Khmers rouges.
On parle (à tort) de « génocide culturel » (i.e. ethnocide). Cette expression est un abus ou une confusion de langage. C'est le cas :
dans les propos tenus par Ettore Scola, dans une interview parue dans le journal Libération le 14 janvier 2006, sur le film Affreux, sales et méchants et de Pasolini : « Le scénario correspondait à ce qu'il avait écrit sur le "génocide culturel" perpétré par la société capitaliste ».
de même dans l'utilisation qu'en a faite Patrick Le Lay dans une interview au magazine Bretons concernant la politique linguistique française d'éradication du breton.
Bien des usages généralisés du mot « génocide » sont considérés comme une banalisation scandaleuse, parfois d'inspiration négationniste, de ce crime extrême par les associations de victimes des génocides arménien, juif, et rwandais.
Camp de concentration de Buchenwald, 24 avril 1945 Le génocide politique ?[modifier]
Une précédente définition du génocide, adoptée lors de la première assemblée générale de l'ONU le 11 décembre 1946, intégrait la destruction d'un groupe politique, à côté des groupes raciaux, religieux et autres. En 1948, le groupe politique disparait de la définition onusienne : selon Bernard Bruneteau, professeur d'histoire contemporaine, c'est l'URSS qui a fait retirer la référence au politique en raison de ce qu'elle pouvait se reprocher[8].
La qualification de génocide a cependant été utilisée par des juges argentin et chilien contre des tortionnaires des régimes Pinochet et Videla, qui ont tenté d’éliminer radicalement les activistes de gauche, sur le critère de leurs opinions politiques[9]. De plus, certaines législations nationales sont moins restrictives : c’est le cas du Portugal, du Pérou, du Costa Rica, qui incluent les tentatives de destruction de « groupements politiques » ou de « groupes sociaux ». La législation française est encore plus large, puisqu’elle prévoit que le crime de génocide concerne toute « destruction totale ou partielle [...] d'un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire »[10].
Contestations et débat sur la définition[modifier]
L'emploi du qualificatif de génocide est différent selon que les auteurs sont des journalistes (qui ont tendance à en élargir la notion), des historiens (chercheurs) ou des juristes (qui ont tendance à la restreindre) ce qui soulève, entre autres, deux questions :
- les critères des auteurs, qui relèvent parfois plus de la morale que du droit ou de l'histoire,
- la confusion entre la notion juridique (le législateur, le juge) et l'analyse historique (le chercheur).
Quoi qu'il en soit, les massacres de masse et les déportations dont les critères de discrimination ne sont ni ethniques, ni nationaux, ni religieux, ni raciaux, ne peuvent pas être juridiquement reconnus comme génocides tant qu'une instance internationale n'aura pas décidé d'élargir cette définition.
Certains historiens ne souhaitent pas un tel élargissement, afin de ne pas banaliser le terme de génocide. Cela a pour conséquence d'en exclure:
des mortalités de masse dues à l'organisation économique et politique d'un monde dominé par les grandes puissances financières, agro-alimentaires et industrielles[11];
des massacres de masse comme, par exemple les crimes de régimes se réclamant du marxisme (de Staline, de Mao, de Pol Pot ou de Mengistu), ou inversement de l'anticommunisme (Suharto...), qui ont été commis sur des critères politiques, professionnels et sociaux[12];
...bien que pour ce type de mortalité de masse, le nombre de victimes pourrait dépasser celui des victimes des génocides reconnus, ou encore celui des victimes collatérales d’invasion ou de crimes contre l’humanité (disparition de peuples migrants, traite des noirs)[13].
D'autres historiens pensent que cette discrimination négative banalise encore davantage les massacres de masse, que ne le ferait un élargissement officiel de la définition. Le débat en cours entre historiens a débordé dans le champ médiatique et politique, avec parfois des excès et des dérives[14].
Mais le débat purement méthodologique est biaisé pour ceux des massacres de masse, qui ont été commis au nom de croyances, de convictions ou d'états qui existent toujours actuellement, car dans ce cas, la qualification de génocide (revendiquée par les survivants des groupes-victimes) est contestée par les membres ou les ressortissants d'ethnies, confessions, partis politiques ou états tenus pour responsables, ou encore par divers historiens soutenant les points de vue de ces groupes jugés responsables. Cinq exemples :
pour les évènements survenus en Anatolie pendant et après la Première Guerre mondiale, le qualificatif de génocide grec pontique[15],[16],[17], utilisé par les Grecs, est contesté par la Turquie et n'est pas reconnu par l'ONU. On emploie alors les expressions Tragédie Pontique[18], l’Extermination Pontique[19], Atrocités commises par les Turcs dans le Pont et l’Asie Mineure[20], ou encore de persécutions ou de massacres[21],[22],[23]. On retrouve les mêmes controverses à propos du génocide arménien, reconnu par l'Union européenne, mais non par l'ONU.
le Holodomor[24], famine provoquée pendant les années 1930 par les réquisitions en URSS et plus particulièrement en Ukraine pour briser la résistance passive de la paysannerie à la collectivisation, et qui a fait entre 4,5 et 7 millions de morts[25], a été qualifié de génocide par la Commission Internationale d'enquête sur la famine de 1932-33 constituée en 1984 par Congrès mondial ukrainien[26] et par le Parlement ukrainien le 28 novembre 2006[27], et 16 états l'ont reconnu comme tel : Argentine[28], Australie[29], Autriche[30], Brésil[31], Canada[32], Chili, Colombie[33], Estonie[30], Équateur[34], Slovaquie[35], Espagne, Géorgie[30], Hongrie[30], Lituanie[30], Pologne[30], États-Unis[36], mais de nombreux autres états ainsi que des historiens (notamment occidentaux) récusent ce qualificatif, parce qu'ils contestent soit l'intention délibérément criminelle du gouvernement bolchévik, soit qu'un groupe défini de victimes ait été visé, soit les deux[37]. De ce fait, l'ONU ne reconnaît pas le Holodomor comme un génocide.
la Shoah, plan d'extermination nazi pour les juifs d'Europe, est reconnue par l'ONU mais contestée par des négationnistes comme Robert Faurisson, Roger Garaudy[38], Serge Thion[39] ou le président iranien Mahmoud Ahmadinejad[40].
les crimes de l'armée impériale du Japon en Chine, qualifiés de génocides par Pékin, sont également contestés au Japon même par des historiens tels Akira Fujiwara[41] et hors du Japon par divers commentateurs comme le coréen Ji Man-Won[42].
les crimes des guerres de dislocation de l'ex-Yougoslavie où l'on trouve des versions divergentes selon le point de vue, avec des chiffres très différents et des tentatives, par chaque belligérant, de démontrer et de faire juridiquement reconnaître le caractère génocidaire des agressions qu'il a subies, tout en déniant ce même caractère à ses propres actions[43].
On pourrait multiplier les exemples à travers le monde: l'unanimité fait défaut, et, qu'il s'agisse du bilan du colonialisme, du christianisme, de l'islam, du communisme, des bombes nucléaires ou des conflits en Afrique, tout sacrifice d'un groupe humain dans un contexte historique donné, trouvera des partisans de sa classification en génocide, et des opposants à cette classification. Face à ces controverses et face à ce que les historiens Norman Manea et Nicolas Trifon ont appelé « l'engrenage de la concurrence mémorielle »[44], le chanteur français d'origine arménienne Charles Aznavour, commentant en 1976 sa chanson « Ils sont tombés »[45] a déclaré : « Qui ne fait siens tous les génocides, n'en fait sien aucun ».
Reconnaissance juridique[modifier]
Le génocide a été juridiquement redéfini dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l'assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1948. Il témoigne d'une double volonté de la part de la communauté internationale :
celle de punir un crime jusque-là inconnu dans le vocabulaire juridique pénal ;
celle de qualifier la destruction systématique du peuple juif par l'État hitlérien allemand.
Ce document définit un génocide comme un ensemble d'actes « commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel ».
La Charte de l'ONU et l'article 8 de la convention de Genève obligent la communauté internationale à intervenir pour « prévenir ou arrêter des actes de génocide ».
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08 Jan 2011 12:48 #67714
par l.hakik
Réponse de l.hakik sur le sujet Le génocide des musulmans du Maghreb
Après la Tunisie, l’Algérie renoue avec la révolte populaire
Ce début de l’année 2011 sera marqué par le mouvement de révoltes populaires qui secouent présentement le Maghreb. Des révoltes de la faim, disent certains, mais sûrement pour la justice et la fin des dictatures et autres régimes maffieux, qui gouvernent ces pays par la force et la répression. Alors qu’en Tunisie les émeutes se poursuivent depuis plusieurs semaines, en Algérie, depuis mercredi, les quartiers populaires de la capitale et des grandes villes d’Algérie s’embrasent dans l’explosion de la colère des jeunes, nourrie par un quotidien des plus absurdes dans un pays, qui croule sous les pétrodollars, détournés ouvertement par les despotes au pouvoir depuis des décennies.
La jeunesse algérienne est estimée à plus de 70 % de la population, mais rien dans les politiques officielles n’offre d’ouverture, ni de prise en charge sérieuse de ces millions de jeunes livrés à eux-mêmes sans le moindre espoir à l’horizon. Ils sont acculés à un chômage endémique, à la toxicomanie et la prostitution, à la hogra (injustice en tous genres) et au harraguisme, souvent suicidaire, de même qu’à l’indigence, ce vide culturel et politique sidéral dans un pays déserté par le bon sens et le sel de la vie, parce qu’étouffé sous les lois de l’état d’urgence, bousillé par la corruption des gouvernants et soumis à l’ignorance et à son avatar le plus fidèle : l’intolérance.
En sortant dans les rues pour manifester violemment contre leurs oppresseurs, les jeunes Maghrébins prennent ainsi le monde en témoin de leur désespoir, mais marquent également leur ressentiment envers leurs élites et autres leaders de l’opposition. Cela est d’autant plus vrai en Algérie où les jeunes se sentent livrés à leur sort et abandonnés par les générations précédentes, celle de la Révolution qui a fait la gloire du pays, et celle de l’indépendance, qui n’a jamais su assumer le rôle qui est le sien, à savoir réaliser l’État de droit, objectif ultime de la Révolution algérienne.
Depuis la violation de la constitution par le président Bouteflika pour se payer un 3e mandat, alors que le bilan des 2 précédents était plus que déplorable, autant pour le pays livré aux inconditionnels de l’affairisme local et international souvent sans scrupules, que pour le peuple soumis à des conditions de vie épouvantables, se débattant comme un diable pour assurer sa survie, tout en se faisant agressé par le luxe indécent qu’affichent ouvertement les tenants du pouvoir. Cela fait des années que la situation allait en s’aggravant, mais force est de constater qu’en continuant d’humilier et de mépriser le peuple, de réprimer la liberté d’expression, d’interdire l’ouverture du champ politique et médiatique, d’assurer l’impunité aux grands voleurs et corrompus connus de l’opinion et épinglés pour de multiples forfaitures et trahisons, le régime de Bouteflika est d’ores et déjà responsable de toute tragédie menaçant l’Algérie.
Le président a failli à toutes ses promesses électorales, menti aux Algériens, pire, il a innové dans la mauvaise gouvernance en s’entourant de 13 ou 14 ministres de son propre village, remettant au goût du jour le pouvoir clanique au lieu de moraliser un tant soi peu les mœurs politiques en initiant et balisant une bonne gouvernance, prélude à l’état de droit qu’il avait promis. Le seul deal auquel semble tenir le président, en plus de la mégalomanie et la vanité qui caractérisent les dirigeants arabes, deal qu’il a bien exécuté depuis son arrivée au pouvoir, c’est de pomper plus de pétrole pour que le pécule à partager entre son clan et les militaires soit toujours plus imposant et garant d’une clientèle totalement acquise à sa présidence. Une clientèle qui a choisi de vivre loin de la misère ambiante, dans les forteresses cossues, des citadelles inaccessibles avec des étendues verdoyantes et des plages publiques privatisées par « décret », pour les soustraire au patrimoine public. Avec l’argent du peuple, ils ont édifié des petits paradis et devenus les plus chanceux des milliardaires, puisque contrairement aux occidentaux qui ont souvent trimé pour édifier leurs fortunes, les dictateurs, dont les dirigeants algériens, n’ont qu’à puiser dans le trésor public de leur pays pour assouvir le moindre de leurs désirs. Une situation que le peuple algérien ne veut plus subir. Il revendique la dignité humaine que le pouvoir totalitaire lui a confisquée en le privant du minimum décent pour vivre, à savoir une distribution équitable des ressources nationales, le droit à un travail correctement rémunéré, à un logement pour fonder une famille, et bien sûr cette liberté de penser et d’évoluer sereinement. Autant de revendications qui ne s’accommodent pas avec une dictature, mais exigent plutôt l’instauration d’un État de droit.
Est-ce le début de la fin des dictatures au Maghreb? La balle est dans le camp des élites et politiciens intègres de ces pays qui doivent, no seulement endosser les revendications de leurs peuples, mais aussi les faire entendre autant sur les tribunes locales que sur la scène internationale. Une façon de mettre devant leurs responsabilités, les grandes puissances qui soutiennent les dictatures au mépris de tant de peuples sur la planète. Désormais, le déni des droits humains ne peut plus durer, ni au Maghreb, ni en Afrique, ni en Amérique latine. Les gouvernants se sont concertés pour promouvoir, voire imposer la mondialisation des marchés, aujourd’hui, en 2011, les peuples se lancent dans la mondialisation de la démocratie.
Samedi 8 Janvier 2011
Le Quotidien d'Algérie » Le Maghreb se soulève contre les dictateurs
Ce début de l’année 2011 sera marqué par le mouvement de révoltes populaires qui secouent présentement le Maghreb. Des révoltes de la faim, disent certains, mais sûrement pour la justice et la fin des dictatures et autres régimes maffieux, qui gouvernent ces pays par la force et la répression. Alors qu’en Tunisie les émeutes se poursuivent depuis plusieurs semaines, en Algérie, depuis mercredi, les quartiers populaires de la capitale et des grandes villes d’Algérie s’embrasent dans l’explosion de la colère des jeunes, nourrie par un quotidien des plus absurdes dans un pays, qui croule sous les pétrodollars, détournés ouvertement par les despotes au pouvoir depuis des décennies.
La jeunesse algérienne est estimée à plus de 70 % de la population, mais rien dans les politiques officielles n’offre d’ouverture, ni de prise en charge sérieuse de ces millions de jeunes livrés à eux-mêmes sans le moindre espoir à l’horizon. Ils sont acculés à un chômage endémique, à la toxicomanie et la prostitution, à la hogra (injustice en tous genres) et au harraguisme, souvent suicidaire, de même qu’à l’indigence, ce vide culturel et politique sidéral dans un pays déserté par le bon sens et le sel de la vie, parce qu’étouffé sous les lois de l’état d’urgence, bousillé par la corruption des gouvernants et soumis à l’ignorance et à son avatar le plus fidèle : l’intolérance.
En sortant dans les rues pour manifester violemment contre leurs oppresseurs, les jeunes Maghrébins prennent ainsi le monde en témoin de leur désespoir, mais marquent également leur ressentiment envers leurs élites et autres leaders de l’opposition. Cela est d’autant plus vrai en Algérie où les jeunes se sentent livrés à leur sort et abandonnés par les générations précédentes, celle de la Révolution qui a fait la gloire du pays, et celle de l’indépendance, qui n’a jamais su assumer le rôle qui est le sien, à savoir réaliser l’État de droit, objectif ultime de la Révolution algérienne.
Depuis la violation de la constitution par le président Bouteflika pour se payer un 3e mandat, alors que le bilan des 2 précédents était plus que déplorable, autant pour le pays livré aux inconditionnels de l’affairisme local et international souvent sans scrupules, que pour le peuple soumis à des conditions de vie épouvantables, se débattant comme un diable pour assurer sa survie, tout en se faisant agressé par le luxe indécent qu’affichent ouvertement les tenants du pouvoir. Cela fait des années que la situation allait en s’aggravant, mais force est de constater qu’en continuant d’humilier et de mépriser le peuple, de réprimer la liberté d’expression, d’interdire l’ouverture du champ politique et médiatique, d’assurer l’impunité aux grands voleurs et corrompus connus de l’opinion et épinglés pour de multiples forfaitures et trahisons, le régime de Bouteflika est d’ores et déjà responsable de toute tragédie menaçant l’Algérie.
Le président a failli à toutes ses promesses électorales, menti aux Algériens, pire, il a innové dans la mauvaise gouvernance en s’entourant de 13 ou 14 ministres de son propre village, remettant au goût du jour le pouvoir clanique au lieu de moraliser un tant soi peu les mœurs politiques en initiant et balisant une bonne gouvernance, prélude à l’état de droit qu’il avait promis. Le seul deal auquel semble tenir le président, en plus de la mégalomanie et la vanité qui caractérisent les dirigeants arabes, deal qu’il a bien exécuté depuis son arrivée au pouvoir, c’est de pomper plus de pétrole pour que le pécule à partager entre son clan et les militaires soit toujours plus imposant et garant d’une clientèle totalement acquise à sa présidence. Une clientèle qui a choisi de vivre loin de la misère ambiante, dans les forteresses cossues, des citadelles inaccessibles avec des étendues verdoyantes et des plages publiques privatisées par « décret », pour les soustraire au patrimoine public. Avec l’argent du peuple, ils ont édifié des petits paradis et devenus les plus chanceux des milliardaires, puisque contrairement aux occidentaux qui ont souvent trimé pour édifier leurs fortunes, les dictateurs, dont les dirigeants algériens, n’ont qu’à puiser dans le trésor public de leur pays pour assouvir le moindre de leurs désirs. Une situation que le peuple algérien ne veut plus subir. Il revendique la dignité humaine que le pouvoir totalitaire lui a confisquée en le privant du minimum décent pour vivre, à savoir une distribution équitable des ressources nationales, le droit à un travail correctement rémunéré, à un logement pour fonder une famille, et bien sûr cette liberté de penser et d’évoluer sereinement. Autant de revendications qui ne s’accommodent pas avec une dictature, mais exigent plutôt l’instauration d’un État de droit.
Est-ce le début de la fin des dictatures au Maghreb? La balle est dans le camp des élites et politiciens intègres de ces pays qui doivent, no seulement endosser les revendications de leurs peuples, mais aussi les faire entendre autant sur les tribunes locales que sur la scène internationale. Une façon de mettre devant leurs responsabilités, les grandes puissances qui soutiennent les dictatures au mépris de tant de peuples sur la planète. Désormais, le déni des droits humains ne peut plus durer, ni au Maghreb, ni en Afrique, ni en Amérique latine. Les gouvernants se sont concertés pour promouvoir, voire imposer la mondialisation des marchés, aujourd’hui, en 2011, les peuples se lancent dans la mondialisation de la démocratie.
Samedi 8 Janvier 2011
Le Quotidien d'Algérie » Le Maghreb se soulève contre les dictateurs
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