Ce que cache l'insécurité au Sahel

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23 Sep 2010 22:07 #61822 par aghbal
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Au lendemain d'un nouvel enlèvement de Français au Niger, Hassan Alaoui, écrivain et directeur du quotidien marocain Le Matin, souligne que la sécurité de la zone passe par la résolution du conflit du Sahara occidental.
En moins de dix années, le bilan tant «économique» - près de 30 millions d'euros en rançons versées - que technique - une centaine d'otages - de la franchise sahélo-maghrébine d'al-Qaida (Aqmi) est tout simplement édifiant. Issue de l'ancien groupe terroriste algérien GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), Aqmi est rapidement devenu un cauchemar pour les pays de la région, gagnant en hommes, en technicité et en moyens logistiques à chaque enlèvement, et construisant des alliances opportunistes avec les bandes de trafiquants opérant dans la bande sahélienne. De surcroît, l'offensive d'Aqmi vise désormais nommément la France, ennemi historique du GSPC de par son statut d'ancien colonisateur de l'Algérie, et adversaire honni depuis le raid conjoint des services français et mauritaniens contre un campement de l'organisation terroriste il y a près de deux mois, dans une vaine tentative pour libérer l'otage Michel Germaneau.

L'enlèvement récent des cinq Français au Niger travaillant pour le leader mondial Areva est la démonstration cinglante de la montée en puissance d'Aqmi et de la confiance qu'a prise la nébuleuse devant la dispersion des initiatives pour tenter d'enrayer son action. En effet, face à un ennemi insaisissable, connaissant les chemins du désert et profitant de soutiens locaux, il n'aura jamais été possible de mettre en place une doctrine commune aux pays de la région et aux grands pays ayant un intérêt ¬stratégique dans la zone (États-Unis, France, Espagne, etc.).

La principale pierre d'achoppement et frein majeur à une action coordonnée réside ainsi dans un conflit de basse intensité, qui pourrait paraître accessoire à la prolifération du terrorisme sahélien, mais qui est en réalité au cœur de la problématique sécuritaire ¬régionale : le différend entre le Maroc et l'Algérie sur le Sahara occidental.
Tout d'abord, le bras de fer entre Alger et Rabat oblige à la multiplication de structures de concertation et de coordination sur la sécurité du Sahel. Lorsqu'Alger réunit cinq pays limitrophes et «omet» d'inviter son voisin, ce dernier rétorque en organisant une conférence à Marrakech, où il convie les experts de trente pays africains pour réfléchir aux moyens de contrer Aqmi, et «oublie» de même de convier les Algériens. Même sur un sujet aussi crucial - qui mériterait un pacte absolu contre le terrorisme -, la rivalité maroco-algérienne liée au Sahara ¬occidental revient toujours au centre des débats et hypothèque la mise en place d'une stratégie pérenne et efficace. Pourtant, l'on avait cru qu'une sortie de crise était possible avec la proposition par le Maroc de l'octroi d'une autonomie pour le Sahara occidental soumise aux Nations unies en 2007, qui avait constitué un véritable aggiornamento de la doctrine marocaine qui était jusqu'alors en vigueur. Malgré cinq rounds de négociations ¬directes officielles puis informelles, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, s'en est tenu à sa revendication historique de référendum incluant une indépendance de ce territoire grand comme la moitié de la France pour près de cent fois moins d'habitants potentiels. Inacceptable pour Rabat, qui estime défendre son intégrité territoriale. Or, au conflit politique entre le Maroc et l'Algérie s'est greffé depuis près de cinq ans un risque sécuritaire majeur, pointé du doigt par l'European Strategic and Intelligence Center (Esisc) dès novembre 2005 : «Aujourd'hui, la nature de l'évolution du Polisario fait naître de nouvelles craintes : celles de voir certains de ses combattants et de ses cadres se tourner vers le terrorisme, l'islamisme radical ou la criminalité internationale.» Lors de l'enlèvement des trois humanitaires espagnols en novembre ¬dernier, c'est Omar Sahraoui, un ancien cadre militaire du Polisario, qui a dirigé le kidnapping, avant d'être arrêté par les services de sécurité mauritaniens, puis relâché à la demande expresse d'Aqmi comme contrepartie additionnelle au versement d'une rançon estimée à près de 5 millions d'euros. Ces éléments indiquent clairement qu'un risque de «contamination» islamiste du Polisario par Aqmi est bien réel et ne doit pas être sous-estimé.

En effet, s'il faut moins de trois mois à la nébuleuse islamiste pour former un apprenti kamikaze grâce à Internet, qu'en sera-t-il avec le terreau fertile constitué d'une jeunesse désœuvrée et désespérée, vivant dans les camps précaires du Polisario à Tindouf, au sud-est de l'Algérie ?

Publié dans le Figaro du 22 septembre et avec l'aimable autorisation de son auteur

* Auteur du livre «Guerre secrète au Sahara occidental», à paraître le 30 septembre, aux Éditions Encre d'Orient, Paris.
[/B
]< www.marocjournal.net/monde/10108.html> ;

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23 Sep 2010 22:18 #61823 par klemence
Un article qui sert de propagande marocaine,le figaro est connu pour ses positions anti-algeriennes,tout comme la radio medi1 financee et dirigee conjointement par les services francais et marocains

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24 Sep 2010 00:39 #61824 par aghbal
Réponse de aghbal sur le sujet Ce que cache l'insécurité au Sahel

klemence;66272 écrit: un article qui sert de propagande marocaine,le figaro est connu pour ses positions anti-algeriennes,tout comme la radio medi1 financee et dirigee conjointement par les services francais et marocains

.
La verite blesse tout le monde et surtout les polisalgeriens.

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24 Sep 2010 13:19 #61825 par aghbal
Réponse de aghbal sur le sujet Ce que cache l'insécurité au Sahel

klemence;66272 écrit: Un article qui sert de propagande marocaine,le figaro est connu pour ses positions anti-algeriennes,tout comme la radio medi1 financee et dirigee conjointement par les services francais et marocains

Qu'est cve que tu penses des kidnapings et des otages de tes terroristes qui ont changé de nom.
Raffraichis toi un peu la mémoire en lisant ce petit article je cite:
23 septembre 2010 08h12 | Par Yves Harté 0 commentaire(s)

La frontière dans le désert

(Photo Stéphane Lartigue)
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Il n'a pas fallu dix ans pour que le Sahel devienne zone de danger pour tout l'Occident. Une « terra incognita » d'un nouvel ordre islamique s'est installée à travers sable et rocaille, dans une immensité qui va de la banlieue de Nouakchott, en Mauritanie, jusqu'au Tchad, mord sur l'Algérie, la Tunisie et le Maroc, englobe le Niger, la moitié du Mali et descend jusqu'au Nigeria. S'il est encore trop tôt pour savoir qui hier a enlevé trois Français, dans des eaux nigériennes et pétrolifères, on sait désormais que cette zone est devenue terre de combat. On aurait tort de croire que cette agrégation est arrivée tout à coup. Les causes en sont connues depuis longtemps. Et depuis trop longtemps ignorées.

Tout a commencé dans l'atomisation du terrorisme islamique algérien. Défait et combattu avec virulence dans le nord du pays, il a peu à peu gagné une retraite plus propice, celle de l'immensité autour de Tamanrasset. De là tout s'est propagé. Sur cette frontière poreuse qui jouxte le Sahara occidental et va jusqu'à la Libye, ces prédicateurs du « djihad », à défaut de trouver des âmes à convaincre, ont trouvé refuges et temps du repos pour une reconquête. Ils ont pris leurs distances avec les émirs restés au nord. Se sont taillés des féodalités de fous de désert. Ces brigades de combat, ces katibas sahéliennes, ont pu, ignorées du reste du monde, consolider un pouvoir de nomades. Mais surtout faire fructifier un trésor de guerre à base de prises d'otages. La raison en fut longtemps économique. Elle est devenue politique. L'Aqmi, cette al-Qaida des sables, a désormais de quoi proliférer. Il existe, sur cette distance aussi vaste que notre vieille Europe, des tribus séparatistes de Touareg faciles à convaincre dès que la rhétorique religieuse s'accompagne de subsides. Plus grave, une poudrière est prête à exploser. Celle des camps de réfugiés du Sahara occidental et de l'interminable guerre menée par le Polisario. D'où venait Omar el-Sahraoui, celui qui fut libéré en échange d'otages espagnols ? De ce vivier. Sera-t-il le seul ? Il est à craindre que non. Les renforts sont là. Entre pauvreté, peuples rejetés, nomades méprisés. Et c'est ainsi qu'une poignée de fanatiques, par pistes, ravines et grottes, peut construire une barrière contre l'Occident.



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24 Sep 2010 15:22 #61826 par klemence

aghbal;66281 écrit: .
La verite blesse tout le monde et surtout les polisalgeriens.


La verite blesse peut-etre mais le mensonge tue.

Les mensonges du makhzen,du palais royal,et du lobby juif marocain tuent des centaines de milliers de gens.

La propagande du makhzen et du roi colporte par des journaux reactionnaires d'extreme-droite comme le figaro et des radios "nids d'espions" comme medi1,sont bien connu de par le monde.

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24 Sep 2010 15:24 #61827 par klemence
C'est tout simple,toute cette histoire de prise d'otage est le fait des services secrets marocains et israeliens,meme l'attentat de Marakech qui a ete impute a l'Algerie est l'oeuvre des services marocains avec la collaboration du mossad.

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