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De la montée de l'Islamophobie dans le monde Occidental...
- cimode
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28 Avr 2010 13:25 #53414
par cimode
De la montée de l'Islamophobie dans le monde Occidental... a été créé par cimode
Il existe en Europe une nouvelle ligne de fracture. Ce n’est plus un rideau de fer, mais une intolérance radicale, celle d’une certaine classe politique qui de nouveau choisit d’attribuer aux minorités la responsabilité des malheurs qui accablent leurs pays. En Europe de l’Ouest, ce sont les Musulmans. En Europe de l’Est, ce sont les Juifs, les Roms, ou les homosexuels. Aux Pays-Bas, le parti de Geert Wilders a grimpé dans l’opinion jusqu’à remporter en mars les élections sur un programme populiste anti-Musulman et anti-Coran. En Hongrie, le parti Fidesz a fait un joli score lors des dernières élections avec ses attaques sur le "grand capital juif… qui vise à dévorer le monde entier". À la droite du Fidesz, on trouve un parti ouvertement antisémite, le Jobbik, qui est à deux sièges des Socialistes. Ses leaders ont fait part de leur intention d’entrer au parlement à Budapest vêtus de l’uniforme néonazi de la Garde Hongroise d’avant-guerre.
Les spécialistes en science politique contemporains n’aiment pas souligner la composante antisémite. Ils préfèrent utiliser les termes "populiste radical", mais pour quiconque connaît un tant soi peu l’histoire européenne, comment ignorer le parallèle avec une pensée politique fondée sur la violence antisémite ? Au cours de la première partie du siècle dernier, la dislocation de l’économie et la perte de confiance envers la classe politique traditionnelle ont permis l’émergence de mouvements ultranationalistes. Aujourd’hui, la récession mondiale et la quête d’un bouc émissaire à blâmer pour la perte de son emploi et de son revenu entraînent la résurgence de ces idées politiques toxiques.
Le leader du Fidesz, Viktor Orban, était après 1990 un évangéliste de la libre concurrence et du marché plein de jeunesse. Aujourd’hui, son propos s’est teinté de nationalisme. Ses opposants socialistes ont dû accepter un plan d’austérité du FMI. À la différence de la Grèce — qui pour l’instant reçoit l’aide de ses partenaires de l’eurozone — la Hongrie a dû se débrouiller seule quand il a fallu rembourser avec une monnaie toujours plus dévaluée, le forint, des emprunts contractés en euro à l’époque du boom économique pour acquérir maisons et voitures. Il n’a pas été trop compliqué de faire porter le chapeau au gouvernement socialiste, à la globalisation et au grand capital international. Mais Fidesz a choisi d’aller plus loin. Pour flatter l’électorat d’extrême droite, un parlementaire Fidesz, Oszkar Molnar a déclaré qu’il était temps de donner la "priorité aux intérêts hongrois sur ceux du grand capital international, le capital juif".
À l’instar du Front National de Jean-Marie Le Pen en France, Jobbik bénéficie du soutien d’environ 15 % de l’électorat hongrois. Le parti d’extrême droite tchèque ODS a dû démettre son leader, l’ancien premier ministre Mirek Topolanek, qui s’en était pris aux origines juives de l’actuel premier ministre tchèque et fustigé l’homosexualité du ministre des transports. Dans un ouvrage récent, La droite radicale populiste en Pologne, Rafal Pankowski, professeur de science politique à Varsovie formé à Oxford, écrit : "l’antisémitisme est essentiel à la droite populiste polonaise. Le nombre de juifs vivant aujourd’hui en Pologne est minime, mais le préjugé antisémite sert de code à une hostilité générale envers la diversité et la démocratie [libérale] polonaise". Pour l’heure, toute critique du nationalisme politique est suspendue, les Polonais portant le deuil de leur président Lech Kaczynski et des autres responsables nationaux tués lors du crash aérien survenu au début du mois.
Le bilan des activistes de son parti — et notamment de Michal Kaminski, parlementaire le plus connu de Pologne et leader d’un petit groupe d’extrême droite au parlement de Strasbourg — est néanmoins dérangeant. Kaminski, admirateur de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, parle des homosexuels en termes orduriers et déclare qu’il ne s’excusera pour le massacre des Juifs en terre polonaise pendant la deuxième guerre mondiale que le jour ou "les Juifs s’excuseront pour les meurtres de Polonais".
Les grands partis politiques ont tenté de minimiser la résurgence des violences à l’encontre des minorités. Mais au parlement européen, le Fidesz est affilié au Parti Populaire Européen, le groupe de centre-droit, qui fédère la CDU, parti d’Angela Merkel au pouvoir en Allemagne, l’UMP de Nicolas Sarkozy, dont le gouvernement est aux affaires en France, et les partis conservateurs au pouvoir en Suède, en Italie et en Belgique. Lorsque l’extrémiste autrichien Jörg Haider avait rejoint une coalition de gouvernement en Autriche, voici une dizaine d’années, l’Union Européenne avait soumis Vienne à une quarantaine politique jusqu’à son départ. Or, le Fidesz dispose d’une importante majorité bâtie sur des attaques sur le "grand capital juif", prodiguées en des termes qu’Haider lui-même n’a jamais osé utiliser.
On le voit, le populisme radical — anti-musulman en Europe Occidentale, antisémite en Europe orientale, et partout xénophobe et anti-immigrationniste — n’est plus confiné aux extrêmes. Lors des élections générales britanniques, les grands partis font tous des concessions à la xénophobie ambiante en employant vis-à-vis des immigrants un langage qu’ils estimeraient intolérable s’il était utilisé envers des citoyens britanniques vivant et travaillant à l’étranger. Les comparaisons avec l’Europe d’avant-guerre ne doivent pas pour autant être exagérées. Le fascisme est mort, et ne reviendra pas. Mais une pensée politique fondée sur l’intolérance est à l’œuvre en Europe, et personne ne sait comment l’affronter.
Denis MacShane (ancien ministre des affaires européennes du gouvernement britannique)
Les spécialistes en science politique contemporains n’aiment pas souligner la composante antisémite. Ils préfèrent utiliser les termes "populiste radical", mais pour quiconque connaît un tant soi peu l’histoire européenne, comment ignorer le parallèle avec une pensée politique fondée sur la violence antisémite ? Au cours de la première partie du siècle dernier, la dislocation de l’économie et la perte de confiance envers la classe politique traditionnelle ont permis l’émergence de mouvements ultranationalistes. Aujourd’hui, la récession mondiale et la quête d’un bouc émissaire à blâmer pour la perte de son emploi et de son revenu entraînent la résurgence de ces idées politiques toxiques.
Le leader du Fidesz, Viktor Orban, était après 1990 un évangéliste de la libre concurrence et du marché plein de jeunesse. Aujourd’hui, son propos s’est teinté de nationalisme. Ses opposants socialistes ont dû accepter un plan d’austérité du FMI. À la différence de la Grèce — qui pour l’instant reçoit l’aide de ses partenaires de l’eurozone — la Hongrie a dû se débrouiller seule quand il a fallu rembourser avec une monnaie toujours plus dévaluée, le forint, des emprunts contractés en euro à l’époque du boom économique pour acquérir maisons et voitures. Il n’a pas été trop compliqué de faire porter le chapeau au gouvernement socialiste, à la globalisation et au grand capital international. Mais Fidesz a choisi d’aller plus loin. Pour flatter l’électorat d’extrême droite, un parlementaire Fidesz, Oszkar Molnar a déclaré qu’il était temps de donner la "priorité aux intérêts hongrois sur ceux du grand capital international, le capital juif".
À l’instar du Front National de Jean-Marie Le Pen en France, Jobbik bénéficie du soutien d’environ 15 % de l’électorat hongrois. Le parti d’extrême droite tchèque ODS a dû démettre son leader, l’ancien premier ministre Mirek Topolanek, qui s’en était pris aux origines juives de l’actuel premier ministre tchèque et fustigé l’homosexualité du ministre des transports. Dans un ouvrage récent, La droite radicale populiste en Pologne, Rafal Pankowski, professeur de science politique à Varsovie formé à Oxford, écrit : "l’antisémitisme est essentiel à la droite populiste polonaise. Le nombre de juifs vivant aujourd’hui en Pologne est minime, mais le préjugé antisémite sert de code à une hostilité générale envers la diversité et la démocratie [libérale] polonaise". Pour l’heure, toute critique du nationalisme politique est suspendue, les Polonais portant le deuil de leur président Lech Kaczynski et des autres responsables nationaux tués lors du crash aérien survenu au début du mois.
Le bilan des activistes de son parti — et notamment de Michal Kaminski, parlementaire le plus connu de Pologne et leader d’un petit groupe d’extrême droite au parlement de Strasbourg — est néanmoins dérangeant. Kaminski, admirateur de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, parle des homosexuels en termes orduriers et déclare qu’il ne s’excusera pour le massacre des Juifs en terre polonaise pendant la deuxième guerre mondiale que le jour ou "les Juifs s’excuseront pour les meurtres de Polonais".
Les grands partis politiques ont tenté de minimiser la résurgence des violences à l’encontre des minorités. Mais au parlement européen, le Fidesz est affilié au Parti Populaire Européen, le groupe de centre-droit, qui fédère la CDU, parti d’Angela Merkel au pouvoir en Allemagne, l’UMP de Nicolas Sarkozy, dont le gouvernement est aux affaires en France, et les partis conservateurs au pouvoir en Suède, en Italie et en Belgique. Lorsque l’extrémiste autrichien Jörg Haider avait rejoint une coalition de gouvernement en Autriche, voici une dizaine d’années, l’Union Européenne avait soumis Vienne à une quarantaine politique jusqu’à son départ. Or, le Fidesz dispose d’une importante majorité bâtie sur des attaques sur le "grand capital juif", prodiguées en des termes qu’Haider lui-même n’a jamais osé utiliser.
On le voit, le populisme radical — anti-musulman en Europe Occidentale, antisémite en Europe orientale, et partout xénophobe et anti-immigrationniste — n’est plus confiné aux extrêmes. Lors des élections générales britanniques, les grands partis font tous des concessions à la xénophobie ambiante en employant vis-à-vis des immigrants un langage qu’ils estimeraient intolérable s’il était utilisé envers des citoyens britanniques vivant et travaillant à l’étranger. Les comparaisons avec l’Europe d’avant-guerre ne doivent pas pour autant être exagérées. Le fascisme est mort, et ne reviendra pas. Mais une pensée politique fondée sur l’intolérance est à l’œuvre en Europe, et personne ne sait comment l’affronter.
Denis MacShane (ancien ministre des affaires européennes du gouvernement britannique)
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- ahmeddamien
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28 Avr 2010 16:16 #53415
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet De la montée de l'Islamophobie dans le monde Occidental...
salam Cimode
j avais un ami algerien decede il y a peu de temps...
son grand pere avait une ouverture spirituelle.
il lui avait dit
il y aura un jour ou les francais mettrons les arabes dehors de la france
mon ami avai repondu a son grand pere
mais shir on est francais maintenant ,on a la nationalite....qui pourrait croire cela???
le shir avait retorqué a l epoque qui aurait cru qu on aurait pu mettre les francais dehors de l algerie...
??????????????????????
TROUBLANT
j avais un ami algerien decede il y a peu de temps...
son grand pere avait une ouverture spirituelle.
il lui avait dit
il y aura un jour ou les francais mettrons les arabes dehors de la france
mon ami avai repondu a son grand pere
mais shir on est francais maintenant ,on a la nationalite....qui pourrait croire cela???
le shir avait retorqué a l epoque qui aurait cru qu on aurait pu mettre les francais dehors de l algerie...
??????????????????????
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28 Avr 2010 16:17 #53416
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet Salam
Ce n est bien sur qu une impression a la leture de ton texte
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- 13NRV
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28 Avr 2010 17:07 #53417
par 13NRV
et une réalité sur le terrain
Réponse de 13NRV sur le sujet De la montée de l'Islamophobie dans le monde Occidental...
ahmeddamien;57318 écrit: Ce n est bien sur qu une impression a la leture de ton texte
et une réalité sur le terrain
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28 Avr 2010 17:37 #53418
par ahmeddamien
Réponse de ahmeddamien sur le sujet salam 13
ben jel pense un peu aussi....
les croises bombent le torse
drole d epoque.................
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- lila
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06 Mai 2010 22:07 #53419
par lila
Réponse de lila sur le sujet islamophobie
ISLAMOPHOBIE : CONTINUONS LE COMBAT ET
NE SOYONS PAS DUPES !!!
Personne aujourd’hui ne peut nier la réalité de ce fléau socio-politique qui frappe spécifiquement les musulmans de France . Alors que certains nient l’existence d’une islamophobie en revendiquant le droit de critiquer l’islam et en nous faisant croire qu’ils ne visent pas les musulmans , d’autres arrivent avec une fausse naïveté en nous faisant croire qu’ils découvrent l’ampleur du phénomène et qu’ils sont prêts à le combattre et s’ériger en porte parole !!!
Malheureusement nous ne sommes pas dupes ni des uns ni des autres car depuis la première affaire du foulard en 1989 qui a permis au principal de collège Ernest Chenière de devenir député, année ou Salman Rushdie a insulté notre prophète et a été honoré par la classe médiatico- politique, ou de l’expulsion au Burkina Fasso en 1996 de plusieurs militants musulmans , via le camp de Follembray, dont certains sont encore là bas sans aucun jugement, ou bien l’exclusion de dizaines de filles scolarisées et dont l’épilogue a été la loi scélérate et islamophobe du 15 mars 2004, en passant par les crimes racistes ou bavures policières, pour finir par l’exclusion de plusieurs militants de leur travail , et l’expulsion de dizaines d’Imams ayant refusé de servir de supplétifs pour la gestion sécuritaire de l’islam de France ; depuis cette période certains d’entre nous à titre individuel ou au sein de leurs organisations telles que l’Union des Jeunes Musulmans(UJM) , le Collectif des Musulmans de France (CMF) , DiverCité , le Mouvement Immigration et Banlieue (MIB), et d’autres dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et plus récemment la Coordination contre le Racisme et l’islamophobie (CRI ) n’avons eu de cesse de nous battre dans l’indifférence des organisations de défense des droits de l’homme et de lutte contre les discriminations.
Bien au contraire nous avons même assisté à des diabolisations ou des sabotages de nos organisations taxées d’islamistes ou d’islamo-gauchistes, et nous avons constaté l’instrumentalisation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) par des gouvernements étrangers et par le gouvernement français qui a créé cette instance pour un contrôle et une mise au pas des musulmans de France, sous prétexte d’avoir un interlocuteur et une représentativité. Nous verrons même le CRCM de Rhône Alpes nous pondre une cellule de veille contre les actes islamophobes dont la finalité politicienne est évidente (au moment ou CRI prenait ce problème en charge), et dans le même temps se taire sur notre fichage à la Vichy par les renseignements généraux. Pendant ce temps le Tsunami islamophobe déclenché par la loi du 15 Mars 2004 contre le voile n’a cessé de faire des dégâts auprès de milliers de femmes musulmanes qui portent le foulard et aspirent à travailler ou se former comme tous les autres citoyens. Depuis la création de CRI il y a deux ans nous avons plusieurs dizaines de cas flagrants d’islamophobie et pour lesquels la solidarité et la mobilisation se font attendre , et pour lesquels nous n’avons vu ni X ni Y se mobiliser pour soutenir les victimes.
Il est donc bien facile aujourd’hui de venir se faire le défenseur de la cause au moment où même les plus islamophobes (Finkelkraut , Elisabeth Badinter , Taguief ; Bernard Henry Levy, etc…) cherchent à se racheter une virginité en signant une pétition contre les affiches islamophobes du Front National. L’instrumentalisation et la récupération politicienne de nos actions , de notre colère et de nos révoltes sont inacceptables.
Notre combat n’a pas besoin de sprinters ou de récupérateurs, mais de marathoniens capables de tenir dans la durée, car se mobiliser en masse de manière émotive et sentimentale lorsque les images ou l’actualité nous interpellent comme pour la vague islamophobe ou la question palestinienne, ne fait qu’altérer notre crédibilité à nos yeux et aux yeux de l’opinion publique. L’opportunisme politique non plus n’a pas sa place dans nos rangs, nous sommes plusieurs organisations issues des quartiers populaires de toute la France à mener ce combat et d’autres depuis des décennies, et à avoir mis en place, depuis plusieurs années un outil politique nommé (FSQP) Forum Social des Quartiers Populaires pour mener tous ces combats sur le champ politique, et cet outil ne demande qu’à être renforcé dans son autonomie et son organisation pour porter notre parole loin des paternalismes qu’ils soient blancs ou basanés.
Si vous avez compris qu’il ne faut pas être dupes , rejoignez nous pour continuer la lutte engagée par nos parents et nos grands frères à qui nous devons le respect. www.crifrance.com www.fsqp.fr
NE SOYONS PAS DUPES !!!
Personne aujourd’hui ne peut nier la réalité de ce fléau socio-politique qui frappe spécifiquement les musulmans de France . Alors que certains nient l’existence d’une islamophobie en revendiquant le droit de critiquer l’islam et en nous faisant croire qu’ils ne visent pas les musulmans , d’autres arrivent avec une fausse naïveté en nous faisant croire qu’ils découvrent l’ampleur du phénomène et qu’ils sont prêts à le combattre et s’ériger en porte parole !!!
Malheureusement nous ne sommes pas dupes ni des uns ni des autres car depuis la première affaire du foulard en 1989 qui a permis au principal de collège Ernest Chenière de devenir député, année ou Salman Rushdie a insulté notre prophète et a été honoré par la classe médiatico- politique, ou de l’expulsion au Burkina Fasso en 1996 de plusieurs militants musulmans , via le camp de Follembray, dont certains sont encore là bas sans aucun jugement, ou bien l’exclusion de dizaines de filles scolarisées et dont l’épilogue a été la loi scélérate et islamophobe du 15 mars 2004, en passant par les crimes racistes ou bavures policières, pour finir par l’exclusion de plusieurs militants de leur travail , et l’expulsion de dizaines d’Imams ayant refusé de servir de supplétifs pour la gestion sécuritaire de l’islam de France ; depuis cette période certains d’entre nous à titre individuel ou au sein de leurs organisations telles que l’Union des Jeunes Musulmans(UJM) , le Collectif des Musulmans de France (CMF) , DiverCité , le Mouvement Immigration et Banlieue (MIB), et d’autres dont le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et plus récemment la Coordination contre le Racisme et l’islamophobie (CRI ) n’avons eu de cesse de nous battre dans l’indifférence des organisations de défense des droits de l’homme et de lutte contre les discriminations.
Bien au contraire nous avons même assisté à des diabolisations ou des sabotages de nos organisations taxées d’islamistes ou d’islamo-gauchistes, et nous avons constaté l’instrumentalisation du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) par des gouvernements étrangers et par le gouvernement français qui a créé cette instance pour un contrôle et une mise au pas des musulmans de France, sous prétexte d’avoir un interlocuteur et une représentativité. Nous verrons même le CRCM de Rhône Alpes nous pondre une cellule de veille contre les actes islamophobes dont la finalité politicienne est évidente (au moment ou CRI prenait ce problème en charge), et dans le même temps se taire sur notre fichage à la Vichy par les renseignements généraux. Pendant ce temps le Tsunami islamophobe déclenché par la loi du 15 Mars 2004 contre le voile n’a cessé de faire des dégâts auprès de milliers de femmes musulmanes qui portent le foulard et aspirent à travailler ou se former comme tous les autres citoyens. Depuis la création de CRI il y a deux ans nous avons plusieurs dizaines de cas flagrants d’islamophobie et pour lesquels la solidarité et la mobilisation se font attendre , et pour lesquels nous n’avons vu ni X ni Y se mobiliser pour soutenir les victimes.
Il est donc bien facile aujourd’hui de venir se faire le défenseur de la cause au moment où même les plus islamophobes (Finkelkraut , Elisabeth Badinter , Taguief ; Bernard Henry Levy, etc…) cherchent à se racheter une virginité en signant une pétition contre les affiches islamophobes du Front National. L’instrumentalisation et la récupération politicienne de nos actions , de notre colère et de nos révoltes sont inacceptables.
Notre combat n’a pas besoin de sprinters ou de récupérateurs, mais de marathoniens capables de tenir dans la durée, car se mobiliser en masse de manière émotive et sentimentale lorsque les images ou l’actualité nous interpellent comme pour la vague islamophobe ou la question palestinienne, ne fait qu’altérer notre crédibilité à nos yeux et aux yeux de l’opinion publique. L’opportunisme politique non plus n’a pas sa place dans nos rangs, nous sommes plusieurs organisations issues des quartiers populaires de toute la France à mener ce combat et d’autres depuis des décennies, et à avoir mis en place, depuis plusieurs années un outil politique nommé (FSQP) Forum Social des Quartiers Populaires pour mener tous ces combats sur le champ politique, et cet outil ne demande qu’à être renforcé dans son autonomie et son organisation pour porter notre parole loin des paternalismes qu’ils soient blancs ou basanés.
Si vous avez compris qu’il ne faut pas être dupes , rejoignez nous pour continuer la lutte engagée par nos parents et nos grands frères à qui nous devons le respect. www.crifrance.com www.fsqp.fr
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