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Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
- au_gré_du_vent
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17 Mar 2010 20:00 #50169
par au_gré_du_vent
Les policiers haïtiens ne patrouillent pas dans les camps.
Déjà traumatisées par le séisme qui a dévasté Port-au-Prince le 12 janvier, des femmes et même des fillettes sont victimes de viols dans les camps de sinistrés. La catastrophe a rendu les Haïtiennes encore plus vulnérables à ce fléau. Des agressions sexuelles se produisent tous les jours dans les plus grands camps, soulignent les travailleurs humanitaires. La plupart ne sont pas signalées à cause de la honte éprouvée par les victimes et de leur crainte d'être stigmatisées ou de subir des représailles des agresseurs.
Le viol était déjà un problème majeur à Haïti et a souvent été utilisé comme une arme politique dans les périodes de troubles. Mais le séisme du 12 janvier, qui a fait quelque 200.000 morts, a rendu les femmes et les fillettes encore plus vulnérables à ces agressions. Elles ont perdu leur maison et sont contraintes de vivre dans des tentes ou des abris recouverts de bâches. Beaucoup ont également perdu mari, frères et fils et n'ont plus de proches masculins à leurs côtés pour les protéger dans des camps où règne la promiscuité. Sans éclairage ni sécurité, les camps deviennent particulièrement dangereux après le coucher du soleil. A Port-au-Prince, une jeune mère de 21 ans raconte avoir été violée par trois hommes après être sortie de son abri le soir du 27 février pour se rendre aux latrines.
Elle explique également que sa famille n'a pas reçu d'aide alimentaire car les hommes haïtiens remettant les coupons pour la distribution de vivres réclament des faveurs sexuelles. Le chantage «sexe contre nourriture» n'est pas rare dans les camps, note un rapport publié mardi par l'Institut interuniversitaire pour la recherche et le développement à Haïti. «En particulier, les jeunes filles doivent négocier sexuellement pour obtenir un abri (...) et avoir accès à l'aide alimentaire.»
Le camp où la jeune mère a été violée compte 47.000 personnes, entassées sur un ancien terrain de sport situé dans un quartier qui a toujours été considéré comme dangereux. Parmi les habitants des lieux, on compte une dizaine de prisonniers évadés, précise Fritznel Pierre, un défenseur des droits de l'homme. Il a recensé trois autres viols en réunion sur le site, dont celui d'une adolescente de 17 ans par six hommes. «Elle dit qu'elle voit ses assaillants, mais a peur de les dénoncer parce qu'elle devrait alors quitter le camp et n'a nulle part où aller», explique-t-il. Dans le quartier de Pétionville, sur les hauteurs de Port-au-Prince, une victime de viol de sept ans était soignée lundi dans l'hôpital d'un campement installé sur un parcours de golf. Une enfant âgée de seulement deux ans avait été violée dans le même camp deux semaines plus tôt. «Les femmes ne sont pas protégées», déplore Alison Thompson, coordinatrice médicale bénévole pour une organisation humanitaire haïtienne créée par l'acteur Sean Penn. Les viols «se produisent tous les jours dans tous les camps de Port-au-Prince».
Outre les infections sexuellement transmissibles classiques et une grossesse, les victimes sont également exposées au risque de contracter le virus du SIDA. Haïti a le taux d'infection au VIH le plus élevé du continent américain avec une personne sur 50 contaminée. Des dizaines de victimes ont sollicité l'aide de KOFAVIV, une association de femmes haïtiennes qui ont été la cible de viols à caractère politique en 2004. Elles ont été présentées à des avocats bénévoles américains venus à Port-au-Prince pour identifier des Haïtiens susceptibles d'être accueillis aux Etats-Unis pour raisons humanitaires.
«Je suis ici depuis cinq jours et j'ai parlé à 30 victimes (de viols), dont une dizaine de moins de 18 ans. Leurs histoires sont horribles», a déclaré Jayne Fleming, avocate de San Francisco. Peu de viols sont signalés car les femmes sont souvent confrontées à des questions humiliantes des policiers haïtiens qui laissent entendre qu'elles ont provoqué les agressions sexuelles. Selon le porte-parole de la police Gary Desrosiers, seulement 24 viols ont été rapporté aux autorités depuis le début de l'année. Le chef de la police, Mario Andresol, impute ces attaques aux quelque 7.000 détenus qui se sont évadés lors du séisme. «Nous sommes conscients du problème (...) mais ce n'est pas une priorité», a déclaré le mois dernier la ministre de l'Information Marie-Laurence Jocelyn Lassègue. Les policiers haïtiens ne patrouillent pas dans les camps.
Les premiers signes d'une volonté de s'attaquer au problème sont intervenus dimanche avec l'arrivée du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a promis des camps «sûrs».
La Libre.be
Déjà traumatisées par le séisme qui a dévasté Port-au-Prince le 12 janvier, des femmes et même des fillettes sont victimes de viols dans les camps de sinistrés. La catastrophe a rendu les Haïtiennes encore plus vulnérables à ce fléau. Des agressions sexuelles se produisent tous les jours dans les plus grands camps, soulignent les travailleurs humanitaires. La plupart ne sont pas signalées à cause de la honte éprouvée par les victimes et de leur crainte d'être stigmatisées ou de subir des représailles des agresseurs.
Le viol était déjà un problème majeur à Haïti et a souvent été utilisé comme une arme politique dans les périodes de troubles. Mais le séisme du 12 janvier, qui a fait quelque 200.000 morts, a rendu les femmes et les fillettes encore plus vulnérables à ces agressions. Elles ont perdu leur maison et sont contraintes de vivre dans des tentes ou des abris recouverts de bâches. Beaucoup ont également perdu mari, frères et fils et n'ont plus de proches masculins à leurs côtés pour les protéger dans des camps où règne la promiscuité. Sans éclairage ni sécurité, les camps deviennent particulièrement dangereux après le coucher du soleil. A Port-au-Prince, une jeune mère de 21 ans raconte avoir été violée par trois hommes après être sortie de son abri le soir du 27 février pour se rendre aux latrines.
Elle explique également que sa famille n'a pas reçu d'aide alimentaire car les hommes haïtiens remettant les coupons pour la distribution de vivres réclament des faveurs sexuelles. Le chantage «sexe contre nourriture» n'est pas rare dans les camps, note un rapport publié mardi par l'Institut interuniversitaire pour la recherche et le développement à Haïti. «En particulier, les jeunes filles doivent négocier sexuellement pour obtenir un abri (...) et avoir accès à l'aide alimentaire.»
Le camp où la jeune mère a été violée compte 47.000 personnes, entassées sur un ancien terrain de sport situé dans un quartier qui a toujours été considéré comme dangereux. Parmi les habitants des lieux, on compte une dizaine de prisonniers évadés, précise Fritznel Pierre, un défenseur des droits de l'homme. Il a recensé trois autres viols en réunion sur le site, dont celui d'une adolescente de 17 ans par six hommes. «Elle dit qu'elle voit ses assaillants, mais a peur de les dénoncer parce qu'elle devrait alors quitter le camp et n'a nulle part où aller», explique-t-il. Dans le quartier de Pétionville, sur les hauteurs de Port-au-Prince, une victime de viol de sept ans était soignée lundi dans l'hôpital d'un campement installé sur un parcours de golf. Une enfant âgée de seulement deux ans avait été violée dans le même camp deux semaines plus tôt. «Les femmes ne sont pas protégées», déplore Alison Thompson, coordinatrice médicale bénévole pour une organisation humanitaire haïtienne créée par l'acteur Sean Penn. Les viols «se produisent tous les jours dans tous les camps de Port-au-Prince».
Outre les infections sexuellement transmissibles classiques et une grossesse, les victimes sont également exposées au risque de contracter le virus du SIDA. Haïti a le taux d'infection au VIH le plus élevé du continent américain avec une personne sur 50 contaminée. Des dizaines de victimes ont sollicité l'aide de KOFAVIV, une association de femmes haïtiennes qui ont été la cible de viols à caractère politique en 2004. Elles ont été présentées à des avocats bénévoles américains venus à Port-au-Prince pour identifier des Haïtiens susceptibles d'être accueillis aux Etats-Unis pour raisons humanitaires.
«Je suis ici depuis cinq jours et j'ai parlé à 30 victimes (de viols), dont une dizaine de moins de 18 ans. Leurs histoires sont horribles», a déclaré Jayne Fleming, avocate de San Francisco. Peu de viols sont signalés car les femmes sont souvent confrontées à des questions humiliantes des policiers haïtiens qui laissent entendre qu'elles ont provoqué les agressions sexuelles. Selon le porte-parole de la police Gary Desrosiers, seulement 24 viols ont été rapporté aux autorités depuis le début de l'année. Le chef de la police, Mario Andresol, impute ces attaques aux quelque 7.000 détenus qui se sont évadés lors du séisme. «Nous sommes conscients du problème (...) mais ce n'est pas une priorité», a déclaré le mois dernier la ministre de l'Information Marie-Laurence Jocelyn Lassègue. Les policiers haïtiens ne patrouillent pas dans les camps.
Les premiers signes d'une volonté de s'attaquer au problème sont intervenus dimanche avec l'arrivée du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a promis des camps «sûrs».
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- Jalal
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18 Mar 2010 02:37 #50170
par Jalal
Réponse de Jalal sur le sujet Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
"Je suis l'ennemi de ce règne de l'homme qui n'est pas encore terminé. Pour moi, la femme est l'avenir de l'homme, au sens où Marx disait que l'homme est l'avenir de l'homme."
Louis Aragon - 1897-1982 - Commentaire au Fou d'Elsa - 1963
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- au_gré_du_vent
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18 Mar 2010 12:26 #50171
par au_gré_du_vent
Réponse de au_gré_du_vent sur le sujet Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
c'est tout simplement terrible, inhumain!
quoi qu'on dise de l'Algerie, ce genre de choses ne s'est pas produit dans les camps à la période de séismes! au contraire les gens étaient très solidaires et s'entraidaient!
quoi qu'on dise de l'Algerie, ce genre de choses ne s'est pas produit dans les camps à la période de séismes! au contraire les gens étaient très solidaires et s'entraidaient!
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- romance
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18 Mar 2010 14:28 #50172
par romance
Réponse de romance sur le sujet Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
ca depasse tout entendement :unknw:
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- Sabrina
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18 Mar 2010 14:35 #50173
par Sabrina
Réponse de Sabrina sur le sujet Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
Mon Dieu c`est vraiment malheureux d`un coté la perte de leurs maisons et certains membres de leurs familles..et d`un autre le viol.
j`ai pu suivre a la TV ya eu beaucoup de depassement !!
des enfants que certains americains voulaient faire passer les frontieres pour les vendre,d`autres coté tous les criminels sont dehors parceque la prison s`est effendrée..l`autre fois un grand criminel a voulu faire la loi dans un quartier et terroriser les familles sinistrées..tous les hommes du camp on pris couteaux, mattraques, et l`ont roué de coups presque tué!
ils le connaissent en plus, il fait parti des pires criminels d`Haiti..il tuait avant son emprisonnement meme les policiers il en a décapité plusieurs.
ces gens me font de la peine ..que des malheurs !! qui s`abettent sur eux depuis des années..et le tremblement vient en rajouter au lot.
j`ai pu suivre a la TV ya eu beaucoup de depassement !!
des enfants que certains americains voulaient faire passer les frontieres pour les vendre,d`autres coté tous les criminels sont dehors parceque la prison s`est effendrée..l`autre fois un grand criminel a voulu faire la loi dans un quartier et terroriser les familles sinistrées..tous les hommes du camp on pris couteaux, mattraques, et l`ont roué de coups presque tué!
ils le connaissent en plus, il fait parti des pires criminels d`Haiti..il tuait avant son emprisonnement meme les policiers il en a décapité plusieurs.
ces gens me font de la peine ..que des malheurs !! qui s`abettent sur eux depuis des années..et le tremblement vient en rajouter au lot.
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- Sabrina
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18 Mar 2010 14:50 #50174
par Sabrina
en Algerie il ne peut y avoir de telles choses a part biensur les terroristes qui ont violé des milliers de femmes et la majorité d`entre elles furent liquidées.
la population Algerienne ne pratique pas ce qu`on appelle " ta3adi 3ala el-horomette"
il ne faut pas aussi oublier que les prisons en Algerie ne se sont pas effendrées donc pas de possibilté d`avoir des détraqués sexuel entre la population...les Algeriens quand il ya une catasrophe se mobilisent.
le 21 mai 2003 moi et ma famille on a passé la nuit dehors comme la majorité des Algerois mais les hommes et les jeunes faisaient la garde toute la nuit.
pareille dans les camps de sinistrés..on a cette mentalité d`etre slidaire et d`avoir peur et d`etre sur ses gardes.
j`en suis sure meme si des criminels serait evadés en Algerie au moment du tremblement les hommes dans les camps auraient fait la garde a tour de role et les auraient linchés dans le cas ou ils s`approchent d`une tente ou il ya des femmes seules.
fi chedda nakadrou neteklou 3la ouled bladna.
Réponse de Sabrina sur le sujet Haïti: les femmes victimes de viols après le séisme
au_gré_du_vent;53768 écrit: c'est tout simplement terrible, inhumain!
quoi qu'on dise de l'Algerie, ce genre de choses ne s'est pas produit dans les camps à la période de séismes! au contraire les gens étaient très solidaires et s'entraidaient!
en Algerie il ne peut y avoir de telles choses a part biensur les terroristes qui ont violé des milliers de femmes et la majorité d`entre elles furent liquidées.
la population Algerienne ne pratique pas ce qu`on appelle " ta3adi 3ala el-horomette"
il ne faut pas aussi oublier que les prisons en Algerie ne se sont pas effendrées donc pas de possibilté d`avoir des détraqués sexuel entre la population...les Algeriens quand il ya une catasrophe se mobilisent.
le 21 mai 2003 moi et ma famille on a passé la nuit dehors comme la majorité des Algerois mais les hommes et les jeunes faisaient la garde toute la nuit.
pareille dans les camps de sinistrés..on a cette mentalité d`etre slidaire et d`avoir peur et d`etre sur ses gardes.
j`en suis sure meme si des criminels serait evadés en Algerie au moment du tremblement les hommes dans les camps auraient fait la garde a tour de role et les auraient linchés dans le cas ou ils s`approchent d`une tente ou il ya des femmes seules.
fi chedda nakadrou neteklou 3la ouled bladna.
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