Identité nationale ou l'art du détournement

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11 Fév 2010 01:13 #46043 par Jalal
Il y a maintenant quelques mois, que le gouvernement Sarkozy a enclenché un débat fumeux portant sur l'Identité Nationale. Ce débat suscite l'ébullition dans toutes les sphères politiques de notre société, ralliant tous les partis à cette réflexion. Il ne s'agit en aucun cas de décridibiliser cette question, qui est importante d'un point de vue sociologique mais aussi historique, et qu'il ne faut surtout pas laisser être manipuler par les partis bourgeois et fascistes. Il paraît évident, qu'en tant que marxiste, nous devons nous interroger sur cette question, seulement, fidèle aux préceptes marxistes, la réponse semble claire: "Le prolétaire n'a pas de patrie".

En effet, il s'agit là d'une volonté du gouvernement Capitaliste de masquer la réalité sociale et de dévier le problème majeur de nos sociétés, à savoir l'amplification et la radicalisation des rapports sociaux. Avec l'écologie, le débat sur l'identité Nationale trouve très bien sa place dans la catégorie "diviser pour mieux régner ". Nous sommes ainsi en présence de préoccupations, qui favorise chaque individu à se replier sur lui-même, à devenir toujours un peu plus individualiste. Il s'agit de se demander " qui suis-je ? ", " comment se construit mon individualité dans la Nation ? ", autant de questions favorables à la gestation et la suprématie du Capital. Le détournement des travailleurs de leurs intérêts n'est pas sans remarques à l'heure où le rôle historique du prolétariat devient de plus en plus évident.

De plus, cette division voulue par la bourgeoisie, s'accompagne d'une réforme sur le lycée qui n'est pas sans appels. Ce projet de loi, prévoit l'Histoire comme discipline optionnelle en terminale S. Division sans réflexion, telle est la devise que recherche à appliquer notre gouvernement afin de rendre les intellectuels et les chercheurs, plus compétitifs, plus flexibles à la dictature du Capital. Il faut une masse de travailleurs sans conscience de classes, et des chercheurs sans prises avec le monde qui les entourent, permettant ainsi aux Capitalistes de s'asseoirent sur le droit social et de pratiquer sans réserves leurs politiques d'exploitation en toute tranquillité.

Comme le disait Marx, un travailleur n'est pas Anglais, français, Allemand, il est une marchandise en proie à la classe bourgeoise internationale et aux intérêts du grand Capital.

L'objectif n'est pas dans la réflexion identitaire mais dans la réflexion internationale de lutte de classes des prolétaires face à une bourgeoisie arrogante. De plus, la tendance à centrer le débat sur une frange particulière de la population, à savoir les immigrés et plus précisément les immigrés de confession musulmane, montre bien une pratique vieille comme l'histoire de France: La désignation d'un bouc-émissaire, désignation faite, évidement par la classe au pouvoir.

Il faut se souvenir que la France à demander, pendant les 30 glorieuses, à ces ex-colonies de lui fournir de la Main-d'Oeuvre qu'elle n'avait pas...Le Capital ne se préoccupant pas de l'origine quelconque des travailleurs, mais ne cherchant qu'à retirer un maximum de profits dans la force de travail nouvelle, n'a évidement pas prit en charge la question sociale d'intégration de cette population. Le capital ne se soucie guère des conditions sociales, au sens large du terme, dans lesquelles évoluent les travailleurs d'où la si mauvaise "intégration" de la dernière vague d'immigration. A l'inverse, les premières vagues d'immigration, datant de la IIIe République, d'origine Italienne, s'est intégré non pas grâce à la République ou à la bourgeoisie mais bien grâce aux corporations et aux syndicats.

Source : combatmarxiste.over-blog.com/article-ide...nement-40825697.html

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