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France : mobilisation en faveur d'un médecin algérien menacé d'expulsion
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29 Jan 2010 00:01 #44638
par kredence
Un comité de soutien a été créé en faveur d'un médecin urgentiste algérien de 31 ans, exerçant au centre hospitalier de Lens (Pas-de-Calais) et sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF), a-t-on appris jeudi de sources concordantes. Selon la préfecture du Nord, département où Mounir Dehak réside, celui-ci doit quitter le territoire avant le 21 février.
Arrivé régulièrement en France en qualité d'étudiant, M. Dehak a été employé par le centre hospitalier depuis le 1er septembre 2006, sans autorisation de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) et de la Direction départementale du travail et de l'emploi (DDTE), et se trouve ainsi en infraction avec le Code du travail. M. Dehak ayant obtenu à deux reprises une note inférieure à la moyenne fixée par le jury de recrutement, la Drass a émis un avis défavorable à son recrutement, selon la préfecture.
"J'étais foudroyé" en recevant l'arrêté préfectoral a déclaré à l'AFP M. Dehak, qui envisage de déposer un recours devant le tribunal administratif. Il était arrivé à Lens alors qu'il y manquait 50% des personnels médicaux, et avait commencé à travailler tout en finissant une formation en "médecine de catastrophe", a-t-il indiqué.
Mercredi, une centaine de ses collègues, membres d'associations et élus locaux s'étaient rassemblés devant l'hôpital de Lens pour le soutenir. Une pétition a recueilli quelque 500 signatures, selon Jean Létoquart, délégué CGT. "On manque de médecins partout, là on en a un qui convient à tout le monde!", a protesté M. Létoquart.
Dans un communiqué, l'Amuf (Association des médecins urgentistes de France) a demandé l'arrêt de l'expulsion de M. Dehak, et dénoncé "l'exploitation de médecins étrangers dans les hôpitaux publics français".
Mounir Dehak, marié et père d'une petite fille de 7 mois, suit parallèlement à son activité d'urgentiste une formation dans le domaine de la prise en charge des polytraumatisés, qui doit durer encore deux ans.
AFP
Arrivé régulièrement en France en qualité d'étudiant, M. Dehak a été employé par le centre hospitalier depuis le 1er septembre 2006, sans autorisation de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales (Drass) et de la Direction départementale du travail et de l'emploi (DDTE), et se trouve ainsi en infraction avec le Code du travail. M. Dehak ayant obtenu à deux reprises une note inférieure à la moyenne fixée par le jury de recrutement, la Drass a émis un avis défavorable à son recrutement, selon la préfecture.
"J'étais foudroyé" en recevant l'arrêté préfectoral a déclaré à l'AFP M. Dehak, qui envisage de déposer un recours devant le tribunal administratif. Il était arrivé à Lens alors qu'il y manquait 50% des personnels médicaux, et avait commencé à travailler tout en finissant une formation en "médecine de catastrophe", a-t-il indiqué.
Mercredi, une centaine de ses collègues, membres d'associations et élus locaux s'étaient rassemblés devant l'hôpital de Lens pour le soutenir. Une pétition a recueilli quelque 500 signatures, selon Jean Létoquart, délégué CGT. "On manque de médecins partout, là on en a un qui convient à tout le monde!", a protesté M. Létoquart.
Dans un communiqué, l'Amuf (Association des médecins urgentistes de France) a demandé l'arrêt de l'expulsion de M. Dehak, et dénoncé "l'exploitation de médecins étrangers dans les hôpitaux publics français".
Mounir Dehak, marié et père d'une petite fille de 7 mois, suit parallèlement à son activité d'urgentiste une formation dans le domaine de la prise en charge des polytraumatisés, qui doit durer encore deux ans.
AFP
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