Le Rwanda au Commenwealth

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21 Déc 2009 18:05 #40267 par khadija
Le Rwanda au Commenwealth a été créé par khadija
Le président Kagamé a fait d'une pierre deux coups. En même temps que le Rwanda fait son entrée dans le Commonwealth, il renoue avec la France après des années de brouille. Le rapprochement avec Londres traduit une certaine rancœur à l'égard de Paris. C'est aussi une alerte pour la Francophonie. Elle doit voir dans ce départ le signe d'une désaffection susceptible de faire des émules.

Certes, Kagamé part tout en restant. En reprenant ses relations avec Paris, il fait preuve d'une grande habileté. En effet, si la rancœur est tenace, le chef de l'Etat rwandais donne le sentiment de ne pas vouloir frustrer inutilement les Français. Mais ce serait une erreur de croire que le dossier du lourd contentieux franco-rwandais est clos [Kigali avait rompu ses relations avec Paris fin 2006, après l'émission de mandats d'arrêt par le juge français Jean-Louis Bruguière contre des proches de Kagamé pour leur implication dans le génocide de 1994].

Il est hors de doute que la forte personnalité du président Kagamé [au pouvoir depuis 2000] a pesé de tout son poids dans ce qui apparaît aujourd'hui comme une revanche sur l'Histoire. Celui qui n'a jamais digéré le fait colonial et néocolonial français doit se satisfaire de sa double victoire. Il n'a jamais pardonné à la France ses positions troubles et fourbes dans le conflit qui les a opposés, lui et les siens, au régime Habyarimana (1973-1994). Parvenu au pouvoir, il avait rapidement tourné le dos à un monde francophone qu'il jugeait vassalisé par la France.

Les faiblesses de la France se révèlent de jour en jour, et celle-ci a du mal à convaincre les nouvelles générations d'Africains. Les déceptions se multiplient : difficultés d'obtention des visas, mesures drastiques à l'endroit des immigrants, etc. Le recul de la langue française dans la communauté scientifique internationale et la pression multiforme du business international ne sont pas non plus de nature à encourager le maintien des Africains dans l'espace francophone, qui se résume à un club de politiciens complices.

Le départ pour le Commonwealth d'un Rwanda francophone devenu bilingue constitue un désastre pour la France et sa francophonie. Avec ce choix, le Rwanda, qui sort d'une longue nuit de tourmente, s'assume et affirme son indépendance. Contrairement à la Francophonie, laxiste sur certains plans, le Commonwealth a ses critères et des valeurs à défendre. Le camp anglo-saxon, avec sa langue, son respect de la culture des autres, son sens et son respect de la démocratie républicaine, son inventivité, force l'admiration. C'est un véritable choc pour un francophone que de se retrouver en milieu anglophone. Le Burkina, qui a une frontière avec un pays anglophone, le Ghana, en sait quelque chose. La multiplication des écoles bilingues au Pays des hommes intègres est en cela un signal fort.

Avec le départ du Rwanda, la Francophonie doit se livrer à une introspection sérieuse et sans complaisance. La mauvaise gestion de la démocratie et des ressources par des dirigeants cupides et bénéficiant du soutien de la France est à ce point déconcertante pour les jeunes générations qu'il ne faut pas exclure à terme de nouvelles désaffections.


Courrier international



Espérons que cela va donner des idées à d'autres pays qui emboiterons le pas au Rwanda car on ne gagne rien avec la france qui continue à mépriser les pays d'Afrique et le peuple africains qui est en france.

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21 Déc 2009 20:02 #40268 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Le Rwanda au Commenwealth
Tres bon article qui resume bien la pensee de la nouvelle generation d'africain libre et independant intellectuellement,loin de la mentalitee de colonise que les francais ont inculque a des generations de pauvres africains,et ce a travers leur ecoles,et universitees

J'avais deja poste un article sur le Rwanda,quii avait adopte la langue anglaise comme langue de travail en remplacement du francais.

Mais c'etait surtout a cause de l'ingerence politique et l'hegemonie economique de la France sur le Rwanda.

Vivement que les algeriens comprennent,qu'en utilisant le francais,on perpetue notre dependance economique mais surtout culturelle,alors que les gens de ce pays haissent les algeriens, les traitent comme des animaux en France,en plus du passe execrable des francais en Algerie.

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22 Déc 2009 21:51 #40269 par hacene
Réponse de hacene sur le sujet Le Rwanda et la langue de Molière
Ce qu'il nous faut c'est la diversification des langues étrangères dans
l'enseignement pour former des cadres qui prendraient en charge l'interprétariat
des sociétés étrangères activant en Algérie, au lieu de faire appel à des
Egyptiens qui servent actuellement d'interprètes aux Chinois.

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22 Déc 2009 22:13 #40270 par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Le Rwanda au Commenwealth
Hacene,je ne suis pas du tout d'accord avec toi.

Au contraire,il faut une specialisation,pas de diversification qui nous ferait perdre beaucoup de temps.

Il faut se limiter aux langues qui nous ferait economiser de l'argent et gagner du temps,et il n'y a qu'une seule langue qui peut le faire,c'est l'anglais.

Le reste des langues peut s'apprendre a l'universite et dans les grandes ecoles d'interpretariat et elles se resument a 5,par ordre d'importance pour l'economie algerienne.

1-Espagnol

2-Chinois (mandarin)

3-Allemand

4-Russe

5-Francais

Il ne faut pas courir plusieurs lievres a la fois,le plus urgent pour sortir du
marasme economique,de la dependance economique, culturelle francaise,c'est d'adopter la langue anglaise le plus vite possible,et releguer le francais a la 3 place apres l'arabe,sans chercher a comprendre,sans fignoler.

Justement parler d'interpretes egyptiens qui servent aux chinois,c'est une honte pour nous,de ne pas avoir 10 a 20 milles algeriens diplomes en langue anglaise qui pourraient faire le job,

Justement cela demontre clairement que l'anglais est langue de travail de la planete,il faut balancer le francais au plutot du bled,si on veut avancer.

hacene;43298 écrit: Ce qu'il nous faut c'est la diversification des langues étrangères dans
l'enseignement pour former des cadres qui prendraient en charge l'interprétariat
des sociétés étrangères activant en Algérie, au lieu de faire appel à des
Egyptiens qui servent actuellement d'interprètes aux Chinois.

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