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Obama : le prix Nobel de la paix
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01 Déc 2009 20:33 #37639
par khadija
Obama : le prix Nobel de la paix a été créé par khadija
Le plan ambitieux d’Obama pour gagner en Afghanistan
Le président américain Barack Obama doit annoncer dans la nuit de mardi à mercredi un plan militaire et financier pour gagner cette guerre qui dure depuis déjà huit ans. Il prévoirait notamment l’envoi de 34 000 soldats supplémentaires sur le terrain et l’objectif d’une montée en puissance de l’armée et de la police afghane
Des soldats de la coalition en octobre 2009 à Kandahar (sud), au moment de la visite en Afghanistan du comité militaire de l'OTAN (Photo : OTAN).
Le décor de la prestigieuse académie militaire de West Point et le parterre d’hommes en uniforme suffira-t-il à convaincre l’Amérique de la nécessité d’envoyer davantage de soldats américains au feu ?
C’est la tâche à laquelle s’est attelé le président Barack Obama, qui devait annoncer, la nuit dernière, son plan tant attendu pour l’Afghanistan.
L’hôte de la Maison-Blanche devait dresser un tableau par étapes, dont la première est l’envoi de troupes supplémentaires et la seconde l’entraînement et la montée en puissance des forces afghanes qui prendront petit à petit la responsabilité de la sécurité de leur pays, afin de réduire progressivement l’implication de l’Amérique.
100 000 militaires américains sur le terrain
Ce message est destiné d’abord aux Américains, de moins en moins favorables à la guerre menée depuis huit ans. L’année 2009 est d’ores et déjà la plus coûteuse en vies humaines pour les armées occidentales en Afghanistan. La « stratégie de sortie » du président pourrait s’apparenter à celle utilisée en Irak, à la différence qu’elle ne comporte pas de calendrier précis. En Irak, les États-Unis ont annoncé un retrait dès le mois d’août pour les forces de combat et d’ici à la fin de 2011 pour le reste des troupes.
En Afghanistan, les États-Unis vont donc envoyer 34 000 soldats supplémentaires, ce qui, avec les 22 000 hommes déjà envoyés cette année, portera à plus de 100 000 le nombre total de militaires américains sur le terrain. Entre-temps, le président aura tenté de convaincre l’Otan, et d’autres partenaires parmi les 43 pays engagés au sein de la coalition internationale, d’envoyer de leur côté 5 000 hommes en Afghanistan. Les forces américaines, plus celles de l’Otan, devraient permettre de réunir les 40 000 hommes réclamés par le général américain Stanley McChrystal, commandant en chef des troupes américaines et de l’Otan en Afghanistan.
Les premières unités de marines arriveront dès janvier dans la province du Helmand, grande productrice d’opium et forteresse des talibans, dans le sud du pays. C’est là que sont concentrées les troupes britanniques. La plupart des autres forces américaines seront concentrées dans la province de Kandahar (sud du pays), dont une grande partie est sous le contrôle des talibans et où les troupes américaines sont en nombre insuffisant, notamment dans la ville de Kandahar.
Obama a fixé des objectifs à Karzaï
Au volet militaire du plan Obama s’ajoute un volet politique destiné à affaiblir les talibans en renforçant l’État afghan. C’est la stratégie du « nation building », tentée avec plus ou moins de succès dans d’autres zones : Balkans, Irak, Timor-Oriental. Elle consiste à bâtir des structures gouvernementales fortes pour assurer la stabilité des gouvernements dans des pays dévastés par la guerre. En Afghanistan, les conseillers du président Obama sont convaincus que cela passe par un renforcement des structures de l’armée et de la police afghanes. L’année prochaine, les effectifs militaires afghans passeront donc de 90 000 à 134 000 hommes, dont 10 000 seront envoyés dans la province du Helmand.
Dans cette zone, les effectifs des policiers seront portés à 4 100 et la capacité du centre de formation de la police afghane sur place y sera doublée. D’ici à six mois, la coalition internationale et le président Karzaï mettront sur pied un plan de réforme de la police afin de la préparer à assurer elle-même la responsabilité de la sécurité du pays, district par district, province par province. Ce transfert devrait commencer dès l’année prochaine, si les Afghans sont prêts.
Le volet politique du plan Obama s’appuie sur le président Hamid Karzaï. Ces derniers mois, l’administration Obama n’a pas caché qu’elle désapprouvait sa conduite des affaires et le chaos qui a marqué l’élection présidentielle, entachée par des fraudes massives. Lors d’une longue conversation par vidéoconférence, mardi, avec son homologue afghan, le président Obama lui a fixé des objectifs pour qu’il améliore la situation militaire et politique de son pays, et un calendrier de neuf mois pour réussir.
Une « guerre nécessaire » pour Barack Obama
Le premier ministre britannique, Gordon Brown, dont le pays est le second contributeur en hommes, – il en enverra 500 autres prochainement –, a lâché avant-hier que son pays et les États-Unis attendent du président Karzaï qu’il mette en place « des réformes importantes pour s’assurer dès maintenant que dans les 400 provinces et districts du pays des gouverneurs honnêtes sont nommés pour leur mérite, avec des objectifs de développement, des compétences et des ressources définis ».
Lakhdar Brahimi, diplomate onusien, envoyé spécial en Afghanistan puis en Irak, a dirigé la conférence de Bonn en 2001 qui a mis sur pied le gouvernement afghan actuel. Il est sceptique sur les chances de succès d’un nouveau plan s’il n’inclut pas toutes les factions afghanes. « À la conférence de Bonn, 35 factions ont signé l’accord de gouvernement, dit-il. Nous aurions dû immédiatement essayer de rallier ceux qui n’étaient pas à Bonn, et particulièrement les talibans. L’accord préalable de toutes les factions est réellement indispensable si l’on veut réussir. » Mais les appels du président Karzaï adressés au principal leader de l’opposition, le mollah Omar, pour qu’il participe à la reconstruction du pays n’ont pas, pour l’instant, rencontré d’échos positifs.
S’il ne devait pas figurer au premier plan du discours du président Obama, le Pakistan, maillon extrêmement fragile de la région, est inclus dans la « nouvelle stratégie » du président américain. Son administration a passé un nouveau partenariat stratégique avec Islamabad, comprenant une coopération militaire et économique accrue, en échange d’une volonté de lutter contre les talibans pakistanais, qui coordonnent leurs actions avec leurs homologues afghans.
Reste au président Obama à convaincre le Congrès américain de la justesse de ses projets. Et notamment l’amener à lui donner les moyens de financer cette « guerre nécessaire » dont il a hérité. Et dont il se serait bien passé.
Agnès ROTIVEL
Le président américain Barack Obama doit annoncer dans la nuit de mardi à mercredi un plan militaire et financier pour gagner cette guerre qui dure depuis déjà huit ans. Il prévoirait notamment l’envoi de 34 000 soldats supplémentaires sur le terrain et l’objectif d’une montée en puissance de l’armée et de la police afghane
Des soldats de la coalition en octobre 2009 à Kandahar (sud), au moment de la visite en Afghanistan du comité militaire de l'OTAN (Photo : OTAN).
Le décor de la prestigieuse académie militaire de West Point et le parterre d’hommes en uniforme suffira-t-il à convaincre l’Amérique de la nécessité d’envoyer davantage de soldats américains au feu ?
C’est la tâche à laquelle s’est attelé le président Barack Obama, qui devait annoncer, la nuit dernière, son plan tant attendu pour l’Afghanistan.
L’hôte de la Maison-Blanche devait dresser un tableau par étapes, dont la première est l’envoi de troupes supplémentaires et la seconde l’entraînement et la montée en puissance des forces afghanes qui prendront petit à petit la responsabilité de la sécurité de leur pays, afin de réduire progressivement l’implication de l’Amérique.
100 000 militaires américains sur le terrain
Ce message est destiné d’abord aux Américains, de moins en moins favorables à la guerre menée depuis huit ans. L’année 2009 est d’ores et déjà la plus coûteuse en vies humaines pour les armées occidentales en Afghanistan. La « stratégie de sortie » du président pourrait s’apparenter à celle utilisée en Irak, à la différence qu’elle ne comporte pas de calendrier précis. En Irak, les États-Unis ont annoncé un retrait dès le mois d’août pour les forces de combat et d’ici à la fin de 2011 pour le reste des troupes.
En Afghanistan, les États-Unis vont donc envoyer 34 000 soldats supplémentaires, ce qui, avec les 22 000 hommes déjà envoyés cette année, portera à plus de 100 000 le nombre total de militaires américains sur le terrain. Entre-temps, le président aura tenté de convaincre l’Otan, et d’autres partenaires parmi les 43 pays engagés au sein de la coalition internationale, d’envoyer de leur côté 5 000 hommes en Afghanistan. Les forces américaines, plus celles de l’Otan, devraient permettre de réunir les 40 000 hommes réclamés par le général américain Stanley McChrystal, commandant en chef des troupes américaines et de l’Otan en Afghanistan.
Les premières unités de marines arriveront dès janvier dans la province du Helmand, grande productrice d’opium et forteresse des talibans, dans le sud du pays. C’est là que sont concentrées les troupes britanniques. La plupart des autres forces américaines seront concentrées dans la province de Kandahar (sud du pays), dont une grande partie est sous le contrôle des talibans et où les troupes américaines sont en nombre insuffisant, notamment dans la ville de Kandahar.
Obama a fixé des objectifs à Karzaï
Au volet militaire du plan Obama s’ajoute un volet politique destiné à affaiblir les talibans en renforçant l’État afghan. C’est la stratégie du « nation building », tentée avec plus ou moins de succès dans d’autres zones : Balkans, Irak, Timor-Oriental. Elle consiste à bâtir des structures gouvernementales fortes pour assurer la stabilité des gouvernements dans des pays dévastés par la guerre. En Afghanistan, les conseillers du président Obama sont convaincus que cela passe par un renforcement des structures de l’armée et de la police afghanes. L’année prochaine, les effectifs militaires afghans passeront donc de 90 000 à 134 000 hommes, dont 10 000 seront envoyés dans la province du Helmand.
Dans cette zone, les effectifs des policiers seront portés à 4 100 et la capacité du centre de formation de la police afghane sur place y sera doublée. D’ici à six mois, la coalition internationale et le président Karzaï mettront sur pied un plan de réforme de la police afin de la préparer à assurer elle-même la responsabilité de la sécurité du pays, district par district, province par province. Ce transfert devrait commencer dès l’année prochaine, si les Afghans sont prêts.
Le volet politique du plan Obama s’appuie sur le président Hamid Karzaï. Ces derniers mois, l’administration Obama n’a pas caché qu’elle désapprouvait sa conduite des affaires et le chaos qui a marqué l’élection présidentielle, entachée par des fraudes massives. Lors d’une longue conversation par vidéoconférence, mardi, avec son homologue afghan, le président Obama lui a fixé des objectifs pour qu’il améliore la situation militaire et politique de son pays, et un calendrier de neuf mois pour réussir.
Une « guerre nécessaire » pour Barack Obama
Le premier ministre britannique, Gordon Brown, dont le pays est le second contributeur en hommes, – il en enverra 500 autres prochainement –, a lâché avant-hier que son pays et les États-Unis attendent du président Karzaï qu’il mette en place « des réformes importantes pour s’assurer dès maintenant que dans les 400 provinces et districts du pays des gouverneurs honnêtes sont nommés pour leur mérite, avec des objectifs de développement, des compétences et des ressources définis ».
Lakhdar Brahimi, diplomate onusien, envoyé spécial en Afghanistan puis en Irak, a dirigé la conférence de Bonn en 2001 qui a mis sur pied le gouvernement afghan actuel. Il est sceptique sur les chances de succès d’un nouveau plan s’il n’inclut pas toutes les factions afghanes. « À la conférence de Bonn, 35 factions ont signé l’accord de gouvernement, dit-il. Nous aurions dû immédiatement essayer de rallier ceux qui n’étaient pas à Bonn, et particulièrement les talibans. L’accord préalable de toutes les factions est réellement indispensable si l’on veut réussir. » Mais les appels du président Karzaï adressés au principal leader de l’opposition, le mollah Omar, pour qu’il participe à la reconstruction du pays n’ont pas, pour l’instant, rencontré d’échos positifs.
S’il ne devait pas figurer au premier plan du discours du président Obama, le Pakistan, maillon extrêmement fragile de la région, est inclus dans la « nouvelle stratégie » du président américain. Son administration a passé un nouveau partenariat stratégique avec Islamabad, comprenant une coopération militaire et économique accrue, en échange d’une volonté de lutter contre les talibans pakistanais, qui coordonnent leurs actions avec leurs homologues afghans.
Reste au président Obama à convaincre le Congrès américain de la justesse de ses projets. Et notamment l’amener à lui donner les moyens de financer cette « guerre nécessaire » dont il a hérité. Et dont il se serait bien passé.
Agnès ROTIVEL
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- romance
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05 Déc 2009 18:02 #37640
par romance
Réponse de romance sur le sujet Obama : le prix Nobel de la paix
le nobel de la paix qui se transforme en nobel de la guerre du pipo tout ca !
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- khadija
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05 Déc 2009 23:01 #37641
par khadija
Réponse de khadija sur le sujet Obama : le prix Nobel de la paix
Même en lui donnant le bénéfice du doute, avec tout les partisants de la guerre il aura du mal à faire imposer son point de vue bien que se soit le président des USA. Imagine combien de gens vont être au chômage s'il fait rentrer tous ses soldats et de plus l'industrie de la guerre va mettre la cléf sous la porte. Il a fait des promesses qu'il ne pouvait tenir et de plus maintenant il est le pantin "noir" de ceux qui détiennent vraiment le pouvoir.
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