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Quand Frédéric Mitterrand payait pour des jeunes garçons
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08 Oct 2009 14:36 #32996
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Mitterrand : une enquête policiere ?
AP
08/10/2009
Le Syndicat France Police a annoncé jeudi son intention de saisir le procureur de la République de Paris pour obtenir l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Frédéric Mitterrand pour "infraction" à l'article 225 du Code pénal réprimant la fréquentation de prostitués mineurs.
"La confession de M. Mitterrand dans son livre ("La mauvaise vie", Robert Laffont, 2005, NDLR) suffit amplement à justifier l'ouverture d'une enquête préliminaire pour ces faits graves qui ne semblent pas être prescrits par la loi", affirme dans un communiqué Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat policier minoritaire.
L'article 225-12-1 du Code pénal prévoit que "le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir, en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d'un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende".
De même, "dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l'étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation", stipule l'article 225-12-3.
Dans son livre "La mauvaise vie", le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand ne fait pas explicitement mention de rapports sexuels avec des prostitués mineurs en Thaïlande, employant seulement les termes "éphèbes", "garçons" et "gosses".
Le Figaro
08/10/2009
Le Syndicat France Police a annoncé jeudi son intention de saisir le procureur de la République de Paris pour obtenir l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Frédéric Mitterrand pour "infraction" à l'article 225 du Code pénal réprimant la fréquentation de prostitués mineurs.
"La confession de M. Mitterrand dans son livre ("La mauvaise vie", Robert Laffont, 2005, NDLR) suffit amplement à justifier l'ouverture d'une enquête préliminaire pour ces faits graves qui ne semblent pas être prescrits par la loi", affirme dans un communiqué Michel Thooris, secrétaire général de ce syndicat policier minoritaire.
L'article 225-12-1 du Code pénal prévoit que "le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir, en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d'un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende".
De même, "dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l'étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation", stipule l'article 225-12-3.
Dans son livre "La mauvaise vie", le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand ne fait pas explicitement mention de rapports sexuels avec des prostitués mineurs en Thaïlande, employant seulement les termes "éphèbes", "garçons" et "gosses".
Le Figaro
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09 Oct 2009 00:54 #32997
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Face à la polémique, Mitterrand se défend et exclut de démissionner
De Philippe ZYGEL (AFP) –
PARIS — Face à la polémique provoquée par d'anciens écrits, Frédéric Mitterrand s'est vivement défendu jeudi soir et a exclu de démissionner, affirmant n'avoir pas fait "l'apologie du tourisme sexuel" et n'avoir "jamais participé" à la pédophilie.
"Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte, je condamne la pédophilie à laquelle je n'ai jamais participé d'aucune manière", a lancé sur TF1 le ministre de la Culture, mis en cause pour son livre "La mauvaise vie", publié en 2005.
Cet ouvrage où il relatait des amours tarifées avec des "garçons" en Thaïlande, est à l'origine d'une virulente campagne lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis son soutien au cinéaste Roman Polanski.
Emu, M. Mitterrand a assuré que ce récit n'était pas "totalement autobiographique" et a martelé qu'il n'avait "jamais" songé à démissionner, soulignant que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient témoigné leur "confiance".
La polémique avait été jugée suffisamment importante pour que soit organisée dans la matinée à l'Elysée une réunion où il a été décidé que le ministre, jusque-là peu disert, se livre à cet exercice inédit, celui d'un membre du gouvernement dévoilant son intimité à la télévision.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas encore exprimé publiquement, avait jugé "courageux et talentueux" le livre incriminé, dans un entretien, cet été, au Nouvel Observateur.
Conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino avait donné le ton, en qualifiant d'"indigne" la polémique, soulignant qu'"il n'y avait pas de faits" contre lui.
"Le Premier ministre lui a fait part de son soutien personnel mercredi en marge du conseil des ministres", avait précisé l'entourage de François Fillon.
Tout au long de la journée, plusieurs ministres avaient témoigné leur solidarité à leur collègue, tout en l'invitant à réagir.
Récemment tancé pour ses propos équivoques devant un militant UMP d'origine arabe, Brice Hortefeux (Intérieur) a récusé "les jugements à l'emporte-pièce". "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement", a réagi Fadela Amara (Ville), autre ministre d'ouverture.
Dénonçant une "politique de fond de cuve", Laurent Wauquiez (Emploi), avait appelé M. Mitterrand à clarifier sa "sphère privée".
L'ouvrage a également agité les rangs du Parti socialiste, dont le porte-parole, Benoît Hamon, avait dénoncé un "ministre consommateur" de tourisme sexuel.
Avant même la mise au point de M. Mitterrand à la télévision, Arnaud Montebourg a exigé sa "révocation", tout comme Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France, tandis que Manuel Valls demandait au chef de l'Etat de statuer sur "son sort".
Choqué par cette "offensive populiste" de l'extrême-droite, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a en revanche défendu le ministre, dont le livre décrit, selon lui, "l'impasse de toute relation tarifée".
Du côté des écologistes, Daniel Cohn-Bendit, qui avait condamné le soutien à Roman Polanski, a jugé "minable" l'attaque de M. Hamon. Plus nuancée, Cécile Duflot (Verts) a appelé ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité".
L'intervention de M. Mitterrand n'a en revanche pas convaincu la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, qui avait lancé la polémique, en lisant lundi des extraits du livre à la télévision.
"Ce soir, plus qu'hier encore, il doit démissionner", a déclaré Mme Le Pen à l'AFP, accusant le ministre d'avoir "menti avec beaucoup d'impunité
PARIS — Face à la polémique provoquée par d'anciens écrits, Frédéric Mitterrand s'est vivement défendu jeudi soir et a exclu de démissionner, affirmant n'avoir pas fait "l'apologie du tourisme sexuel" et n'avoir "jamais participé" à la pédophilie.
"Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte, je condamne la pédophilie à laquelle je n'ai jamais participé d'aucune manière", a lancé sur TF1 le ministre de la Culture, mis en cause pour son livre "La mauvaise vie", publié en 2005.
Cet ouvrage où il relatait des amours tarifées avec des "garçons" en Thaïlande, est à l'origine d'une virulente campagne lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis son soutien au cinéaste Roman Polanski.
Emu, M. Mitterrand a assuré que ce récit n'était pas "totalement autobiographique" et a martelé qu'il n'avait "jamais" songé à démissionner, soulignant que Nicolas Sarkozy et François Fillon lui avaient témoigné leur "confiance".
La polémique avait été jugée suffisamment importante pour que soit organisée dans la matinée à l'Elysée une réunion où il a été décidé que le ministre, jusque-là peu disert, se livre à cet exercice inédit, celui d'un membre du gouvernement dévoilant son intimité à la télévision.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas encore exprimé publiquement, avait jugé "courageux et talentueux" le livre incriminé, dans un entretien, cet été, au Nouvel Observateur.
Conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino avait donné le ton, en qualifiant d'"indigne" la polémique, soulignant qu'"il n'y avait pas de faits" contre lui.
"Le Premier ministre lui a fait part de son soutien personnel mercredi en marge du conseil des ministres", avait précisé l'entourage de François Fillon.
Tout au long de la journée, plusieurs ministres avaient témoigné leur solidarité à leur collègue, tout en l'invitant à réagir.
Récemment tancé pour ses propos équivoques devant un militant UMP d'origine arabe, Brice Hortefeux (Intérieur) a récusé "les jugements à l'emporte-pièce". "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement", a réagi Fadela Amara (Ville), autre ministre d'ouverture.
Dénonçant une "politique de fond de cuve", Laurent Wauquiez (Emploi), avait appelé M. Mitterrand à clarifier sa "sphère privée".
L'ouvrage a également agité les rangs du Parti socialiste, dont le porte-parole, Benoît Hamon, avait dénoncé un "ministre consommateur" de tourisme sexuel.
Avant même la mise au point de M. Mitterrand à la télévision, Arnaud Montebourg a exigé sa "révocation", tout comme Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France, tandis que Manuel Valls demandait au chef de l'Etat de statuer sur "son sort".
Choqué par cette "offensive populiste" de l'extrême-droite, le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a en revanche défendu le ministre, dont le livre décrit, selon lui, "l'impasse de toute relation tarifée".
Du côté des écologistes, Daniel Cohn-Bendit, qui avait condamné le soutien à Roman Polanski, a jugé "minable" l'attaque de M. Hamon. Plus nuancée, Cécile Duflot (Verts) a appelé ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité".
L'intervention de M. Mitterrand n'a en revanche pas convaincu la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, qui avait lancé la polémique, en lisant lundi des extraits du livre à la télévision.
"Ce soir, plus qu'hier encore, il doit démissionner", a déclaré Mme Le Pen à l'AFP, accusant le ministre d'avoir "menti avec beaucoup d'impunité
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09 Oct 2009 05:39 #32998
par Elisa
Réponse de Elisa sur le sujet Quand Frédéric Mitterrand payait pour des jeunes garçons
il a failli me faire pleurer :LOL:
Quelle honte ! la france est gouvernée par ces gens là, quelle horreur ! il a quand meme avoué avec avoir eu des relations sexuelles avec des hommes en thailande et il dit ne pas faire l'apologie du tourisme sexuel ? ben c'était quoi alors ????
Ils sont à vomir vraiment !!!
Quelle honte ! la france est gouvernée par ces gens là, quelle horreur ! il a quand meme avoué avec avoir eu des relations sexuelles avec des hommes en thailande et il dit ne pas faire l'apologie du tourisme sexuel ? ben c'était quoi alors ????
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10 Oct 2009 11:16 #32999
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Frédéric Mitterrand sur TF1: Une erreur, sans doute. Un crime, non
Frédéric Mitterrand s'est exprimé au 20 h de TF1 pour répondre à la polémique sur son ouvrage "La mauvaise vie" où il confessait son penchant pour les "garçons" durant des séjours en Thaïlande.
Une polémique née d'une virulente campagne à retardement lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis son soutien au cinéaste Roman Polanski
"Je ne suis pas là pour me plaindre, on m'avait dit que la politique était quelque chose de dur, je le savais je le constate.
Ce livre n'est en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel, même si l'un des chapitres est une traversée de cet enfer, avec la fascination qu'elle peut exercer", a-t-il assuré, visiblement ému.
"L'amalgame malsain auquel je suis confronté, voudrait que les garçons soient des mineurs.
En aucun cas, a-t-il ajouté.... J'ai commis une erreur sans doute, un crime non, une faute même pas.
J'étais avec des gens qui avaient mon âge ou cinq ans de moins et qui étaient consentants.
J'ai fait une faute concernant la dignité humaine. Je pense qu'il faut se refuser à ce genre d'échange. Je ne veux pas me faire plaindre mais on peut commettre ce genre d'erreur."
A-t-il envisagé de démissionner? "Non, le président m'a réaffirmé sa confiance, comme monsieur Fillon qui a dit qu'il avait commencé à m'apprécier après avoir lu mon livre. Je n'ajouterai pas l'indignité à l'injustice."
Regrette-t-il son soutien à Roman Polanski? "J'ai voulu dire à un artiste qu'il ne serait pas abandonné par son ministre de la Culture. Je reconnais que j'ai peut-être été trop émotif."
Toute la journée, la polémique avait enflé. Conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino a qualifié d'"indigne" la polémique, soulignant qu'"il n'y avait pas de faits" contre lui.
"Le Premier ministre lui a fait part de son soutien personnel mercredi en marge du conseil des ministres", a-t-on indiqué dans l'entourage de François Fillon.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas exprimé publiquement, avait jugé "courageux et talentueux" le livre incriminé, dans un entretien, cet été, au Nouvel Observateur.
Le Parti socialiste divisé
Quatre ans après sa publication, l'ouvrage agite les rangs du Parti socialiste, dont le porte-parole, Benoît Hamon, a dénoncé mercredi un "ministre consommateur" de tourisme sexuel.
Arnaud Montebourg a exigé la "révocation" de M. Mitterrand, tout comme Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France, et Manuel Valls a demandé au chef de l'Etat de statuer sur "son sort".
Choqué par cette "offensive populiste" de l'extrême-droite, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a, en revanche, défendu le ministre, dont le livre décrit, selon lui, "l'impasse de toute relation tarifée".
Du côté des écologistes, Daniel Cohn-Bendit, qui avait condamné le soutien à Roman Polanski, a jugé "minable" l'attaque de M. Hamon. Plus nuancée, Cécile Duflot (Verts) a appelé ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité", appelant à "poser la question simplement" au ministre.
Me Georges Kiejman, avocat de Roman Polanski et "ami de Frédéric Mitterrand", a appelé à la démission de M. Hamon, accusé de "paroles ignorantes et populistes".
Hortefeux en soutien
Dans la majorité, la mise au point de M. Mitterrand a été réclamée par plusieurs ministres, qui lui ont apporté leur soutien.
Récemment tancé pour ses propos équivoques devant un militant UMP d'origine arabe, Brice Hortefeux (Intérieur) a récusé "les jugements à l'emporte-pièce". "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement", a réagi Fadela Amara (Ville), autre ministre d'ouverture.
Laurent Wauquiez (Emploi) a dénoncé une "politique de fond de cuve", tout en appelant M. Mitterrand à une clarifier sa "sphère privée".
Marine Le Pen (FN), qui a lancé la polémique, a réaffirmé que la présence de M. Mitterrand posait une "tache indélébile sur le gouvernement aux yeux du monde entier".
www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Fre...382-1101060_actu.Htm
Une polémique née d'une virulente campagne à retardement lancée par l'extrême droite, mobilisée depuis son soutien au cinéaste Roman Polanski
"Je ne suis pas là pour me plaindre, on m'avait dit que la politique était quelque chose de dur, je le savais je le constate.
Ce livre n'est en aucun cas l'apologie du tourisme sexuel, même si l'un des chapitres est une traversée de cet enfer, avec la fascination qu'elle peut exercer", a-t-il assuré, visiblement ému.
"L'amalgame malsain auquel je suis confronté, voudrait que les garçons soient des mineurs.
En aucun cas, a-t-il ajouté.... J'ai commis une erreur sans doute, un crime non, une faute même pas.
J'étais avec des gens qui avaient mon âge ou cinq ans de moins et qui étaient consentants.
J'ai fait une faute concernant la dignité humaine. Je pense qu'il faut se refuser à ce genre d'échange. Je ne veux pas me faire plaindre mais on peut commettre ce genre d'erreur."
A-t-il envisagé de démissionner? "Non, le président m'a réaffirmé sa confiance, comme monsieur Fillon qui a dit qu'il avait commencé à m'apprécier après avoir lu mon livre. Je n'ajouterai pas l'indignité à l'injustice."
Regrette-t-il son soutien à Roman Polanski? "J'ai voulu dire à un artiste qu'il ne serait pas abandonné par son ministre de la Culture. Je reconnais que j'ai peut-être été trop émotif."
Toute la journée, la polémique avait enflé. Conseiller spécial de M. Sarkozy, Henri Guaino a qualifié d'"indigne" la polémique, soulignant qu'"il n'y avait pas de faits" contre lui.
"Le Premier ministre lui a fait part de son soutien personnel mercredi en marge du conseil des ministres", a-t-on indiqué dans l'entourage de François Fillon.
Nicolas Sarkozy, qui ne s'est pas exprimé publiquement, avait jugé "courageux et talentueux" le livre incriminé, dans un entretien, cet été, au Nouvel Observateur.
Le Parti socialiste divisé
Quatre ans après sa publication, l'ouvrage agite les rangs du Parti socialiste, dont le porte-parole, Benoît Hamon, a dénoncé mercredi un "ministre consommateur" de tourisme sexuel.
Arnaud Montebourg a exigé la "révocation" de M. Mitterrand, tout comme Jean-Paul Huchon, président de l'Ile-de-France, et Manuel Valls a demandé au chef de l'Etat de statuer sur "son sort".
Choqué par cette "offensive populiste" de l'extrême-droite, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, a, en revanche, défendu le ministre, dont le livre décrit, selon lui, "l'impasse de toute relation tarifée".
Du côté des écologistes, Daniel Cohn-Bendit, qui avait condamné le soutien à Roman Polanski, a jugé "minable" l'attaque de M. Hamon. Plus nuancée, Cécile Duflot (Verts) a appelé ne pas "pas faire d'amalgame entre pédophilie et homosexualité", appelant à "poser la question simplement" au ministre.
Me Georges Kiejman, avocat de Roman Polanski et "ami de Frédéric Mitterrand", a appelé à la démission de M. Hamon, accusé de "paroles ignorantes et populistes".
Hortefeux en soutien
Dans la majorité, la mise au point de M. Mitterrand a été réclamée par plusieurs ministres, qui lui ont apporté leur soutien.
Récemment tancé pour ses propos équivoques devant un militant UMP d'origine arabe, Brice Hortefeux (Intérieur) a récusé "les jugements à l'emporte-pièce". "On lui fait payer tout simplement son entrée au gouvernement", a réagi Fadela Amara (Ville), autre ministre d'ouverture.
Laurent Wauquiez (Emploi) a dénoncé une "politique de fond de cuve", tout en appelant M. Mitterrand à une clarifier sa "sphère privée".
Marine Le Pen (FN), qui a lancé la polémique, a réaffirmé que la présence de M. Mitterrand posait une "tache indélébile sur le gouvernement aux yeux du monde entier".
www.ouest-france.fr/actu/actuDetFdj_-Fre...382-1101060_actu.Htm
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