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Les relations entre l’Algérie et la France au point mort
- kredence
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06 Oct 2009 22:11 #32940
par kredence
Les relations entre l’Algérie et la France au point mort a été créé par kredence
Les relations entre l’Algérie et la France au point mort
Par merouane mokdad , le 06/10/2009
« Les relations algéro-françaises sont au point mort ».
Ce commentaire émane d'un diplomate français. Il constitue un aveu sur l'état des relations entre l'Algérie et la France qui traversent une nouvelle période de froid.
Les deux pays ne se parlent presque plus. Illustration de cette absence de dialogue : la visite à Alger du Secrétaire général de l'Elysée et homme de confiance de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, qui devait intervenir avant la fin de l'année, n'aura pas lieu.
Les deux pays n'ont toujours pas défini une base pour relancer les relations bilatérales. Une situation qui confirme les divergences profondes entre les deux pays.
Autre illustration de cette tension : Alger n'a donné aucune suite à la demande de Paris d'organiser une visite du ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, Éric Besson en Algérie.
Cette demande date de plusieurs mois. Eric Besson devait déjà se rendre en Algérie en février 2009 dans le cadre d'une tournée africaine.
Mais le déplacement a été annulé.
La demande a été relancée l'été dernier à l'occasion de l'ouverture des négociations sur les accords de 1968 en matière d'immigration, sans que les autorités algériennes ne donnent de réponse claire.
En juin 2009, Paris a demandé à l'Algérie d'entamer des discussions sur l'accord de décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles en France.
Les négociations n'ont pas abouti (voir TSA du jour). « Nous souhaitons maintenir les discussions sur cette question pour l'intérêt des deux pays, liés par un partenariat stratégique », nous-t-on précisé.
Paris compte sur la prochaine réunion à Alger de la grande commission mixte parlementaire pour remettre sur la table cette question ainsi que d'autres. Améliorer la libre circulation des personnes demeure une exigence constante de la politique extérieure de l'Algérie, expliquent les Algériens.
Les relations entre les deux pays traversent une zone de turbulence depuis la réouverture du dossier de l'assassinat des moines de Tibhrine et les accusations portées contre l'armée algérienne.
D'un autre côté, les nouvelles mesures, contenues dans la loi de finance complémentaire (LFC) 2009 et l'absence de groupes français dans les grands contrats d'infrastructures en Algérie agacent à Paris.
La ministre française de l'Economie et des finances, Christine, souhaiterait se déplacer en Algérie pour discuter de ces questions surtout que la France souhaite garder sa position de premier investisseur hors hydrocarbures dans le pays. Mais là encore, Alger n'a toujours pas fixé de date à cette visite.
Côté algérien, la visite d'Etat du président Bouteflika en France pourrait ne jamais avoir lieu. M. Bouteflika devait se rendre à Paris en juin 2009. Cette visite a été annulée sans explications côté algérien. Récemment à New York, en marge de la tenue de l'Assemblée générale de l'ONU, les présidents Bouteflika et Sarkozy ne sont pas rencontrés, « à cause d'un problème d'agenda », selon une source française.
TSA
Par merouane mokdad , le 06/10/2009
« Les relations algéro-françaises sont au point mort ».
Ce commentaire émane d'un diplomate français. Il constitue un aveu sur l'état des relations entre l'Algérie et la France qui traversent une nouvelle période de froid.
Les deux pays ne se parlent presque plus. Illustration de cette absence de dialogue : la visite à Alger du Secrétaire général de l'Elysée et homme de confiance de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, qui devait intervenir avant la fin de l'année, n'aura pas lieu.
Les deux pays n'ont toujours pas défini une base pour relancer les relations bilatérales. Une situation qui confirme les divergences profondes entre les deux pays.
Autre illustration de cette tension : Alger n'a donné aucune suite à la demande de Paris d'organiser une visite du ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, Éric Besson en Algérie.
Cette demande date de plusieurs mois. Eric Besson devait déjà se rendre en Algérie en février 2009 dans le cadre d'une tournée africaine.
Mais le déplacement a été annulé.
La demande a été relancée l'été dernier à l'occasion de l'ouverture des négociations sur les accords de 1968 en matière d'immigration, sans que les autorités algériennes ne donnent de réponse claire.
En juin 2009, Paris a demandé à l'Algérie d'entamer des discussions sur l'accord de décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles en France.
Les négociations n'ont pas abouti (voir TSA du jour). « Nous souhaitons maintenir les discussions sur cette question pour l'intérêt des deux pays, liés par un partenariat stratégique », nous-t-on précisé.
Paris compte sur la prochaine réunion à Alger de la grande commission mixte parlementaire pour remettre sur la table cette question ainsi que d'autres. Améliorer la libre circulation des personnes demeure une exigence constante de la politique extérieure de l'Algérie, expliquent les Algériens.
Les relations entre les deux pays traversent une zone de turbulence depuis la réouverture du dossier de l'assassinat des moines de Tibhrine et les accusations portées contre l'armée algérienne.
D'un autre côté, les nouvelles mesures, contenues dans la loi de finance complémentaire (LFC) 2009 et l'absence de groupes français dans les grands contrats d'infrastructures en Algérie agacent à Paris.
La ministre française de l'Economie et des finances, Christine, souhaiterait se déplacer en Algérie pour discuter de ces questions surtout que la France souhaite garder sa position de premier investisseur hors hydrocarbures dans le pays. Mais là encore, Alger n'a toujours pas fixé de date à cette visite.
Côté algérien, la visite d'Etat du président Bouteflika en France pourrait ne jamais avoir lieu. M. Bouteflika devait se rendre à Paris en juin 2009. Cette visite a été annulée sans explications côté algérien. Récemment à New York, en marge de la tenue de l'Assemblée générale de l'ONU, les présidents Bouteflika et Sarkozy ne sont pas rencontrés, « à cause d'un problème d'agenda », selon une source française.
TSA
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