Une trentaine d'organisations, associations, syndicats et partis, regroupés au sein du Collectif Liberté, Egalité, Justice (CLEJ), ont dénoncé hier "l’alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés en France".
Dans un communiqué commun, 34 organisations dont le Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l'homme, le syndicat des Avocats en France et des partis de gauche, ont dénoncé "l’alarmante banalisation des atteintes aux droits et libertés en France" et "réclamé un moratoire sur l'usage par les forces de police d'armes de type flash-ball et Taser".
Elles ont exigé l'ouverture d'une information judiciaire sur les incidents survenus le 8 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) lors de la dispersion par la police d'une manifestation contre l'évacuation d'un squat.
Plusieurs personnes ont été blessées, dont un jeune homme qui a perdu un œil.
"Depuis 2005, ce ne sont pas moins de sept personnes qui ont perdu un œil dans les mêmes conditions, dont cinq pour la seule année 2009", rappellent les signataires du communiqué, dénonçant également les "contrôles au faciès", "le délit d’outrage" et "les gardes à vue abusives".
"Il est inacceptable que la police, dont le principal objet est d'assurer la sécurité des personnes, puisse être perçue, en raison de certaines de ses pratiques, comme une menace", ajoutent-ils
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