Un concours de police invalidé pour discrimination raciale

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11 Mai 2009 19:58 #24679 par rayane2009
Voila la France comment elle te dit que nous somme un payes riche elle sa richesse elle Vien de l’Afrique .sons la friquet la France et in payes super pauvre .

Origines de la Françafrique
Le général de Gaulle, quand il accède à la présidence de la République, doit affronter une situation internationale nouvelle, celle où les colonies de la France du sud du Sahara affirment leur volonté d’accéder à l’indépendance. De Gaulle fait mine d’accepter. Mais dans le même temps, il charge, dès 1958, son plus proche collaborateur, Jacques Foccart, de créer un système de réseaux qui emmaillotent les anciennes colonies dans un ensemble d’accords de coopérations politique, économique et militaire qui les placent entièrement sous tutelle. Ainsi, il charge son bras droit de faire le contraire de ce qu’il dit, c’est-à-dire d’installer la dépendance par un certain nombre de moyens qui sont forcément illégaux, inavouables, occultes.

Quels moyens ? Citons notamment la sélection d’un certain nombre de chefs d’Etat amis, la guerre civile dissuasive (de 100 000 à 400 000 morts dans la guerre indépendantiste au Cameroun en 1960 : ce qui ne figure dans aucun manuel d’histoire) ; le meurtre (assassinat de Sylvanus Olympio, premier président élu au Togo) ; la fraude électorale, qu’on verra réapparaître dans les années 1990... Un seul chef d’Etat d’une ancienne colonie a échappé à ce système : Sékou Touré, en Guinée. Mais il a fait l’objet de tant de complots vrais en deux ans qu’il a fini par en voir des faux partout …

Pour veiller à ce que ce système tienne bien en place, Jacques Foccart a installé des réseaux : des moyens de tenir ces pays au bénéfice de la France grâce à une organisation barbouzarde sophistiquée. Là encore, quels moyens ? Des officiers placés auprès de chaque chef d’Etat, chargés de les protéger mais parfois aussi de les éliminer ; des entreprises faux-nez des services secrets (M Le Floch Prigent a ainsi avoué qu’Elf avait été créée pour servir d’instrument aux services secrets) ; tout un tas de petites entreprises de sécurité, enfin, dont les prestations surfacturées permettaient de payer les sociétés de mercenaires... Bref, un système élaboré d’installation de forces parallèles. Et puis il y a eu l’instauration du franc CFA, présenté comme un cadeau fait à l’Afrique, et qui est en réalité un instrument magnifique de convertibilité en Suisse d’un certain nombre de richesses africaines.

Comment donner une idée de cet enrichissement mutuel entre les commanditaires français et les potentats africains ? Pour cela, il suffit de chiffrer ce qu’a rapporté la rente pétrolière du Gabon en l’espace de quarante ans : peut-être 200 milliards de francs. Or le Gabon est aussi le pays qui a le plus mauvais système de santé en Afrique. On pense bien que ces 200 milliards ne sont pas allés aux Gabonais. Ils ont été partagés entre Omar Bongo, ses proches, et les commanditaires. Même chose pour les fortunes d’Houphouët-Boigny (60 milliards de francs), d’Eyadema, de Moussa Traore, de Mobutu … souvent égales à l’endettement de leurs pays respectifs.

Ce mécanisme d’économie de rente consiste à capter la différence entre les matières premières payées à très bas prix et leur prix de vente. A cela s’ajoute le détournement d’une bonne partie de l’aide publique au développement (au moins la moitié, l’autre servant à des objectifs géopolitiques, ou de "lubrifiant" à l’extraction de la rente : il faut bien faire tourner un minimum les Etats pillés par leurs régimes …). A tout cela, ajoutons encore le fardeau insupportable de la dette : la baisse du cours des matières premières a obligé les potentats à s’endetter à bas taux.

Tout de même, au bout d’un certain temps, les régimes n’ont pas pu continuer à dire : "Nous sommes là pour le développement ou le progrès de nos peuples." Ils ont donc dû utiliser l’arme ultime du politique, qui est le bouc émissaire. Leur discours s’est adapté à cette situation. Il est devenu le suivant : "Je ne suis pas là pour le mieux être mais parce que si ce n’est pas moi, ce sera votre adversaire ethnique de toujours" …

On a vu comment ce discours ethnique, apparu à la fin des années 1980 dans des régimes en bout de course, a conduit au génocide au Rwanda. Aujourd’hui, la situation en Côte d’Ivoire est du même ordre : un régime en fin de parcours, en situation d’épuisement, de ruine économique, qui commence à utiliser l’arme ethnique avec tous les risques que cela peut avoir.

La nature de la dégradation des régimes "aidés" par la France peut tenir en une formule : l’aide publique au développement est devenue une aide secrète au contre-développement.

Elle s’est accompagnée d’une dégradation en France même. On est ainsi passé du réseau centralisé de Foccart, installé à l’Elysée, à la dispute entre Foccart et Pasqua, puis à l’apparition des réseaux Giscard, Mitterrand, Madelin, Rocard, etc. Soit 4 ou 5 réseaux politico-affairistes, mais aussi 3 ou 4 grandes entreprises menant leurs propres stratégies : Elf, Bouygues (qui gérait les services publics en Côte d’Ivoire), Bolloré (qui acquiert un monopole des transports et du tabac en Afrique, et qui est en train de remplacer Elf comme faux-nez des services secrets).

L’armée, elle aussi, a constitué son lobby, qui fait la politique de la France à Djibouti ou au Tchad. Sans oublier les différents services qui se bagarrent entre eux : la DGSE, bien entendu, première installée en Afrique auprès de chaque présidence, mais concurrencée par la DST notamment au Maghreb, au Soudan, au Burkina Faso, au Gabon..., qui au nom du danger de l’immigration se mêle des affaires intérieures d’un certain nombre de pays africains. Enfin la direction du renseignement militaire qui a joué un rôle majeur dans la désinformation au Rwanda, et la sécurité militaire, DPSD, chargée de contrôler les mercenaires et les trafiquants d’armes.

Voilà comment, après plusieurs années, on en est arrivé à une décomposition en une douzaine de réseaux et de lobbies. Avec des alliances conjoncturelles ou durables comme celle des réseaux Mitterrand et Pasqua, autour d’un certain nombre de motivations : chantage ; gestion des flux parallèles ; détournement de navires d’exportation ; constitution de l’empire des jeux de la "Corsafrique" qui est un vecteur de blanchiment important ; trafics de fausses monnaies, de drogues …

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