Ça se passe dans la plus belle démocratie du monde Israël : cachez-moi ces femmes que nous ne saurions voir
Deux ministres femmes pour un cabinet de 30 personnes, ce n’est pas des masses.
Mais c’est manifestement encore trop pour la presse ultraorthodoxe israélienne. Pour des raisons de “pudeur”, l’hebdo madaire Shaa Tova a purement et simplement fait disparaître Sofa Landver et Limor Livnat de la photo du nouveau gouvernement de Benyamin Nétanyahou, perdant plusieurs centimètres dans l’opération.
Désintégrée, la ministre de l’Intégration, comme sa collègue de la Culture et des Sports.
A la place des deux femmes, de grands trous noirs. Le quotidien religieux Yated Ne’eman, lui, s’est fendu d’un photomontage.
Deux ministres qui se tenaient initialement à l’extrémité de la photo se sont magiquement rapprochés de Benyamin Nétanyahou.
“La communauté ultraortho doxe estime que les femmes n’ont pas à avoir une vie publique, ni même à voter”, commente Galia Golan-Gild, professeur au Centre interdisciplinaire de Herzliya, qui rappelle que la presse haredie refuse de publier des photos de Tzipi Livni, leader du parti Kadima, et de mentionner son prénom.