- Messages : 11212
- Remerciements reçus 0
La France usera d'autres moyens pour offrir à Israël un siege dans la Francophonie.
- kredence
- Auteur du sujet
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
03 Avr 2009 11:41 #24078
par kredence
La France usera d'autres moyens pour offrir à Israël un siege dans la Francophonie. a été créé par kredence
Lors de la Journée de la Francophonie au Musée Beit Hatefoutsot à l’Université de Tel-Aviv, une question était sur toutes les lèvres de l’assistance : mais pourquoi Israël ne fait-il pas partie de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), alors que l’Etat hébreu compte, tous niveaux confondus, au moins 8 % de Francophones ?
Interview de Tobie Nathan, conseiller de coopération et d’action culturelle auprès de l’Ambassade de France par le Jerusalem Post (Copyrights).
Tobie Nathan : “Nous avons décidé de passer par d’autres chemins pour permettre à Israël de mettre un pied dans la Francophonie et, à terme, rendre évidente son adhésion.
Il s’agit d’accroître la participation d’Israël au sein des deux opérateurs de la Francophonie institutionnelle (l’OIF) : l’Agence universitaire de la Francophonie et l’Association des maires francophones dans le monde.
Dernièrement, Israël a rejoint le premier organisme en créant des départements francophones à l’Université de Tel-Aviv et au Collège académique de Netanya. Sur ces deux sites, l’enseignement – ou du moins sa majeure partie – est en français. Dans les deux structures, le projet connaît un grand succès.
J.P. : Quel est le réel enjeu pour l’Etat hébreu de figurer dans la liste des pays de la Francophonie ?
T.N. : Il faut savoir que l’OIF est un club de pays qui se constitue en lobby politique d’une part, et en lobby de communautés de cultures et de valeurs d’autre part. Sur le plan politique, cela signifie que la Francophonie peut exercer une pression, une influence, lors d’un grand vote de l’ONU par exemple.
De plus, l’OIF inclut des pays du Maghreb. Dans le cadre de l’adhésion d’Israël à l’association, ceux-ci pourraient donc devenir des alliés intéressants lors de certaines occasions et des interlocuteurs avec qui l’Etat hébreu n’a pas l’habitude de dialoguer.
Cependant, Israël, de par son histoire – un pays né de la Palestine sous mandat britannique – et pour des raisons politiques et diplomatiques évidentes, est plutôt rattaché au pôle anglo-saxon, qui se constitue pour beaucoup de pays du Commonwealth.
Et il est rare qu’un pays se retrouve dans deux pôles linguistiques en même temps. Peut-être que les dirigeants israéliens se demandent s’ils doivent faire ici un choix, tout en sachant qu’il n’est pas dans l’intérêt d’Israël de se retirer du pôle dans lequel il se trouve actuellement.
D’un point de vue culturel maintenant, la Francophonie se réunit autour de grandes traditions – universitaires ou artistiques entre autres.
Sur ce dernier plan, l’Etat hébreu est plutôt d’inspiration francophone. Concernant son cinéma par exemple : comme la France, Israël a le souci de créer son propre cinéma et de le promouvoir dans le monde.
Ce qui n’est pas le cas des pays anglo-saxons. Dans ses habitudes culturelles, le rattachement d’Israël à la Francophonie est tout à fait justifié”.—
Source: JPost
www.israelvalley.com/news/2009/04/01/222...dans-la-francophonie
Interview de Tobie Nathan, conseiller de coopération et d’action culturelle auprès de l’Ambassade de France par le Jerusalem Post (Copyrights).
Tobie Nathan : “Nous avons décidé de passer par d’autres chemins pour permettre à Israël de mettre un pied dans la Francophonie et, à terme, rendre évidente son adhésion.
Il s’agit d’accroître la participation d’Israël au sein des deux opérateurs de la Francophonie institutionnelle (l’OIF) : l’Agence universitaire de la Francophonie et l’Association des maires francophones dans le monde.
Dernièrement, Israël a rejoint le premier organisme en créant des départements francophones à l’Université de Tel-Aviv et au Collège académique de Netanya. Sur ces deux sites, l’enseignement – ou du moins sa majeure partie – est en français. Dans les deux structures, le projet connaît un grand succès.
J.P. : Quel est le réel enjeu pour l’Etat hébreu de figurer dans la liste des pays de la Francophonie ?
T.N. : Il faut savoir que l’OIF est un club de pays qui se constitue en lobby politique d’une part, et en lobby de communautés de cultures et de valeurs d’autre part. Sur le plan politique, cela signifie que la Francophonie peut exercer une pression, une influence, lors d’un grand vote de l’ONU par exemple.
De plus, l’OIF inclut des pays du Maghreb. Dans le cadre de l’adhésion d’Israël à l’association, ceux-ci pourraient donc devenir des alliés intéressants lors de certaines occasions et des interlocuteurs avec qui l’Etat hébreu n’a pas l’habitude de dialoguer.
Cependant, Israël, de par son histoire – un pays né de la Palestine sous mandat britannique – et pour des raisons politiques et diplomatiques évidentes, est plutôt rattaché au pôle anglo-saxon, qui se constitue pour beaucoup de pays du Commonwealth.
Et il est rare qu’un pays se retrouve dans deux pôles linguistiques en même temps. Peut-être que les dirigeants israéliens se demandent s’ils doivent faire ici un choix, tout en sachant qu’il n’est pas dans l’intérêt d’Israël de se retirer du pôle dans lequel il se trouve actuellement.
D’un point de vue culturel maintenant, la Francophonie se réunit autour de grandes traditions – universitaires ou artistiques entre autres.
Sur ce dernier plan, l’Etat hébreu est plutôt d’inspiration francophone. Concernant son cinéma par exemple : comme la France, Israël a le souci de créer son propre cinéma et de le promouvoir dans le monde.
Ce qui n’est pas le cas des pays anglo-saxons. Dans ses habitudes culturelles, le rattachement d’Israël à la Francophonie est tout à fait justifié”.—
Source: JPost
www.israelvalley.com/news/2009/04/01/222...dans-la-francophonie
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
Temps de génération de la page : 0.060 secondes












