Situation en Syrie : L'opposition d'accord pour une transition dirigée par une person

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26 Jul 2012 11:31 #115547 par romance
L'opposition syrienne a exprimé sa disposition à accepter une transition en Syrie conduite par une personnalité du régime de Bachar Al-Assad, a indiqué hier un porte-parole.

“Nous sommes d'accord pour le départ d'al Assad et le transfert de ses pouvoirs à une des personnalités du régime pour diriger une période de transition à l'instar de ce qui s'est passé au Yémen", a affirmé ce porte-parole du Conseil national syrien (CNS) de l'opposition, Georges Sabra. "Nous acceptons cette initiative, car la priorité aujourd'hui est de faire cesser les massacres et protéger les civils syriens et non pas le procès d'Assad", a ajouté le porte-parole du CNS, la principale instance de l'opposition. La Ligue arabe avait appelé la veille, à l'issue de deux réunions ministérielles à Doha, le président syrien Bachar al-Assad à céder le pouvoir en échange de "garanties sécuritaires pour lui et sa famille en vue d'un transfert pacifique du pouvoir".
La proposition arabe a été rejetée par le régime syrien. Damas a récusé toute idée d'un départ du président Al-Assad en échange de "garanties sécuritaires pour lui et sa famille en vue d'un transfert pacifique du pouvoir en Syrie", affirmant que cette décision "ne revient qu'au peuple syrien". Pour sa part, le président russe, Vladimir Poutine, a mis en garde lundi contre une guerre civile de longue durée en Syrie dans l'hypothèse où le président Bachar al-Assad était destitué du pouvoir de manière "inconstitutionnelle". "Nous craignons que si la direction actuelle du pays est destituée du pouvoir d'une manière inconstitutionnelle, l'opposition et la direction actuelle pourront simplement échanger les rôles", a déclaré M. Poutine, cité par l'agence Interfax.
"Les uns vont prendre la direction (du pays) et les autres vont être dans l'opposition", a-t-il ajouté à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement italien, Mario Monti. Dans cette hypothèse, "la guerre civile durera on ne sait combien de temps", a poursuivi M. Poutine. La Syrie est en proie à une révolte qui a déjà fait plus de 19.000 morts en 16 mois.

Publié dans :
Syrie

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27 Jul 2012 18:35 #115548 par ahmeddamien

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27 Jul 2012 21:03 #115549 par yasmi
L'opposition souffle le chaud et le froid.
Ce genre de déclaration fait paraître que l'opposition est en position de faiblesse.

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28 Jul 2012 02:34 #115550 par salim12
saha ftorkom
"l'opposition syrienne" un ramassis d'opportunistes financés par les pays du golfe et téléguidés par la turquie et les puissances occidentales , le remake du scénario libyen ne prendra pas en Syrie pour plusieurs raisons , l'armée syrienne reste, malgré les défections une puissance régionale , elle bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine et puis le régime d'El assad dispose d'une assise populaire assez conséquente ; alors malgré les aboiements d'el jazeera et consorts , une chose est certaine l'armée syrienne balaiera cette armée d'opérette qu'on appelle "armée syrienne libre" ... les évènements récents le prouvent puisque les forces syriennes ont pratiquement nettoyé tous les faubourgs de Damas . Alors pour une libye-bis on repassera ....

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28 Jul 2012 10:38 #115551 par romance
elle est en train de faire le nettoyage a sec a Alep

les occidentaux sont pris au piege ils ont crus que c etait la Libye qui a ete une proie facile car elle n a pas eu le soutien sincere des voisins la pauvre et avec mon plus grand regret

la ils sont tombes sur un os qui sera difficile de le briser en deux

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30 Jul 2012 13:56 #115552 par ahmeddamien
c est long
mais a lire
pour comprendre


Depuis 18 mois, la Syrie est en proie à des troubles qui n’ont cessé d’augmenter jusqu’à devenir un vaste conflit armé ayant déjà causé la mort d’environ 20 000 personnes. S’il y a consensus sur ce constat, les narrations et les interprétations divergent au-delà.

Pour les États occidentaux et leur presse, les Syriens aspireraient à vivre à l’occidentale dans des démocraties de marché. Suivant les modèles tunisien, égyptien et libyen du « printemps arabe », ils se seraient soulevés pour renverser leur dictateur Bachar el-Assad. Celui-ci aurait réprimé les manifestations dans le sang. Alors que les Occidentaux auraient souhaité intervenir pour faire cesser le massacre, les Russes et les Chinois, par intérêt ou par mépris de la vie humaine, s’y seraient opposés.

Au contraire, pour tous les États qui ne sont pas vassalisés par les USA et pour leur presse, les États-Unis auraient lancé une opération contre la Syrie qu’ils planifiaient de longue date. D’abord par le truchement de leurs alliés régionaux, puis directement, ils auraient infiltré des bandes armées qui ont déstabilisé le pays, sur le modèle des Contras du Nicaragua. Cependant ceux-ci n’auraient trouvé qu’un très faible soutien intérieur et auraient été mis en déroute pendant que la Russie et la Chine aurait empêché l’OTAN d’anéantir l’armée syrienne et de renverser ainsi l’équation régionale.

Qui dit vrai ? Qui se trompe ?
Les groupes armés en Syrie ne défendent pas la démocratie,
ils la combattent

En premier lieu, l’interprétation des événements syriens comme un épisode du « printemps arabe » est une illusion car ce « printemps » n’a pas de réalité. C’est un slogan publicitaire pour présenter positivement des faits hétéroclites. S’il y a bien eu une révolte populaire en Tunisie, au Yémen et au Bahrein, il n’y en a pas eue, ni en Égypte, ni en Libye. En Égypte, les manifestations de rue se sont limitées à la capitale et à une certaine bourgeoisie, jamais, absolument jamais, le peuple égyptien ne s’est senti concerné par le spectacle télégénique de la place Tahrir [1]. En Libye, il n’y a pas eu de révolte politique, mais un mouvement séparatiste de la Cyrénaïque contre le pouvoir de Tripoli, puis l’intervention militaire de l’OTAN qui a coûté la vie à environ 160 000 personnes.

La station libanaise NourTV a connu un vif succès en diffusant une série d’émissions d’Hassan Hamade et Georges Rahme intitulée « Le printemps arabe, de Lawrence d’Arabie à Bernard-Henri Lévy ». Les auteurs y développent l’idée que le « printemps arabe » est un remake de la « révolte arabe » de 1916-1918 orchestrée par les Britannique contre les Ottomans. Cette fois, les occidentaux ont manipulé les situations pour renverser une génération de leaders et imposer les Frères musulmans. De fait, le « printemps arabe » relève de la publicité mensongère. Désormais, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, et Gaza sont gouvernés par une confrérie qui d’un côté impose un ordre moral, et de l’autre soutient le sionisme et la capitalisme pseudo-libéral, c’est-à-dire les intérêts d’Israël et des Anglo-Saxons. L’illusion s’est dissipée. Certains auteurs, comme le Syrien Said Hilal Alcharifi raillent désormais le « printemps otanien ».

Deuxièmement, les dirigeants du Conseil national syrien (CNS) comme les commandants de l’Armée syrienne libre (ASL) ne sont aucunement des démocrates, au sens qu’ils seraient favorables à « un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », suivant la formule d’Abraham Lincoln reprise dans la Constitution française.
Ainsi, le premier président du CNS fut l’universitaire parisien Burhan Ghalioun. Il n’était aucunement « un opposant syrien persécuté par le régime » puisqu’il venait et circulait librement dans son pays. Il n’était pas non plus un « intellectuel laïque » comme il le prétend, puisqu’il était le conseiller politique de l’Algérien Abbassi Madani, président du Front islamique du salut (FIS), aujourd’hui réfugié au Qatar.
Son successeur, Abdel Basset Syda [2], n’est entré en politique qu’au cours des derniers mois, et s’est immédiatement affirmé comme un simple exécutant des volontés états-uniennes. Dès son élection à la tête du CNS, il s’est engagé non pas à défendre la volonté de son peuple, mais à appliquer la « feuille de route » que Washington a rédigé pour la Syrie : The Day after.
Les combattants de l’Armée syrienne libre ne sont pas plus des militants de la démocratie. Ils reconnaissent l’autorité spirituelle du cheikh Adnan al-Arour, un prêcheur takfiriste, qui appelle à renverser et à tuer Bachar el-Assad non pour des motifs politiques, mais uniquement parce qu’il est de confession alaouite, c’est-à-dire hérétique à ses yeux. Tous les officiers identifiés de l’ASL sont sunnites et toutes les brigades de l’ASL portent des noms de figures historiques sunnites. Les « tribunaux révolutionnaires » de l’ASL condamnent à mort leurs opposants politiques (et pas seulement les partisans de Bachar el-Assad) et les mécréants qu’ils égorgent en public. Le programme de l’ASL est de mettre fin au régime laïque installé par le Baas, le PSNS et les communistes au profit d’un régime confessionnel sunnite pur.

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