mission : sauver sa tête

Plus d'informations
11 Mar 2011 17:16 #69924 par Radia
mission : sauver sa tête a été créé par Radia
mission : sauver sa tête

Créé le 11.03.11 à 04h45 -- Mis à jour le 11.03.11 à 04h45
Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh (au centre).

Le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh (au centre). K.-A. ALI AL MAHDI / Reuters
Moyen-Orient La contestation monte au Maroc, en Algérie et au Yémen

Inquiets face à la montée de la contestation dans leur pays, les dirigeants du Maroc, de l'Algérie et du Yémen lâchent du lest pour éviter que le souffle du « printemps arabe » ne les emporte à leur tour.
Au Maroc, où de nouvelles manifestations sont prévues le 20 mars, Mohammed VI a annoncé mercredi une réforme de la Constitution, l'une des principales revendications des manifestants. Sans faire allusion aux révolutions arabes, le roi a également promis que le rôle du Premier ministre serait renforcé – une première dans ce pays où le monarque décide de tout –, et annoncé des mesures pour renforcer le pluralisme, les droits de l'homme et les libertés individuelles. « C'est le pays qui va le plus loin en matière politique », relève un observateur. Le discours a été plutôt bien accueilli. Satisfait, Saeed Binjebli, membre d'un mouvement de jeunes réclamant le changement, a toutefois affirmé à Reuters qu'« il n'[avait] pas répondu aux critiques sur la corruption, ni aux demandes concernant la libération des prisonniers politiques ».

Au Yémen, « c'est trop tard »
Confronté lui aussi à une vague de protestations (des étudiants, médecins, chômeurs, gardes communaux…), le président algérien Bouteflika a ordonné le 24 février la levée de l'état d'urgence instauré dix-neuf ans plus tôt et puise dans la rente pétrolière pour acheter la paix sociale. Sans grand succès. Une marche des chômeurs est prévue le 20 mars. Pour autant, un scénario à la tunisienne ou à l'égyptienne reste pour l'heure peu probable, tant la population est traumatisée par le souvenir de la guerre civile des années 1990.
Au Yémen, en revanche, le président Saleh aura du mal à sauver sa tête, malgré son appel au dialogue national et la proposition, rejetée hier par l'opposition, d'un référendum sur une nouvelle Constitution. « Cette énième manœuvre ne marchera pas, juge Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes. C'est trop tard, plus personne ne veut de Saleh, il a trop menti. »

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.058 secondes