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Le pouvoir d'achat en chute
- khadija
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08 Déc 2009 10:08 #38438
par khadija
Le pouvoir d'achat en chute a été créé par khadija
Six mois après la promulgation de la loi de finances complémentaire 2009, les effets se ressentent sur le marché.
Les produits de large consommation ne cessent de connaître des augmentations depuis quelques mois, notamment suite à la promulgation de la loi de finances complémentaire de 2009. L’une des explications avancées pour justifier ce phénomène est la réduction des importations.
L’obligation de recourir uniquement au crédit documentaire a été pour quelque chose dans cet état de choses. C’était d’ailleurs l’objectif visé explicitement par le gouvernement lorsque la loi de finances complémentaire a été adoptée. Il fallait réduire, coûte que coûte, la facture des importations, y compris celle des produits alimentaires.
Sans penser aux conséquences sur l’approvisionnement du marché et sur la flambée des prix. Cette dernière n’est certes pas nouvelle, mais la tendance a fini par s’exacerber en quelques mois. Tant pis pour les quelques milliers de travailleurs qui verront leur Snmg relevé dans quelques semaines. Il risque fort d’être grevé par la hausse des prix. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, n’a pas pu s’empêcher de souligner cette problématique lors de sa conférence de presse à l’issue de la tripartite la semaine dernière à Alger.
Sucre, légumes secs, pâtes alimentaires et autres denrées subissent la hausse des prix. Ils doivent d’ailleurs être acheminés de plusieurs ports du pays vers les marchés depuis l’interdiction de décharger les marchandises non conteneurisées au port d’Alger à partir de l’été dernier.
Les importateurs qui sont obligés de décharger leurs marchandises hors d’Alger, principal port du pays, font payer les frais de transport aux consommateurs.
Outre les produits alimentaires, on constate que les citoyens doivent payer les autres achats plus cher. La différence peut atteindre 100 dinars. C’est le cas pour les produits cosmétiques. Shampoings, déodorants, teintures pour cheveux figurent dans cette catégorie. La production locale existe mais elle est soit insuffisante, soit non conforme aux exigences des clients. Ce qui fait basculer la demande vers les articles importés ayant subi une pression. Les shampoings importés qui coûtaient 240 dinars l’unité sont cédés à 280 dinars.
La spirale n’a pas épargné les produits locaux et les shampoings produits en Algérie ont vu leurs prix grimper de 30%.Toujours en ce qui concerne les importations, les magasins de produits importés, notamment ceux franchisés, paient également les frais des mesures gouvernementales. Ils se vident et n’arrivent pas à reconstituer leurs stocks. Si les obstacles à l’importation sont franchis, il faut toujours s’affranchir des modalités douanières et ce n’est pas toujours facile.
Les conteneurs remplis de marchandises attendent toujours au port d’Alger. Plusieurs jours sont nécessaires pour les dédouaner. Les nouvelles procédures d’importation sont perçues comme extrêmement contraignantes. Les délais sont devenus plus longs. Ce constat est fait par les importateurs et leurs intermédiaires depuis plusieurs mois et rien ne présage d’une solution rapide à ce problème.
Il y a un signe qui ne trompe pas pour tous ceux qui veulent se renseigner sur l’état du commerce extérieur en Algérie. Depuis quelques jours, il n’y a plus la multitude de bateaux en attente d’accoster le port d’Alger. Avant l’été, pendant certaines semaines, il y avait jusqu’à 50 bateaux en rade.
Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a aussi pris des mesures réglementant l’importation de la pièce détachée.
Les concessionnaires automobiles se plaignent, à leur tour, des difficultés croissantes d’importer les pièces de rechange depuis l’entrée en vigueur, le 2 novembre, d’une nouvelle mesure interdisant l’importation de pièces non fabriquées par les équipementiers automobiles reconnus. Les concessionnaires sont en faveur de cette mesure, mais cela n’empêche pas l’apparition du problème de reconstitution des stocks. Les clients se plaindront si les prestataires de service n’arrivent pas à les satisfaire.
Alimentation, cosmétiques, pièces détachées: pour le gouvernement, il n’y pas de petites économies. Sauf que cette politique d’autarcie risque de s’étendre à d’autres produits essentiels comme les médicaments. Le gouvernement a été dans l’obligation de recourir à des mesures extrêmes dans le cadre de la LFC 2009 pour réduire la facture d’importation qui a atteint les 40 milliards de dollars en 2008. Dans un contexte de réduction des recettes d’exportation des hydrocarbures, les conséquences se manifestent à travers l’inflation galopante à plus de 5%, et une détérioration du pouvoir d’achat des travailleurs.
La baisse du dinar par rapport à l’euro ne fait qu’aggraver les choses. Ahmed Ouyahia promet de se pencher sur toutes ces questions. La deuxième mesure après l’augmentation du Snmg sera celle du contrôle des marges bénéficiaires des commerçants.
Ahmed MESBAH
Les produits de large consommation ne cessent de connaître des augmentations depuis quelques mois, notamment suite à la promulgation de la loi de finances complémentaire de 2009. L’une des explications avancées pour justifier ce phénomène est la réduction des importations.
L’obligation de recourir uniquement au crédit documentaire a été pour quelque chose dans cet état de choses. C’était d’ailleurs l’objectif visé explicitement par le gouvernement lorsque la loi de finances complémentaire a été adoptée. Il fallait réduire, coûte que coûte, la facture des importations, y compris celle des produits alimentaires.
Sans penser aux conséquences sur l’approvisionnement du marché et sur la flambée des prix. Cette dernière n’est certes pas nouvelle, mais la tendance a fini par s’exacerber en quelques mois. Tant pis pour les quelques milliers de travailleurs qui verront leur Snmg relevé dans quelques semaines. Il risque fort d’être grevé par la hausse des prix. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, n’a pas pu s’empêcher de souligner cette problématique lors de sa conférence de presse à l’issue de la tripartite la semaine dernière à Alger.
Sucre, légumes secs, pâtes alimentaires et autres denrées subissent la hausse des prix. Ils doivent d’ailleurs être acheminés de plusieurs ports du pays vers les marchés depuis l’interdiction de décharger les marchandises non conteneurisées au port d’Alger à partir de l’été dernier.
Les importateurs qui sont obligés de décharger leurs marchandises hors d’Alger, principal port du pays, font payer les frais de transport aux consommateurs.
Outre les produits alimentaires, on constate que les citoyens doivent payer les autres achats plus cher. La différence peut atteindre 100 dinars. C’est le cas pour les produits cosmétiques. Shampoings, déodorants, teintures pour cheveux figurent dans cette catégorie. La production locale existe mais elle est soit insuffisante, soit non conforme aux exigences des clients. Ce qui fait basculer la demande vers les articles importés ayant subi une pression. Les shampoings importés qui coûtaient 240 dinars l’unité sont cédés à 280 dinars.
La spirale n’a pas épargné les produits locaux et les shampoings produits en Algérie ont vu leurs prix grimper de 30%.Toujours en ce qui concerne les importations, les magasins de produits importés, notamment ceux franchisés, paient également les frais des mesures gouvernementales. Ils se vident et n’arrivent pas à reconstituer leurs stocks. Si les obstacles à l’importation sont franchis, il faut toujours s’affranchir des modalités douanières et ce n’est pas toujours facile.
Les conteneurs remplis de marchandises attendent toujours au port d’Alger. Plusieurs jours sont nécessaires pour les dédouaner. Les nouvelles procédures d’importation sont perçues comme extrêmement contraignantes. Les délais sont devenus plus longs. Ce constat est fait par les importateurs et leurs intermédiaires depuis plusieurs mois et rien ne présage d’une solution rapide à ce problème.
Il y a un signe qui ne trompe pas pour tous ceux qui veulent se renseigner sur l’état du commerce extérieur en Algérie. Depuis quelques jours, il n’y a plus la multitude de bateaux en attente d’accoster le port d’Alger. Avant l’été, pendant certaines semaines, il y avait jusqu’à 50 bateaux en rade.
Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement a aussi pris des mesures réglementant l’importation de la pièce détachée.
Les concessionnaires automobiles se plaignent, à leur tour, des difficultés croissantes d’importer les pièces de rechange depuis l’entrée en vigueur, le 2 novembre, d’une nouvelle mesure interdisant l’importation de pièces non fabriquées par les équipementiers automobiles reconnus. Les concessionnaires sont en faveur de cette mesure, mais cela n’empêche pas l’apparition du problème de reconstitution des stocks. Les clients se plaindront si les prestataires de service n’arrivent pas à les satisfaire.
Alimentation, cosmétiques, pièces détachées: pour le gouvernement, il n’y pas de petites économies. Sauf que cette politique d’autarcie risque de s’étendre à d’autres produits essentiels comme les médicaments. Le gouvernement a été dans l’obligation de recourir à des mesures extrêmes dans le cadre de la LFC 2009 pour réduire la facture d’importation qui a atteint les 40 milliards de dollars en 2008. Dans un contexte de réduction des recettes d’exportation des hydrocarbures, les conséquences se manifestent à travers l’inflation galopante à plus de 5%, et une détérioration du pouvoir d’achat des travailleurs.
La baisse du dinar par rapport à l’euro ne fait qu’aggraver les choses. Ahmed Ouyahia promet de se pencher sur toutes ces questions. La deuxième mesure après l’augmentation du Snmg sera celle du contrôle des marges bénéficiaires des commerçants.
Ahmed MESBAH
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- khadija
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08 Déc 2009 10:11 #38439
par khadija
Réponse de khadija sur le sujet Le pouvoir d'achat en chute
Le travailleur ne réussit déjà pas à rejoindre les deux bouts, lorsque son entreprise le paye, ceux qui sont sans emploi de quoi ils vivent ?
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- kredence
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08 Déc 2009 15:55 #38440
par kredence
Réponse de kredence sur le sujet Le pouvoir d'achat en chute
Khadija,il y a un probleme de fond,que certains algeriens semblent ignorer,il faut aussi eclairer le peuple sur ceux qui sont derriere ses histoires de penuries cycliques,de rupture de stock fictive,de detournement de subventions par certains commercants,et grossistes.
L'Etat algerien importe des produits de necessites subventionnes pour contenir les penuries et les hausses de prix.
1-Par ex: les boulangers recoivent de la farine et de la semoule subventionnees pour faire du pain,mais tres souvent la farine et la semoule sont detournees pour faire des gateaux ( qui countent plus chers),qu'ils revendent aux prix fort ( non subventionne)
Le boulanger se "plaignent" des penuries,mais ne disent jamais qu'eux memes sont responsables de ces detournements,et de ces penuries
Ceci est valable pour la tomate algerienne exportee en vrac vers la Tunisie,qui nous la semaine d'apres en conserve.
Je ne parle pas de tous les produits alimentaires,produits de pharmacie,de gasoil,du materiel agricole,des voitures importes et subventionnes par l'Etat algerien,qui partent directement vers les frontieres direction : Maroc,Tunisie,Mali,Mauritanie,Niger,Lybie.
Qui est deriere tout cela ??
Quelqu'un,quelque part doit savoir qui est ou sont les commanditaires de tous ces trafique ??
Personne ne parle de ce reseau de trafique national et international et je parle du peuple des gens comme nous.
Comme nous avons denonce le terrorisme,on doit denoncer la corruption,le trafique,le clientelisme,le bni-3amisme,la fraude,tout ce qui porte prejudice aux algeriens.
Justement on se mobilise pour un match (j'ai rien contre l'idee) mais on refuse de se mobiliser contre la fraude,la corruption,le trafique d'influence,l'Algerie est parmi les pays les plus corrompus du monde,et on n'a pas voler cette reputation.
L'Etat,c'est aussi chacun de nous,l'Etat ne peut mettre un flic derriere chaque algerien pour le proteger des penuries,si on n'a pas assez de civisme pour denoncer les escrocs,et les trafiquants alors je dis,il ne faut pas se plaindre.
En droit civil,on dit bien "qui se tait consent"
on est complice des trafiquant et ce malgre nous
L'Etat algerien importe des produits de necessites subventionnes pour contenir les penuries et les hausses de prix.
1-Par ex: les boulangers recoivent de la farine et de la semoule subventionnees pour faire du pain,mais tres souvent la farine et la semoule sont detournees pour faire des gateaux ( qui countent plus chers),qu'ils revendent aux prix fort ( non subventionne)
Le boulanger se "plaignent" des penuries,mais ne disent jamais qu'eux memes sont responsables de ces detournements,et de ces penuries
Ceci est valable pour la tomate algerienne exportee en vrac vers la Tunisie,qui nous la semaine d'apres en conserve.
Je ne parle pas de tous les produits alimentaires,produits de pharmacie,de gasoil,du materiel agricole,des voitures importes et subventionnes par l'Etat algerien,qui partent directement vers les frontieres direction : Maroc,Tunisie,Mali,Mauritanie,Niger,Lybie.
Qui est deriere tout cela ??
Quelqu'un,quelque part doit savoir qui est ou sont les commanditaires de tous ces trafique ??
Personne ne parle de ce reseau de trafique national et international et je parle du peuple des gens comme nous.
Comme nous avons denonce le terrorisme,on doit denoncer la corruption,le trafique,le clientelisme,le bni-3amisme,la fraude,tout ce qui porte prejudice aux algeriens.
Justement on se mobilise pour un match (j'ai rien contre l'idee) mais on refuse de se mobiliser contre la fraude,la corruption,le trafique d'influence,l'Algerie est parmi les pays les plus corrompus du monde,et on n'a pas voler cette reputation.
L'Etat,c'est aussi chacun de nous,l'Etat ne peut mettre un flic derriere chaque algerien pour le proteger des penuries,si on n'a pas assez de civisme pour denoncer les escrocs,et les trafiquants alors je dis,il ne faut pas se plaindre.
En droit civil,on dit bien "qui se tait consent"
on est complice des trafiquant et ce malgre nous
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- hacene
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08 Déc 2009 19:20 #38441
par hacene
Réponse de hacene sur le sujet pouvoir d'achat en chute
Pauvres naïfs ! Le pouvoir d'achat est en chute seulement pour les "SERFS"
la catégorie des pauvres, des démunis, des sous-payés, des laissés pour
compte.Il n'y a pas de crise financière en Algérie ! Les salaires des députés en sont la preuve. Croyez vous qu'un SNMG de 15000 DA puisse suffire à une
famille avec gosses scolarisées ? La chute du pouvoir d'achat, c'est l'inégalité
du partage des ressources nationales, c'est la main mise de la Mafia Algérienne
sur l'Importation et l'Exportation, c'est le silence de la population qui se résigne
à son sort !
la catégorie des pauvres, des démunis, des sous-payés, des laissés pour
compte.Il n'y a pas de crise financière en Algérie ! Les salaires des députés en sont la preuve. Croyez vous qu'un SNMG de 15000 DA puisse suffire à une
famille avec gosses scolarisées ? La chute du pouvoir d'achat, c'est l'inégalité
du partage des ressources nationales, c'est la main mise de la Mafia Algérienne
sur l'Importation et l'Exportation, c'est le silence de la population qui se résigne
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- khadija
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08 Déc 2009 21:06 #38442
par khadija
Réponse de khadija sur le sujet Le pouvoir d'achat en chute
Hacene te met pas en colère. Une famille avec 15000 dinars c'est la misére, tout est chère, le médecin avec une ordonnance 2000 dinars pour des médicaments , le lait pour le bébé trop chère, le pain et la vie en générale.
c'est pour cela que dès quelqu'un peu arrondir ces fins de mois en traficotant il le fait et cela en passant par la personne qui fait le ménage au maçon.
c'est pour cela que dès quelqu'un peu arrondir ces fins de mois en traficotant il le fait et cela en passant par la personne qui fait le ménage au maçon.
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- ben mhidi
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08 Déc 2009 22:17 #38443
par ben mhidi
Réponse de ben mhidi sur le sujet Le pouvoir d'achat en chute
1/la mise en place d'un organisme de lutte plusieurs corps d'etat doiven s'y associé la gendarmerie nationale, les douwane, service des impots , service du control du pris et de la qualité cet organisme doit etre chapoté par un juje nomé selon des critéres exsistant au préalabl dans la constitution ((donc nomé par la constitution pas par le chef de l'etat ou bien le gouvernement)),
2/des peines déssuasive mais surtout aplicable
3/les gents accépt plus facilement la pauvreté si ya une vrai justice social
4/métre l'accent sur l'education waleh que c'est la seule maniére pour notre ouma de s'en sortir
2/des peines déssuasive mais surtout aplicable
3/les gents accépt plus facilement la pauvreté si ya une vrai justice social
4/métre l'accent sur l'education waleh que c'est la seule maniére pour notre ouma de s'en sortir
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