Restrictions à l'importation : Les français cèdent à la panique

Plus d'informations
26 Aoû 2009 13:17 #28756 par kredence
Communiqué de l'Union Maritime et Fluviale Marseille-Fos

L'Algérie compte freiner massivement ses importations : l'UMF alerte les pouvoirs publics et économiques

Avec plus de 8MT de tonnes par an (hydrocarbures inclus), 10% du trafic total du port de Marseille-Fos repose sur les échanges avec l'Algérie. Dans les Bassins Est de Marseille, 35 à 40% des trafics sont destinés à l'Algérie.
La Loi de Finances Complémentaires adoptée par le gouvernement algérien le 29 juillet dernier précise les mesures suivantes :

- Fin des procurations : les personnes immatriculées au registre du commerce doivent être physiquement présentes lors des opérations d'importation et de contrôle aux frontières, ce qui représente une lourde contrainte pour le chef d'entreprise.

- Obligation de recourir au Crédit Documentaire (le CREDOC) pour le règlement des achats internationaux avec obligation pour les importateurs algériens d'un dépôt de garantie à hauteur de 25% du montant de la transaction, ce qui rend les transactions lourdes et coûteuses.

- La taxation à hauteur de 3% des services achetés à l'international, ce qui va engendrer un coût supplémentaire sur toutes les opérations d'engineering et de conseil.

- Taxation des véhicules à cylindrée supérieure à 2500 cm3 ainsi que des engins TP neufs.

- Interdiction totale d'importer des engins de TP d'occasion, pièce maîtresse de nos échanges avec l'Algérie.

- Tout nouvel investisseur étranger à compter de juillet 2009 devra s'associer à un partenaire algérien qui détiendra au minimum 51% du capital de la structure créée.

- L'Etat et les entreprises publiques algériennes ont droit de préemption sur toutes les cessions de participations d'actionnaires étrangers.

Ces mesures destinées à freiner les importations algériennes menacent directement l'activité dans les Bassins Est de nombre de nos adhérents dont le chiffre d'affaire est pour certain à 75% généré par les exportations sur l'Algérie. Les trafics ro/ro d'engins TP d'occasion notamment sont directement impactés par ces décisions.

Dans une lettre adressée le 25 août à Mme. Anne Marie Idrac ainsi qu'aux représentants politiques et économiques de notre région, l'UMF a souhaité témoigner au plus haut niveau de l'inquiétude des professionnels français travaillant avec l'Algérie.

La place portuaire de Marseille-Fos souhaite que la France, 2e partenaire mondial de l'Algérie entame des négociations pour que soient trouvées des solutions intermédiaires à ces mesures radicales qui pénalisent l'Algérie comme la France.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
26 Aoû 2009 13:29 #28757 par kredence
C'est tant mieux pour les escrocs-exportateurs francais et leur complices,les importateurs vereux algeriens.

Les francais se croyaient a l'abri d'une deconfiture en Algerie,ont bien raison de paniquer,plutot venir supplier le gouvernement algerien.

Puisque les francais adorent le Maroc,qu'ils demandent aux marocains d'acheter leur camelote,ils ont prefere le Maroc pour installer l'usine Renault,qu'ils demandent aux marocains d'acheter leur pourriture de marchandise de 2eme main de qualite douteuse.

Meme si je n'approuve pas toutes les decisions du President Bouteflika,je reconnais en lui,un grand politicien,un diplomate fute,c'est un coup de maitre qu'il vient de faire,et de retourner la situation economique de l'Algerie.

Pas d'importation de voiture francaise qui est repute de mauvaise qualite a travers le monde,si l'Algerie a besoin de voiture,elle ira les acheter en Allemagne,en Suede,mais pas en France.

On fait tourner leur usines en France mais les francais continuent de maltraiter et tuer nos emigres en France.

Les escrocs-importateurs d'Alger et de sa region sont au chomage,depuis la promulgation de la nouvelle loi des finances,plus de trafic,de fraude sur le prix et sur la qualite de la marchandise.

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Plus d'informations
27 Aoû 2009 11:07 #28758 par kredence
Suppression de l’importation d’engins d’occasion et imposition du crédit documentaire

L’étrange réaction des opérateurs français
Par Salah Benreguia

Comme il fallait s’y attendre, certains articles de la loi de finances complémentaire 2009 relatifs au commerce extérieur ont fait réagir certains milieux d’affaires étrangers.

L’instauration du crédit documentaire afin de régler les factures, un moyen de paiement, pour rappel, propre au commerce international, et surtout l’interdiction d’importer des engins de travaux publics d’occasion ne sont pas du goût de l’Union maritime et fluviale Marseille-Fos (UMF).

Cet organisme, qui fédère les associations de professionnels portuaires de Marseille-Fos et les compagnies maritimes ayant des transactions avec notre pays, n’a pas trouvé mieux que d’alerter, avant-hier mardi, la secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Anne-Marie Idrac, sur les menaces que représentent ces mesures sur les échanges franco-algériens.

Dans sa missive, l’UMF, a indiqué que «ces mesures menacent directement l’activité dans les bassins Est de nombre de nos adhérents», poursuit-elle, précisant que 35 à 40% du trafic y est destiné à l’Algérie.

Le chiffre d’affaires de certaines sociétés dépend même à 75% de ces exportations. «Les quatre cinquièmes du trafic ont disparu», a déclaré un porte-parole de l’organisation patronale à l’AFP, citant notamment l’exemple de la compagnie maritime Marfret.

Toutefois, des questions méritent d’être posées, même si les milieux français, on l’aura compris, ne cherchent que leurs intérêts via cette offensive.

Des mesures prises par l’Etat algérien dans le cadre d’une loi de finances, complémentaire soit-elle, sont-elles vraiment menaçantes pour les entreprises portuaires françaises ?

L’onde de choc est-elle à ce point violente pour toucher les intérêts maritimes français ? Pas si sûr.

Car, l’Etat algérien n’a pris que des mesures visant à diminuer la facture des importations.

Pourquoi alors, l’imposition du Credoc comme seul moyen de paiement, qui «est très sûr», selon les experts banquiers internationaux, est décriée par ces entreprises ?

Au lieu de s’adapter aux lois en vigueur, ces derniers se sont plongés, une fois de plus, dans leur sport favori, qui est la spéculation, et la pression pour faire changer les choses telles que souhaitées.

«Avec plus de 8 millions de tonnes par an [hydrocarbures inclus], 10% du trafic total du port de Marseille-Fos repose sur les échanges avec l’Algérie», signale l’UMF.

Mais, s’il est vrai que l’Algérie demeure le 2ème partenaire mondial de la France, il n’en demeure pas moins que la protection et la régulation de son économie passe avant toute autre chose.

Et nos partenaires étrangers doivent le comprendre.
La Tribune

Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.

Temps de génération de la page : 0.569 secondes