Comment faire fuir la matière grise (et ne pas géner les abrutis)...

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24 Oct 2010 14:39 #63850 par cimode
Fuites des cerveaux et échec des «stratégies» de retour
Les velléités de l’Etat à vouloir tout contrôler

L’évocation de la question de la migration renvoie nécessairement à «la fuite des cerveaux» ou à «la mobilité des compétences». Si beaucoup de pays, tels que la Chine, l’Inde et la Corée du Nord, ont su capter avec succès leurs compétences établies à l’étranger, la question reste problématique pour l’Algérie. Car «la migration des compétences n’a commencé à mobiliser l’attention des décideurs et chercheurs que bien tardivement, à partir du moment où elle a commencé à prendre des proportions importantes».


Le symposium international sur «La migration et le développement en Afrique», organisé par le Cread, a consacré un long débat sur «La mobilité des compétences et les logiques de retour».
Pour le chercheur Abdelkader Djeflat de l’université de Lille (France), la question de la diaspora est «l’une des plus ambivalentes et des plus controversées pour un certain nombre de pays. L’Afrique et l’Algérie en particulier, face à des défis analogues, restent figées dans des positions ambiguës, des a priori, des clichés et une crise généralisée de confiance entre les gouvernements et leurs diasporas et ce, malgré les déclarations de bonnes intentions et les mesures prises ici et là qui relèvent plus de la gesticulation».


Le chercheur a souligné, dans son intervention lors du colloque du Cread, qu’il est notoirement connu que la question des migrations en Algérie «n’a jamais été au sommet des préoccupations des autorités publiques et ce, bien avant la situation actuelle de l’exode des compétences». L’absence de politique et de stratégie sérieuse au niveau des instances de l’Etat a donné lieu à «des actions ponctuelles ne s’inscrivant parfois dans aucune logique. L’attitude de léthargie constatée au niveau des politiques publiques, jusqu’à une date récente, sont essentiellement des raisons qui expliqueraient l’abandon par l’Etat des compétences algériennes basées à l’étranger», a estimé M. Djeflat. Au regard du rôle central que peuvent jouer les élites intellectuelles basées à l’étranger dans le développement économique et social, voire politique du pays, l’Algérie tout comme l’Afrique «ne sauraient continuer à temporiser pour mobiliser au maximum ce formidable potentiel et pouvoir faire face au nouveau contexte mondial de la révolution simultanée des TIC, de l’immatériel, du redéploiement du capital international et des nouveaux équilibres géostratégiques», a indiqué le chercheur.
Il est d’autant plus impérieux d’agir, sachant qu’une partie de ces compétences arrive massivement dans le dernier quart du «cycle de vie» des compétences, c’est-à-dire la phase de maturité et de déclin où des projets de retour s’estompent.


Mme Marisa Fois, de l’université de Cagliari (Italie), a abondé dans le même sens en parlant du nécessaire «changement d’attitude» dans la perspective de faire participer la diaspora au développement du pays.
Après avoir passé au crible les timides tentatives des pouvoirs publics couronnées d’échecs, elle a estimé que «la contribution des cerveaux qui ne soit pas seulement économique, mais plutôt sociale et politique, qui pourrait conduire à un retour au pays d’origine, dépendra fondamentalement de la place que le gouvernement décide de lui donner». De son côté, le sociologue Aïssa Kadri, de l’institut Maghreb-Europe (Paris), a évoqué la méfiance entre les compétences algériennes à l’étranger et le l’Etat, due essentiellement au «discours ambivalent de l’Etat vis-à-vis de cette diaspora, mais également de la logique de contrôle qui caractérise l’Etat dans son rapport à l’intelligentsia algérienne basée à l’étranger».


M. Kadri a précisé que les migrants «expriment dans le fait de partir un désir d’échapper au contrôle de l’Etat». Pour appuyer ce point de vue, M. Ghllamallah, sociologue à l’université d’Alger, parle des causes structurelles de la fuite des cerveaux : «Un pays qui fonctionne sur la rente n’a pas besoin de l’économie de la connaissance. Les autorités ne prennent pas en considération les compétences nationales, alors comment veut-on qu’elles s’intéressent à celles basées à l’étranger ?» Telle est la problématique fondamentale à résoudre si toutefois il existe une réelle volonté politique au sommet de l’Etat.

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03 Déc 2010 22:24 #63851 par Jalal
A ma connaissance, vu les problèmes de toutes sortes qui s'accumulent au niveau local (notre commune), que dire des carences au niveau supérieur? Je peux dire que le pays se sous-développe continuellement, il est devenu une vache à lait pour ceux qui ont le devoir de guider la nation vers le progrès. C'est tout le contraire que je constate, ce qui veut dire la fuite des cerveaux continuera de plus belle!

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04 Déc 2010 11:39 #63852 par bel1000
sur temoignage de nezzar il dit que les generaux algeriens sont analphabetes donc un cerveau meme tres petit se doit de ne pas recevoir d'ordres de ces generaux et partira briller sous d'autres cieux.
certains me diront mais ce n'est pas les generaux qui dirigent mais des civils; croyez-vous cela ils sont bien aux commandes car ces civils à qui vous pensez n'ont pas le 10e de ce petit cerveau et savent qu'ils n'auront meme pas un poste de planton à l'etranger à cause de leur mauvaise education.
entre nous combien de ministres ou de deputés ont ecrit un livre ( non pas les memoires meme un chat à ses memoires) mais un livre technique ou d'utilité publique : 4 ou 5 depuis 1962
en islam le aalem n'obeit qu'au Divin et le hakem lui doit obeissance mais l'echelle des valeurs etant renversée ( dab rakeb moulah) alors ce qui arrive ( la fuite ) est tout à fait normale.
pour prouver ce que je dis (cela est verifiable) on veut qu'un grand chercheur retourne au pays alors on lui promet un bon salaire, une belle demeure , un beau bureau mais l'essentiel n'y est pas à savoir un beau laboratoire alors la réaction de ce chercheur est de se contenter d'un beau laboratoire ( la bas) mais d'une modeste demeure, d'un modeste salaire et pas de bureau.
il y a plus de 500 inventeurs sans compter les centaines de chercheurs Algériens dans le monde ( sauf en algerie) faites une recherche google algerian inventors et vous verrez

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05 Déc 2010 10:14 #63853 par cimode

bel1000;70902 écrit: sur temoignage de nezzar il dit que les generaux algeriens sont analphabetes donc un cerveau meme tres petit se doit de ne pas recevoir d'ordres de ces generaux et partira briller sous d'autres cieux.
certains me diront mais ce n'est pas les generaux qui dirigent mais des civils; croyez-vous cela ils sont bien aux commandes car ces civils à qui vous pensez n'ont pas le 10e de ce petit cerveau et savent qu'ils n'auront meme pas un poste de planton à l'etranger à cause de leur mauvaise education.

Bien dit. Les politiques d'éducation mises en place depuis les années 70 avaient et ont pour principal objectif le nivellement par le bas des couches de populations ne détenant aucun pouvoir réel. Une population inculte à l'image des ses dirigeants est plus facile à dominer.

bel1000;70902 écrit: entre nous combien de ministres ou de deputés ont ecrit un livre ( non pas les memoires meme un chat à ses memoires) mais un livre technique ou d'utilité publique : 4 ou 5 depuis 1962
en islam le aalem n'obeit qu'au Divin et le hakem lui doit obeissance mais l'echelle des valeurs etant renversée ( dab rakeb moulah) alors ce qui arrive ( la fuite ) est tout à fait normale.

La voie du Savoir est la même Voie que celle de la Vérité. Notre Prophète (Paix sur Lui et ses Compagnons) nous a pourtant montré la voie. Le Choix de l'Ignorance pour des motifs cachés est le Choix du Mal.

bel1000;70902 écrit: pour prouver ce que je dis (cela est verifiable) on veut qu'un grand chercheur retourne au pays alors on lui promet un bon salaire, une belle demeure , un beau bureau mais l'essentiel n'y est pas à savoir un beau laboratoire alors la réaction de ce chercheur est de se contenter d'un beau laboratoire ( la bas) mais d'une modeste demeure, d'un modeste salaire et pas de bureau.

Il n'y a rien à prouver sur ce point car tout Algérien est conscient de ce fait.

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20 Déc 2010 16:22 #63854 par bel1000
voila la suite du post

www.algerie-monde.com/forums/actualit%E9...-incomp%E9tence.html

boukrami reste un technocrate et son raisonnement ne repond qu'à des données scientifiques, pratiques et non partisanes comme c'est le cas pour les autres dirigeants ( ministres ou autre poste politique= langue de bois)

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