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Le port de Béjaïa saturé
- kredence
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Contacté hier, le directeur général de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, M. Rabah Moussaoui, a affirmé que cette situation était plus que prévisible.
Avec une moyenne de 10 % de croissance par an, le port de Béjaïa, le deuxième plus important du pays après celui d’Alger, détient actuellement 24 % du trafic de marchandises. Ce qui représente une véritable surexploitation, vu que le port d’Alger est quatre fois plus spacieux que celui de Béjaïa, alors qu’il ne prend en charge que 27 % des importations algériennes.
Hier matin, 14 bateaux étaient à quai et 12 autres attendaient en rade pour décharger leurs marchandises.
Pendant ce temps, des importateurs et des commerçants étaient rassemblés à l’arrière-port pour réclamer leurs marchandises, bloquées depuis plusieurs jours. Doté d’une capacité d’accostage (13 postes à quai), de déchargement et d’entrepôt limitée, le port de Béjaïa compte depuis quelque temps 14 à 15 bateaux quotidiennement à quai et 12 à 13 en rade. Ajoutons à cela la saturation du réseau routier relié au port et à l’arrière-port, un réseau devenu ingérable en raison de la multitude de camions poids lourds qui viennent quotidiennement charger des marchandises. «Le port de Béjaïa est très productif, mais malheureusement, l’environnement immédiat n’évolue pas au même rythme.
Ce qui a conduit à une asphyxie du port», explique Moussaoui. Ainsi, outre l’exiguïté des aires de manutention et de stockage, qui pose déjà de sérieux problèmes de gestion, le port de Béjaïa reste confronté à un réseau routier et ferroviaire qui ne favorise pas le dégagement des marchandises hors de la plateforme.
Autre problème de taille, celui de l’indisponibilité de laboratoires qualifiés pour assurer certaines analyses au niveau du port. Une fois le bateau à quai, pour réaliser des analyses phytosanitaires de certaines denrées alimentaires, il faut attendre trois jours au minimum, car l’opération est généralement effectuée à Alger.
Idem pour les produits sidérurgiques, dont les analyses sont réalisées à Sétif ou à Tizi-Ouzou. Par ailleurs, pour ce qui est des initiatives prises dans le cadre du désengorgement du port, un terrain de sept hectares a été récemment aménagé pour le stockage de conteneurs vides, alors que cinq autres hectares sont actuellement en cours d’aménagement.
Toujours selon le DG de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, des négociations sont également en cours avec le wali de Béjaïa pour l’installation d’un port sec à 30 ou 40 km de la ville. Quant au projet d’extension du port sur 44 ha, initié en 1997 et qui devait être livré par tranches (2005, 2010 et 2015), aucun avancement des travaux n’est constaté pour le moment.
Par Le Soir
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- miange-midemon
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la meilleure solution serait de développer les petits ports pour qu'il aient une grande capacité d'accostage, de stockage mais aussi de manutention.
par ailleurs, vu la difficulté d'emprunter des routes étroite et montagneuses, il faudrait créer de nouveaux itinéraire pour pouvoir acheminer des grands camions comme des porte chars qui pourrait contenir des marchandises d'une nature volumineuse en hauteur ou en largeur.
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- kredence
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Ces importateurs,se sont rabattus sur le port de Bejaia,ou ils pensaient continuer a faire leur "affaires" louches a Bejaia,ils ont vite dechantes,et cela a retarde l'enlevement des marchandises,qui se sont entasses entre-temps paralysant par la meme le port de Bejaia alors que d'autres ports n'ont pas ce probleme.
C'est la fraude generalisee qui gangrene l'economie de l'Algerie
miange-midemon;48828 écrit: depuis quelques mois y a une nouvelle procédure concernant, les partage des activités portuaires sur les ports algériens, c'était dans le but d'alléger le flux et éviter le stockage des containers sur les quais. malheureusement ca n'a fait que compliquer les choses.
la meilleure solution serait de développer les petits ports pour qu'il aient une grande capacité d'accostage, de stockage mais aussi de manutention.
par ailleurs, vu la difficulté d'emprunter des routes étroite et montagneuses, il faudrait créer de nouveaux itinéraire pour pouvoir acheminer des grands camions comme des porte chars qui pourrait contenir des marchandises d'une nature volumineuse en hauteur ou en largeur.
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