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Vrai/faux : l’Algérie et la crise financière internationale
- Toufik
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06 Oct 2008 21:54 #10054
par Toufik
Les avoirs algériens aux Etats-Unis sont menacés
FAUX
La crise qui secoue les Etats-Unis concerne des entreprises privées, essentiellement des banques et des compagnies d’assurances. Les autres secteurs de l’économie de ce pays sont peu touchés et les finances publiques américaines demeurent bonnes, en dépit d’un niveau d’endettement record. Pour preuve, le gouvernement des Etats-Unis a débloqué en seulement quelques jours la somme record de 700 milliards pour secourir des entreprises en difficulté.
L’Algérie a placé près de 50 milliards de dollars en bons du Trésor américain. Certes, le rendement de ces obligations d’Etat est à leur plus bas niveau depuis la Seconde guerre mondiale – explication : face à la baisse des Bourse, les investisseurs se ruent massivement vers ces produits garantis par l’Etat provoquant automatiquement une baisse de leur rendement.
L’Algérie peut à tout moment retirer ses avoirs en cédant les obligations, négociables sur les marchés financiers internationaux. Seulement, le gouvernement pourrait dans ce cas se retrouver avec une importante somme d’argent entre les mains, sans savoir quoi en faire. Les convertir dans une autre monnaie, comme l’euro, pourrait s’avérer risqué dans un contexte de fluctuations des changes. Une telle opération pourrait causer d’importantes pertes.
Une solution courageuse consisterait à utiliser une partie de cette somme – 10 à 15 milliards de dollars- pour créer un fonds souverain et profiter des opportunités d’investissements que la dégringolade des Bourses mondiales offre à des pays pétrolier comme l’Algérie. L’Etat algérien pourrait ainsi devenir un actionnaire de référence dans des entreprises prestigieuses au savoir-faire reconnu.
La crise va impacter les investissements étrangers en Algérie
VRAI
Comme nous l’écrivions dans notre édition d’hier, la chute des Bourses pourrait impacter fortement les investissements de plusieurs groupes étrangers implantés en Algérie. La baisse durable du cours d’une entreprise rend les opérations d’investissements très délicates. Le coût du capital devient plus élevé –donc la rentabilité des projets moins bonne. Elle peut avoir une incidence sur les prêts garantis via les actions – à partir d’un certain seuil de baisse, des remboursements anticipés sont exigés, rendant la situation de l’entreprise fragile. Enfin, la baisse des cours de Bourse va obliger les entreprises possédant des participations dans d’autres sociétés côtés à passer des provisions pour couvrir des dépréciations d’actifs, avec une incidence importante sur leurs fonds propres et donc leurs capacités d’investissements.
L’Algérie est à l’abri de la crise financière internationale
INTERROGATIONS et INCERTITUDE…
Contrairement aux affirmations du Gouverneur de la Banque d’Algérie et du ministre de l’Energie, l’Algérie n’est pas à forcément l’abri de la crise financière internationale. D’abord, il est encore très tôt pour énoncer de tels verdicts. La crise ne serait qu’à ses débuts, selon de nombreux experts et les plans de sauvetage de plusieurs banques et compagnies d’assurances lancés par les Etats-Unis et l’Europe ne peuvent à eux seuls constituer une réponse définitive à une crise qui serait beaucoup plus profonde. Les pays directement concernés sont encore au stade de l’analyse de la situation et leurs gouvernements se montrent prudents sur l’ampleur des dégâts.
En Algérie, Mohamed Laksaci a sans doute fait preuve d’imprudence en affirmant quelques heures après l’éclatement de la crise que l’Algérie n’était pas concernée. Certes, notre pays, dont l’économie est relativement déconnectée du système international, ne sera pas touché de la même façon que les pays développés -aucun risque de faillite d’une banque par exemple. Mais l’impact éventuel pourrait provenir d’une récession mondiale – des pays comme la France sont déjà dans cette phase- qui va peser sur la demande mondiale en pétrole, principale source de revenus.
Samir Allam - Tout sur l'Algérie
FAUX
La crise qui secoue les Etats-Unis concerne des entreprises privées, essentiellement des banques et des compagnies d’assurances. Les autres secteurs de l’économie de ce pays sont peu touchés et les finances publiques américaines demeurent bonnes, en dépit d’un niveau d’endettement record. Pour preuve, le gouvernement des Etats-Unis a débloqué en seulement quelques jours la somme record de 700 milliards pour secourir des entreprises en difficulté.
L’Algérie a placé près de 50 milliards de dollars en bons du Trésor américain. Certes, le rendement de ces obligations d’Etat est à leur plus bas niveau depuis la Seconde guerre mondiale – explication : face à la baisse des Bourse, les investisseurs se ruent massivement vers ces produits garantis par l’Etat provoquant automatiquement une baisse de leur rendement.
L’Algérie peut à tout moment retirer ses avoirs en cédant les obligations, négociables sur les marchés financiers internationaux. Seulement, le gouvernement pourrait dans ce cas se retrouver avec une importante somme d’argent entre les mains, sans savoir quoi en faire. Les convertir dans une autre monnaie, comme l’euro, pourrait s’avérer risqué dans un contexte de fluctuations des changes. Une telle opération pourrait causer d’importantes pertes.
Une solution courageuse consisterait à utiliser une partie de cette somme – 10 à 15 milliards de dollars- pour créer un fonds souverain et profiter des opportunités d’investissements que la dégringolade des Bourses mondiales offre à des pays pétrolier comme l’Algérie. L’Etat algérien pourrait ainsi devenir un actionnaire de référence dans des entreprises prestigieuses au savoir-faire reconnu.
La crise va impacter les investissements étrangers en Algérie
VRAI
Comme nous l’écrivions dans notre édition d’hier, la chute des Bourses pourrait impacter fortement les investissements de plusieurs groupes étrangers implantés en Algérie. La baisse durable du cours d’une entreprise rend les opérations d’investissements très délicates. Le coût du capital devient plus élevé –donc la rentabilité des projets moins bonne. Elle peut avoir une incidence sur les prêts garantis via les actions – à partir d’un certain seuil de baisse, des remboursements anticipés sont exigés, rendant la situation de l’entreprise fragile. Enfin, la baisse des cours de Bourse va obliger les entreprises possédant des participations dans d’autres sociétés côtés à passer des provisions pour couvrir des dépréciations d’actifs, avec une incidence importante sur leurs fonds propres et donc leurs capacités d’investissements.
L’Algérie est à l’abri de la crise financière internationale
INTERROGATIONS et INCERTITUDE…
Contrairement aux affirmations du Gouverneur de la Banque d’Algérie et du ministre de l’Energie, l’Algérie n’est pas à forcément l’abri de la crise financière internationale. D’abord, il est encore très tôt pour énoncer de tels verdicts. La crise ne serait qu’à ses débuts, selon de nombreux experts et les plans de sauvetage de plusieurs banques et compagnies d’assurances lancés par les Etats-Unis et l’Europe ne peuvent à eux seuls constituer une réponse définitive à une crise qui serait beaucoup plus profonde. Les pays directement concernés sont encore au stade de l’analyse de la situation et leurs gouvernements se montrent prudents sur l’ampleur des dégâts.
En Algérie, Mohamed Laksaci a sans doute fait preuve d’imprudence en affirmant quelques heures après l’éclatement de la crise que l’Algérie n’était pas concernée. Certes, notre pays, dont l’économie est relativement déconnectée du système international, ne sera pas touché de la même façon que les pays développés -aucun risque de faillite d’une banque par exemple. Mais l’impact éventuel pourrait provenir d’une récession mondiale – des pays comme la France sont déjà dans cette phase- qui va peser sur la demande mondiale en pétrole, principale source de revenus.
Samir Allam - Tout sur l'Algérie
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