- Messages : 18
- Remerciements reçus 0
Analphabétisme : 13% des jeunes ne savent ni lire ni écrire
- melissa
- Auteur du sujet
- Hors Ligne
- Nouveau membre
-
Moins
Plus d'informations
19 Sep 2009 09:22 #30046
par melissa
Les élèves sont à la fin de leur première semaine passée en blouse à l’école. Le ministère de l’Education nationale, qui s’érige en garant de « l’égalité vestimentaire » dans les classes, se montre ferme : pas de pardon à ceux qui osent enfreindre cette nouvelle réglementation.
Certains potaches se sont déjà fait renvoyer pour avoir seulement mis une blouse qui ne correspond pas à la couleur exigée (bleu pour les garçons, rose et blanc pour les filles). Les parents concentrent ainsi leurs efforts sur les blouses pour éviter à leurs enfants de se faire renvoyer de l’école. La blouse est ainsi devenue la clé permettant l’accès à l’école. Elle est le sésame garantissant une place pédagogique. Elle peut aussi être un facteur d’exclusion, de rupture avec les bancs d’école. La blouse occupe ainsi le débat sur l’école en ce début difficile de la rentrée scolaire, faisant oublier les vraies questions. L’école algérienne est en plein naufrage. Et les secours ne semblent pas capter le bon signal. De plus en plus de jeunes quittent l’école sans un minimum de savoir. Ils sont incapables de lire ni d’écrire. Au moins un quart de jeunes ayant abandonné précocement l’école rejoignent les rangs des analphabètes. Le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) révèle que 13% des jeunes âgés entre 15 et 24 ans sont illettrés. Mais cela ne semble pas susciter l’inquiétude de nos gouvernants qui continuent, en dépit de tout, à se vanter des « bons résultats » de la réforme du système éducatif qui excelle dans la formation d’analphabètes. L’Etat n’a pourtant pas lésiné sur les moyens matériels. La part de financement allouée au système éducatif est proche de celle des pays développés. Mais le rendement est bien loin en termes d’efficacité.
Après neuf ans d’école obligatoire, ils sont 82,87% à ne plus faire partie des effectifs de l’éducation nationale, relève une étude réalisée récemment par l’association Iqrâa et le Centre national d’études et d’analyses pour la planification (Ceneap). Une bonne partie de ces effectifs se trouve sans aucune perspective d’avenir. Cela parce qu’ils quittent les bancs d’école sans avoir en leur possession un minimum d’acquis cognitifs les préparant à intégrer sans grande difficulté la vie active ou à accéder facilement à une formation professionnelle. Il s’agit là d’un phénomène grave, qui prend des proportions alarmantes et dont les causes sont liées, entre autres, à la qualité des enseignements et à la nature du système éducatif. Un phénomène qui mérite plus d’attention que la blouse. Les enfants qui quittent les bancs de l’école se trouvent souvent condamnés à l’oisiveté. Certains d’entre eux sombrent dans la délinquance. Certaines statistiques montrent que les jeunes de 18 à 25 ans sont les plus touchés par un chômage galopant. Cette situation ne fait nullement objet de débats. Elle est vécue comme si de rien n’était. Dans d’autres pays comme la France – que l’on connaît mieux et sur laquelle on copie – l’école est au centre des débats publics. Parler aujourd’hui de l’école, c’est parler de l’incapacité à transmettre un certain nombre de savoirs fondamentaux aux enfants et aux jeunes. C’est reconnaître l’échec de la réforme que ne peut cacher ou faire oublier la « blouse ». Un échec qui augure d’un avenir incertain pour le pays.
Par M. A. O.
> Voir aussi...
Edition du 7 février 2009Tadmaït : Une école de football est née
Edition du 28 mai 2005Forum des écoles de formation
Edition du 12 juillet 2009Des chômeurs par vagues successives
Plus de 236 000 élèves ont quitté le cycle obligatoire en 2008Edition du 22 février 2009L’ENPI de Rouiba ouvre ses portes aux enfants du Sud
AdrarEdition du 6 décembre 2007Une équipe pour une formation adaptée
L’école des jeunes malentendants de ColloEdition du 12 juillet 2009« Les déscolarisations sont un indicateur des déficiences du système »
Saïd Benmerad. Expert consultant au Ceneap (Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement)Edition du 1er septembre 2009Créée par un jeune architecte : Heroual school à l’étroit
Edition du 31 octobre 2007Formation pour les jeunes à Médéa
Edition du 11 novembre 2008La CNLTT dénonce l’orientation précoce
Enseignement techniqueEdition du 14 avril 2009Une école pour l’enfant en difficulté
Soutien pédagogique
publicité [
] Hebdos & Services Hebdos Histoire Fait du jour Mode Nostalgie Supplément 05 octobre 1988 Supplément économie Supplément Histoire Aéronautique Supplément immobilier Portrait Médias Arts et Lettres sciences Santé France-Actu Multimédia Automobile Air du temps Cinéma Environnement Services Archives > Qui sommes-nous ? > Contacts > Annonceurs > Mentions légales > Crédits > Accessibilité > Editions locales
Choisissez une région : Alger Info Oran Info Constantine Info Kabylie info Annaba Info Setif-info Tiaret info Chlef Info Tlemcen Info Mostaganem Info Bel Abbès Info Skikda info Blida Info Ouargla Info Djelfa Info Tipaza Info Béjaïa Info Jijel info Mascara info Biskra Info Chroniques d'El Watan
Choisissez une chronique : Point Zéro Balises Médiascopie Le point du samedi Vu à la télé Dans la lucarne Fronton 08-Eclairage Abecedarius Coup franc La chronique de Ali El Kenz Repères 44.
Certains potaches se sont déjà fait renvoyer pour avoir seulement mis une blouse qui ne correspond pas à la couleur exigée (bleu pour les garçons, rose et blanc pour les filles). Les parents concentrent ainsi leurs efforts sur les blouses pour éviter à leurs enfants de se faire renvoyer de l’école. La blouse est ainsi devenue la clé permettant l’accès à l’école. Elle est le sésame garantissant une place pédagogique. Elle peut aussi être un facteur d’exclusion, de rupture avec les bancs d’école. La blouse occupe ainsi le débat sur l’école en ce début difficile de la rentrée scolaire, faisant oublier les vraies questions. L’école algérienne est en plein naufrage. Et les secours ne semblent pas capter le bon signal. De plus en plus de jeunes quittent l’école sans un minimum de savoir. Ils sont incapables de lire ni d’écrire. Au moins un quart de jeunes ayant abandonné précocement l’école rejoignent les rangs des analphabètes. Le Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) révèle que 13% des jeunes âgés entre 15 et 24 ans sont illettrés. Mais cela ne semble pas susciter l’inquiétude de nos gouvernants qui continuent, en dépit de tout, à se vanter des « bons résultats » de la réforme du système éducatif qui excelle dans la formation d’analphabètes. L’Etat n’a pourtant pas lésiné sur les moyens matériels. La part de financement allouée au système éducatif est proche de celle des pays développés. Mais le rendement est bien loin en termes d’efficacité.
Après neuf ans d’école obligatoire, ils sont 82,87% à ne plus faire partie des effectifs de l’éducation nationale, relève une étude réalisée récemment par l’association Iqrâa et le Centre national d’études et d’analyses pour la planification (Ceneap). Une bonne partie de ces effectifs se trouve sans aucune perspective d’avenir. Cela parce qu’ils quittent les bancs d’école sans avoir en leur possession un minimum d’acquis cognitifs les préparant à intégrer sans grande difficulté la vie active ou à accéder facilement à une formation professionnelle. Il s’agit là d’un phénomène grave, qui prend des proportions alarmantes et dont les causes sont liées, entre autres, à la qualité des enseignements et à la nature du système éducatif. Un phénomène qui mérite plus d’attention que la blouse. Les enfants qui quittent les bancs de l’école se trouvent souvent condamnés à l’oisiveté. Certains d’entre eux sombrent dans la délinquance. Certaines statistiques montrent que les jeunes de 18 à 25 ans sont les plus touchés par un chômage galopant. Cette situation ne fait nullement objet de débats. Elle est vécue comme si de rien n’était. Dans d’autres pays comme la France – que l’on connaît mieux et sur laquelle on copie – l’école est au centre des débats publics. Parler aujourd’hui de l’école, c’est parler de l’incapacité à transmettre un certain nombre de savoirs fondamentaux aux enfants et aux jeunes. C’est reconnaître l’échec de la réforme que ne peut cacher ou faire oublier la « blouse ». Un échec qui augure d’un avenir incertain pour le pays.
Par M. A. O.
> Voir aussi...
Edition du 7 février 2009Tadmaït : Une école de football est née
Edition du 28 mai 2005Forum des écoles de formation
Edition du 12 juillet 2009Des chômeurs par vagues successives
Plus de 236 000 élèves ont quitté le cycle obligatoire en 2008Edition du 22 février 2009L’ENPI de Rouiba ouvre ses portes aux enfants du Sud
AdrarEdition du 6 décembre 2007Une équipe pour une formation adaptée
L’école des jeunes malentendants de ColloEdition du 12 juillet 2009« Les déscolarisations sont un indicateur des déficiences du système »
Saïd Benmerad. Expert consultant au Ceneap (Centre national d’études et d’analyses pour la population et le développement)Edition du 1er septembre 2009Créée par un jeune architecte : Heroual school à l’étroit
Edition du 31 octobre 2007Formation pour les jeunes à Médéa
Edition du 11 novembre 2008La CNLTT dénonce l’orientation précoce
Enseignement techniqueEdition du 14 avril 2009Une école pour l’enfant en difficulté
Soutien pédagogique
publicité [
] Hebdos & Services Hebdos Histoire Fait du jour Mode Nostalgie Supplément 05 octobre 1988 Supplément économie Supplément Histoire Aéronautique Supplément immobilier Portrait Médias Arts et Lettres sciences Santé France-Actu Multimédia Automobile Air du temps Cinéma Environnement Services Archives > Qui sommes-nous ? > Contacts > Annonceurs > Mentions légales > Crédits > Accessibilité > Editions locales
Choisissez une région : Alger Info Oran Info Constantine Info Kabylie info Annaba Info Setif-info Tiaret info Chlef Info Tlemcen Info Mostaganem Info Bel Abbès Info Skikda info Blida Info Ouargla Info Djelfa Info Tipaza Info Béjaïa Info Jijel info Mascara info Biskra Info Chroniques d'El Watan
Choisissez une chronique : Point Zéro Balises Médiascopie Le point du samedi Vu à la télé Dans la lucarne Fronton 08-Eclairage Abecedarius Coup franc La chronique de Ali El Kenz Repères 44.
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
- romance
- Hors Ligne
- Membre platine
-
Moins
Plus d'informations
- Messages : 4770
- Remerciements reçus 0
19 Sep 2009 11:50 #30047
par romance
Réponse de romance sur le sujet Analphabétisme : 13% des jeunes ne savent ni lire ni écrire
e
faut arreter de prendre la france comme un modele de reussite en terme de scolarité il y a aussi des echecs scolaires des jeunes qui sortent du systeme scolaire qui ne savent ni lire ni ecrire l enseignement y ait tout au tant mediocre et si vous avez des parents ingenieur l eleve reussira par l entremise des enseignants et s il font le menage il le casseront coute que coute c est une vrai bataille d inttégrité qui se passe ici oui il y a beaucoup de bla bla a la tv mais sur le terrain rien de concret
faut arreter de prendre la france comme un modele de reussite en terme de scolarité il y a aussi des echecs scolaires des jeunes qui sortent du systeme scolaire qui ne savent ni lire ni ecrire l enseignement y ait tout au tant mediocre et si vous avez des parents ingenieur l eleve reussira par l entremise des enseignants et s il font le menage il le casseront coute que coute c est une vrai bataille d inttégrité qui se passe ici oui il y a beaucoup de bla bla a la tv mais sur le terrain rien de concret
Connexion ou Créer un compte pour participer à la conversation.
Temps de génération de la page : 0.281 secondes












