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En Kabylie, c’est la femme qui s’occupe de tout
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Si jadis, c’était la femme qui était chargée d’effectuer “arouchou” (opération qui consiste à peindre les murs de la maison avec de la chaux), c’est également elle, dans la plupart des foyers, qui passe le rouleau de nos jours. Elle ne se contente pas de choisir la couleur de son intérieur, elle contribue aussi aux travaux, quand ce n’est pas elle qui les assure entièrement.
Elles sont nombreuses à avoir décidé un jour de se passer des services de leurs maris et frères les mâles. Et elles le font bien. Elles sont aussi douées et compétentes que les hommes. Contrairement à ses compères d’outre-mer, aucune motivation féministe n’est derrière. Et elle a toujours été l’“être à tout faire à la maison. Si dans d’autres régions du pays, la femme avait des charges et des responsabilités limitées, entre les tâches ménagères, la cuisine et l’éducation des enfants, en Kabylie, elle est le maillon indispensable de la chaîne. En véritable pylône. En plus de son rôle dans le foyer, elle a toujours été là, pour venir en aide à son mari dans le travail des champs et les assurer quant celui-ci est absent.
Les femmes des immigrés, à titre d’exemple, continuaient souvent à assurer toutes les dures besognes même quand leurs maris étaient de retour, pour leur permettre du répit. Du défrichage des sols, au plantage des arbres et potagers, à la réalisation des haies et huttes “achiw”, aux travaux de la maison entre réparation et réalisation, la femme kabyle a toujours été touchée par la “bricolomania”. Et elle l’est toujours. Le nombre de femmes qui bricolent quotidiennement et durant leur temps libre est étonnant. Femmes au foyer ou actives, cela ne change rien.
Elles sont toutes bricoleuses. Qui par nécessité et souci d’économie qui par passion et amour des travaux manuels, le résultat est le même. Tout est fait par soi à la maison et surtout bien fait. En plus de tout ce qu’elle réalise toute seule à la maison, son travail, Fatiha, 46 ans, secrétaire de direction dans une entreprise locale, elle s’occupe de tous les travaux de bricolage, son mari étant absent la plupart du temps. “Mon mari travaille au Sud et ne vient qu’une quinzaine de jours tous les 3 mois. J’ai toujours pris en charge les travaux de bricolage de notre appartement, mon mari n’étant pas un grand bricoleur. Seulement, quand il est là, je l’invite à m’aider un peu. Histoire de partager cette passion qui me mène à tout faire et n’avoir besoin de personne à la maison. Je m’occupe de tout et j’ai même fait quelques acquisitions de matériel dans ce but.
Les marchands de droguerie sont souvent étonnés quand je leur demande tous les “ingrédients” dont j’ai besoin pour mon bricolage. Je me souviens avec quel étonnement, on me regardait lorsque je me suis présentée pour acheter une perceuse électrique. Je voulais la meilleure. En étalant les caractéristiques de ma “perceuse de rêve”, le marchand m’a dit que la plupart de ses clients parmi la gent masculine ignoraient les trois quarts de mes connaissances en terme de matériel de bricolage”, nous raconte Fatiha qui, avec l’aide de son frère tout de même, a refait entièrement l’installation électrique de son appartement qu’elle jugeait défaillante. Elle a également refait toute la salle de bain, avec pose de carrelage et faïence. Elle s’est, cette fois-ci, faite aidée également, puisque c’est à travers les travaux de sa maison qu’elle apprend la base du bricolage. Son cousin carreleur lui a donné des cours de pose de carrelage, en lui refaisant sa salle de bain. Fatiha dit avoir fait moitié/moitié avec lui et compte s’attaquer bientôt à sa cuisine.
Elle prévoit les travaux pour l’après l’Aïd, juste après le retour de son mari de sa permission. “J’aurai un mois et demi pour la réalisation. Comme ça, si je rate mon coup, mon cousin aura le temps de rattraper le coup avant le retour de mon mari qui a horreur des travaux”, raconte Fatiha, qui nous confie que son mari est loin d’être un fin bricoleur et déteste voir sa maison en chantier. Elle profite alors de son absence pour faire toutes les rénovations et réparations nécessaires à sa maison, joignant l’utile à l’agréable.
Car pour Fatiha, le bricolage est loin d’être une contrainte. Elle le fait avec autant de passion qu’une autre femme tricoterait un pullover en laine à son propre fils. Seulement là, il ne s’agit pas d’aiguilles, il s’agit plutôt de clous et de marteaux. D’autres femmes, même si la passion n’est pas toujours au rendez-vous, s’attellent également à assurer tous les travaux de la maison. Elles sont nombreuses à avoir un mari disons “fâché” avec le bricolage. Celles là sont souvent contraintes de devenir bricoleuses même si le cœur n’y est pas. Après avoir fait appel au voisin, au cousin, au frère ou ami au moins une fois, elles sont bien obligées de prendre les choses en main. Mais souvent,elles se contentent de rafistoler un câble détérioré, changer une lampe, déboucher un évier, visser un clou, coller un papier peint rebelle ou même remplacer une vitre cassée.
C’est le cas de Fazia, 43 ans, femme au foyer. “Au début de notre vie de couple, je croyais que mon mari ne bricolait pas par flemme passagère et qu’il finirait par s’y mettre un jour et surtout dans les urgences. Seulement, après trois ans de vie commune, je me suis rendue compte que le bricolage et mon mari étaient comme la terre et le ciel. Ils ne se rencontreraient jamais.
Si une lampe cramait, elle pouvait le rester des jours voir des semaines. Si au début, je demandais souvent l’aide de mon petit frère super bricoleur, j’ai fini par comprendre que mon frère n’était pas à ma disposition et que je devais bien m’y mettre un jour, ne serait-ce que pour les travaux les plus simples. En plus, quand mon frère était là, mon mari ne prenait même pas la peine de l’assister. Il restait posté devant sa télé comme à son accoutumé.
Gênée de cette attitude, j’ai tout fait pour apprendre les bases du bricolage, en me cassant la gueule à la maison, à chaque fois. Les émissions de bricolage et de décoration sont devenues mes programmes préférés. Je demande souvent à mes enfants fous d’Internet, de me faire des recherches dans ce domaine. Et je m’en sors souvent. Mes enfants, notamment mes deux filles m’aident beaucoup dans ma tâche. Je force mon garçon à s’y mettre aussi. Des fois, c’est pesant de savoir que si on ne répare pas un meuble cassé par soi-même, il peu rester des mois en l’état. Et c’est frustrant de voir les maris des voisines bricoler dans le balcon, allant jusqu’à rénover et réaliser des meubles pour faire des économies pour le foyer”, nous raconte Fazia.
Elles sont nombreuses aussi à devenir bricoleuses pour faire des économies. C’est le cas de karima, à peine 28 ans et deux enfants. Elle est femme au foyer et son mari est sans emploi fixe. Il bricole un peu partout… sauf chez lui ! En plus des petits travaux de rapiècement, d’ourlets et autres retouches sur vêtements qu’elle propose à ses voisines et connaissances du village, c’est elle qui s’occupe de tous les travaux de la maison même si son mari a fait du bricolage son métier. “Mon mari ne fait que bricoler toute la journée pour le compte des autres et pour nous assurer la survie. Moi-même, si je ne chôme pas et essaye de l’aider dans cette mission, j’essaie également de le soulager, dans la mesure du possible bien sûr, en ce qui concerne les travaux de la maison.
Il rentre souvent très fatigué le soir, je ne vais pas lui rajouter plus d’épuisement et de stress qu’il subit déjà au quotidien. Il fait tout pour le compte des autres, des travaux des champs aux travaux des ménages. Il est souvent engagé également comme manœuvre. Et ce sont des boulots qui l’épuisent. Alors moi, quand j’ai le temps, je me charge de tout ce qui est bricolage à la maison.
Il ne visse ni ne répare jamais rien. Plomberie, peinture, réparation en tout genre, changement de serrures, remplacement de vitres… je fais tout. Je n’ai pas toujours été bricoleuse. J’ai souvent aidé mes frères quand j’étais chez mes parents. Seulement j’étais plutôt l’apprenti de service. Je passais les clous, les tournevis et autres outils quand c’était le temps de le faire. Puis je tenais les bouts de bois et autres matériaux à couper. Mais jamais je n’ai réalisé quoi que ce soit”, nous confie Karima qui a fait connaissance avec le bricolage en épousant un mari qui en a fait son métier. Un jour, que son mari était, comme à son accoutumée, occupé à réaliser des travaux aux autres, Karima s’est essayé à rassembler des pièces de bois qui devaient faire office de tabourets pour la cuisine, et que son mari avait commencé, il y avait quelque temps déjà et tardait à finir par manque de temps et de force, le soir en rentrant. Fatiguée de voir ce tas de bois traîner dans sa petite cour, elle s’est mise à les rassembler, collant tantôt et vissant d’autres. Elle les a peints avec de jolis coloris et les a placés dans sa cuisine, une fois finis. C’était tellement réussi que son mari, en rentrant, lui a demandé d’où venaient les tabourets de sa cuisine, pensant même que sa femme les a achetés avec l’argent qu’elle gagnait de ses travaux de couture. Cette dernière remarque a fini par encourager Karima, fière de sa réalisation.
Depuis, notre couturière s’est transformée en une professionnelle du bricolage. Elle aide même son mari dans la réalisation de leur nouvelle maison, mettant la main à la pâte… à la brique pardon !... même lorsqu’il s’agit des travaux de construction. Elle aide dans tout. Et elle est fière de contribuer concrètement à la réalisation de sa future maison. Aussi, son mari est bien content d’avoir une femme aussi active et soucieuse de lui épargner des dépenses en plus, en réalisant tout par elle-même et en l’aidant à la maison où il n’arrive plus à faire preuve de ses capacités artistiques. Il est très fier d’elle.
To be continued....
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Elle s’est souvent cassée la gueule, elle garde même quelques cicatrices de cette aventure. Mais elle a beaucoup appris. Son père l’a récompensée de ses efforts en lui offrant la possibilité de décorer sa chambre, du choix de la peinture à sa réalisation. Tassadit en a fait une œuvre artistique. Elle en rit souvent maintenant. Seulement, il y a qu’elle, que ça fait rire. Son mari n’aime pas qu’elle se mêle des affaires d’hommes. Il est même gêné que ses voisins voient sa femme bricoler.
Cela semble bête mais cette gêne a causé un véritable malaise dans le couple. Conciliante, Tassadit a fini pas céder et oublier son passe temps favori. Elle se rattrape souvent et se venge de son mari, quand elle est en séjour chez ses parents. Là, elle se laisse aller à sa passion et elle en profite au maximum ! Si le bricolage a failli séparer Tassadit de son époux, cette passion est capable d’unir aussi des couples. C’est le cas de Hayet qui ne se définit pas réellement comme une bricoleuse professionnelle. Si elle avoue avoir peint sa maison à plusieurs reprises, retouché les murs détériorés avec de l’enduit et du plâtre, replacé des douilles pour les lampes, placé des lustres, rassemblé des meubles, décoré les murs de sa cours avec des galets qu’elle avait ramassés des années durant à la plage, elle avoue laisser les gros travaux à son mari. “Je suis plutôt orientée vers le bricolage à des fins décoratives. Mon mari s’occupe du reste. Il est très fier de tout ce que je fais et semble même se plaire à se prélasser sur son fauteuil en face de la télé, alors que moi, je bricole. Je l’aide beaucoup quand il bricole à son tour. J’ai toujours été d’une grande aide pour mes frères aussi. Je me souviens de la première fois que mon mari m’a vue à l’œuvre.
C’était à quelques jours de notre mariage. Je suis passée le voir dans notre appartement pour voir où en sont les travaux de peinture, je l’ai trouvé dépassé. Il n’avait personne pour l’aider. Ce jour-là, il avait reçu le menuisier.
Les travaux de peinture étaient restés donc en suspens. Mon mari était désespéré de finir les travaux à temps. Alors qu’il était parti avec le menuisier ramener le compresseur de son atelier pour repeindre les vieux meubles de la cuisine, j’ai décidé de troquer mon tailleur et mes talons aiguilles contre une grosse combinaison bleue. En rentrant, il m’a trouvé en haut de l’escabeau, pour finir la première couche du plafond. Nous avons passé deux jours à peindre et retoucher ensemble les murs. C’était agréable de partager ça avec lui, d’autant qu’il s’agissait de notre future maison. Depuis, je fais encore plein de travaux à la maison. On partage souvent les tâches. Cette semaine, j’ai l’intention de repeindre mon salon, détérioré par l’humidité. Je suis bien obligée de le faire avant mon départ pour les vacances. Au retour, je ne pourrai pas le faire, étant donné que le mois de carême est aux portes. J’ai à peine le temps de faire mes achats pour le mois de Ramadan”, nous confie Hayet qui dit que le bricolage lui permet de penser à autre chose quand elle est au pic du stress. Les travaux manuels, pour elle, et le moyen qu’elle utilise pour évacuer le stress. Elle travaille également sur sa concentration et son assurance en soi. Autant de gains, en plus de celui de faire des économies.
Car si le temps ne manque généralement pas aux femmes, spécialement les femmes au foyer, l’argent ne tombe pas du ciel.
Etant donné que le sexisme est, plus ou moins, aboli dans notre région, ou semble l’être quand il s’agit d’intérêts communs, et que le bricolage ne soit plus un apanage masculin, il semble avoir un avenir prometteur dans notre région. Même s’il n’est plus ce qu’il était au temps de nos parents et que les motivations soient différentes de celles d’antan, le bricolage est toujours d’actualité et semble avoir un avenir certain et prospère dans notre région.
De plus, le bricolage semble devenir très tendance de nos jours, le nombre d’émissions de télé et de revues spécialisés dans le domaine en sont la preuve. Et tout ce qui est tendance ailleurs le devient forcément chez nous. Le souci économique du phénomène fait que cette mode soit plus bénéfique et profitable aux foyers.
Par Samia A. B, La Dépêche de Kabylie
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kredence;32284 écrit: Alors que le bricolage n’est devenu que récemment le hobby favori des citadines d’ici et d’ailleurs, le raccommodage, rapiéçage et réparation en tout genre, ont toujours figuré dans le vocabulaire quotidien des femmes kabyles. Ces dernières pros du rafistolage et de la récupération semblent avoir “ça” dans le sang. Il est connu qu’en Kabylie, c’est la femme qui s’occupe de tout, notamment des gros travaux des champs. C’est également, elle qui s’est toujours occupé de la maison, de son entretien, de sa décoration et des éventuelles réparations qui la concernent.
Si jadis, c’était la femme qui était chargée d’effectuer “arouchou” (opération qui consiste à peindre les murs de la maison avec de la chaux), c’est également elle, dans la plupart des foyers, qui passe le rouleau de nos jours. Elle ne se contente pas de choisir la couleur de son intérieur, elle contribue aussi aux travaux, quand ce n’est pas elle qui les assure entièrement.
Elles sont nombreuses à avoir décidé un jour de se passer des services de leurs maris et frères les mâles. Et elles le font bien. Elles sont aussi douées et compétentes que les hommes !!!
Excusez-moi, mais je viens d'apprendre à l'instant même de la bouche d'un Kabyle que la femme en Kabylie n'ouvre pas droit à l'héritage !!!!!!
Il est dommage que de nos jours d'entendre que la femme dans une région de mon pays privée de ses droits absolus alors que certains de ces locataires prétendent être les super intelligents, les laïques, les démocrates, les clairvoyants, et les ....... , et les.........
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Déclaration de Nait Sid Kamira, Présidente du Collectif de Femmes du Printemps Noir de kabylie à la 8ème session de l'instance permanente de l'ONU sur les questions autochtones.
Rapport sur la Condition de la femme kabyle et amazigh
8ème session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones
Par Kamira Nait Sid
La femme amazighe en général, et de la femme kabyle en particulier, des expériences d'agression sur deux fronts: celui de sa féminité et de son identité culturelle et linguistique.
Non seulement elle se battre pour atteindre ses droits légitimes et matrimoniaux, mais elle, en tant que principale gardienne de la langue (amazighe et kabyle), a également pour lutter contre la dominante la culture arabo-musulmane.
La femme amazighe est une victime des traditions et des lois sexistes en particulier les hommes qui font de leurs supérieurs.
Le Code de la famille (un texte inspiré de la charia, la création d'un statut personnel), est toujours là pour sanctionner les inégalités entre les sexes mais l'Algérie a ratifié la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
Mais cette discrimination juridique trouve également ses solides défenseurs des conservateurs dans divers domaines de la culture algérienne des sociétés où règne le fondamentalisme islamique.
La situation actuelle montre que la femme amazighe est loin d'être respecté à l'égard de ses droits légitimes. Elle est attaqué dans sa vie quotidienne verbalement, physiquement, symboliquement, psychologique, juridique, etc
La femme kabyle, qui, dans nos anciennes coutumes, a été respecté en tant que femme et en tant que femme, aujourd'hui, se retrouve relégué au rang de mineures à vie. Dans la tradition ancestrale kabyle, de femmes toujours commandé le plus grand respect de la part de leur communauté. Ils ont participé à la prise de décisions relatives à la famille, les droits patrimoniaux, l'éducation, etc
Ce sont eux qui ont toujours conservé le droit de préserver les traditions culturelles de leurs peuples. Ils ont activement participé à d'importantes décisions prises par la communauté.
Dans l'histoire antique, la femme amazighe a toujours eu un rôle important et sont parfois des chefs d'État royal (la Kahina montagnes des Aurès et Fadma N Summer of Kabylie toujours inspirer la fierté du peuple kabyle).
La Condition de la Femme kabyle
La société kabyle ancienne était fondée sur une stricte répartition des rôles, des droits et des devoirs entre les hommes et les femmes. Les mondes masculin et féminin ont été séparés, mais la femme a été respectée.
La maîtresse de la maison a été considérée comme le pilier de la famille. L'homme a assisté à des choses: un travail pénible dans les champs, se rendre au marché et la gestion de l'argent de la famille.
En principe, la femme restait à la maison. Elle a dirigé la maison et élevé les enfants. Elle a pris soin des animaux, a fait la poterie et tissés. Elle a également pris en charge les tâches de collecte de l'eau et ramasser du bois.
Quand ils ont du temps libre, les femmes ont visité les uns les autres dans leurs foyers. La femme a également tenu le rôle de médiateur entre le père et les enfants, qui ensuite n'a pas à s'impliquer dans les discussions avec leur père.
Ce dernier était le chef de file de la famille dans le sens strict du terme: il est le gardien de sa famille, l'honneur, mais il peut difficilement ignorer l'avis de sa femme.
Lorsque la situation est particulièrement critique, nous tourner vers les femmes. Quand il y avait une grave sécheresse, la Anzar procession, menée pour obtenir la pluie, était de leur responsabilité. Si l'on craignait une malédiction dans le village, ce sont les femmes qui ont initié Timzeght, le sacrifice d'un bœuf.
Dans le passé, les femmes ont aussi un rôle important lors des conflits entre les tribus. Souvent, avant la guerre, les tribus envoyé des délégations de femmes qui ont tenté une dernière négociation, souvent avec succès.
La femme kabyle est connue pour sa force de caractère et de son insubordination. De ce point de vue, elle était l'égale de l'homme.
Même aujourd'hui, la femme kabyle lutte sans relâche contre le Code algérien de la famille, qui est inspiré principalement par la charia. Parmi les plus connus sont, par exemple, la Tarwa n Fadma n Soumer Association (enfants de l'héroïne Fadma n Soumer), Tighri n Tmettut (L'Appel de la femme) ou de la Women's Collective de la Black Spring (Collectif des Femmes du Printemps Noir), ainsi que de nombreux autres.
La femme kabyle n'a jamais arrêté de se battre pour se faire entendre et respecter. Alors qu'elle est confrontée à un système traditionnel que le temps s'est avéré ne pas être égalitaire, elle doit se battre encore plus fort quand elle est confrontée à l'arabo-islamique régime algérien.
Indigné, depuis le jour après la création de l'indépendance de l'Algérie que le nouvel Etat a été si ingrat envers elle et envers les sacrifices qu'elle avait fait pendant la guerre de libération, elle a appris à se défendre sans avoir recours à la légitimité politique que les hommes de la régime de réforme de leur prétendue participation à cette guerre. Ils ne veulent plus faire de la violence armée quelle que soit la source de légitimité, il sera mai.
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La montée des mouvements fondamentalistes dans le milieu des années 1970, un produit de l'école algérienne et les institutions, ont conduit à l'adoption du Code de la famille par le régime de parti unique en 1982.
En voulant instaurer le régime islamique afin de combattre la "Berbères Kabyles», le régime de parti unique a choisi de sacrifier les droits des femmes sur le moderniste des valeurs de la Kabylie.
Prenons, par exemple, l'article 39 du Code de la famille. Que faut-il dire? La femme est tenue d'obéir à son mari et sa famille. La pire des terroristes islamistes ne peut pas dire pire. Article 8 légalise la polygamie.
La société kabyle, toutefois, n'a pas de tendance polygame. Pour ce faire Kabyle femmes doivent le plaisir de la monogamie? À la pauvreté? De leur manque de compréhension de l'esprit de l'islam?
Peut-être! Mais pourrait-il pas aussi que ce n'était tout simplement un fait de «dommages collatéraux» de la tradition kabyle, en partie en raison de l'endogamie, et en partie en raison de respect de la personne humaine, à commencer par la femme? C'est, en tout cas, notre conviction.
Quant à l'article 11, il impose à la femme qui est mariée à un sous-estime que la tutelle et infantilizes elle.
L'article 43 affirme que le divorce est le droit du mari seulement. La femme peut demander pour elle-même, mais si elle le fait, elle doit elle-même soumise à une liste de conditions, dont chacune est plus difficile à réaliser que la précédente.
Qu'est-ce que les rejets de sa demande, cela consiste en une séparation par le biais d'une réparation financière, comparable à un esclave qui rachète sa liberté.
Cependant, les pères et les frères kabyles n'encouragent pas leurs filles / sœurs à demander le divorce au tribunal, car il est véritablement un lieu d'humiliation, d'abord, en raison de la commentaires des juges, et puis, parce que la pension alimentaire pour une femme divorcée avec un enfant est seulement autour de 1000 dinars ($ 15) par mois. Ainsi, l'honneur et la famille Kabyle dignité appel à une sorte de divorce par consentement mutuel, loin des tribunaux.
Mariage forcé
Jusqu'en 1950, le mariage forcé est essentiellement la norme dans la communauté kabyle.
Bien que les filles représentaient le plus grand nombre de victimes, les garçons ne sont pas exempts, et ils ont été victimes que dans une moindre mesure.
Ces syndicats qui ont défié le temps d'autant plus solides car elles ont été essentiellement créé au début de l'adolescence, si elle n'est pas l'enfance. À notre époque, ces deux pratiques ont disparu.
L'âge moyen du mariage a augmenté, passant de 14 ans dans les années 1950 à plus de trente ans aujourd'hui.
En effet, si nous ne disposons pas de statistiques officielles, la Kabylie dispose d'un grand pourcentage de celibates, dont la majorité sont des femmes dont l'amour mai intérêt de ne pas avoir été approuvé par ses parents.
Face à cette contrainte, certains d'entre eux choisissent de rompre avec leurs familles au prix d'une indicible rift. Ceux qui, au départ, de choisir le célibat souvent finissent par accepter un mariage arrangé en raison du fait que, dans cette société, une femme célibataire n'est pas une bonne réputation.
Le marché du travail
En dépit des projets du gouvernement pour la relance économique, la région kabyle est marginalisée.
Cette région est exclue de tous les investissements publics et le découragement de tous les investissements privés par le gouvernement algérien.
Le taux de chômage dans la région est la plus élevée du pays. Selon l'Algérie du Conseil économique et social, les femmes sont les plus touchés par cette exclusion.
Sur la base de leurs conclusions, les activités informelles et le travail représentent 25% des femmes de l'emploi informel. La discrimination salariale existe principalement dans le secteur privé (formel et informel), l'Algérie, qui est le principal employeur et où plus de 50% des travailleurs ne bénéficient pas de la sécurité sociale.
Niveau d'éducation est l'un des principaux facteurs de sélection pour l'accès au travail formel.
La recherche a révélé que les femmes sans éducation représentent plus de 60% du secteur informel.
Ils représentent 6,4% dans le secteur privé formel et 33,5% dans le secteur public.
Ceux qui ont un degré plus élevé de l'éducation sont essentiellement actives dans le secteur public (78%), le secteur privé formel (20,8%) et dans le secteur privé informel (1,1%).
Plus une femme est instruite, plus elle a accès à l'information et de la plus grande a de chances de s'intégrer dans le monde du travail.
En ce qui concerne la sécurité de l'emploi, les chercheurs affirment que les femmes représentent moins de la moitié de l'ouverture des contrats à durée indéterminée (47%) en Algérie.
Toutes les autres femmes sont recrutées dans le cadre d'un contrat à durée déterminée (39,84% dans le secteur public ou privé), d'autres employés, soit les femmes bénéficient de contrats de pré-emploi ou d'un filet de sécurité sociale, ou la pratique dans le secteur informel .
"Un travail rémunéré est une réalité pour certaines femmes, mais une aspiration pour l'écrasante majorité."
Malgré tous ces obstacles, la femme amazighe de l'Algérie, la femme kabyle en particulier, ont gagné du terrain ces dernières années.
Merci à leur lutte, ces femmes ont réussi à faire passer un amendement au Code algérien de la famille, a fait sacrée par le régime.
Étant donné que cette modification a été apportée, il est devenu clair que nous devons maintenant aller vers l'abroger et remplacer par des lois civiles et égalitaires.
Il reste encore beaucoup à faire afin de nous émanciper du Moyen-Age les mentalités qui tentent de nous contraindre à la servitude.
Recommandations
Il est clair pour nous que, dès lors que la Kabylie tient à redonner à ses femmes leurs droits conformément à leurs aspirations, seul un statut d'autonomie régionale permettrait de légiférer contre la Kabylie, le Code de la famille et de la remplacer par des lois civiles qui traitent les femmes et les hommes dans une manière égalitaire.
Nous demandons également que le gouvernement algérien:
-Respecter et appliquer la Déclaration sur les droits de l'homme et la Déclaration sur les peuples autochtones.
-Mettre en œuvre la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et de supprimer celle-ci a exprimé des réserves.
Clair-une plate-forme consensuelle, par l'élimination des obstacles, quels qu'ils mai, que l'obstacle à l'insertion professionnelle et la promotion des femmes, mettre en place une politique volontariste de promotion de l'emploi des femmes et à renforcer l'égalité des chances et un changement de nature à les faire sortir de isolées et de leur situation précaire.
-Promouvoir et améliorer l'enseignement obligatoire dans leur langue maternelle et en langues occidentales.
-Ouverture d'un dialogue entre les institutions et la société civile, y compris les associations de femmes en particulier.
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