La justice algérienne vient de remporter une bataille d'importance dans le dossier d'extradition de Moumen Khalifa. Le tribunal britannique de Westminster a donné, jeudi 25 juin, son accord pour l'extradition du milliardaire déchu vers l'Algérie. Le juge londonien a motivé sa décision notamment par le fait que cette extradition n'était pas contraire à la convention internationale sur les droits de l'Homme. Il a également précisé que M. Khalifa aura droit à un second procès en Algérie, après son extradition.
Dès l'annonce du verdict, l'avocate de M. Khalifa, Anna Rothwell, a annoncé son intention de faire appel. Moumen Khalifa fait également l'objet d'une autre demande d'extradition émanant de la justice française. Il est poursuivi en France pour « abus de confiance, banqueroute par détournement d'actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité, blanchiment en bande organisée ».
M. Khalifa, actuellement détenu en Grande-Bretagne où il s'est réfugié en 2003, a été condamné, en mars 2007, à perpétuité par le tribunal de Blida pour sa responsabilité dans le plus grand scandale financier depuis l'indépendance. Il a été notamment reconnu d'"association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux" dans l'affaire de la faillite de la Khalifa Bank.