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Attentats terroristes : l’Algérie, un pays mal équipé et faussement surveillé
- Toufik
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25 Aoû 2008 05:30 #3056
par Toufik
Depuis quelques mois, les attentats contre les bâtiments officiels en Irak et en Afghanistan sont en très nette baisse, voire quasi-inexistants. La cause ? L’utilisation d’un nouveau matériel hautement sophistiqué : des systèmes de brouillage électronique des explosifs. Développés par les Américains, ces nouveaux systèmes permettent d’empêcher que des bombes explosent dans un périmètre défini. « Ces systèmes fonctionnent quelle que soit la technique utilisée par le terroriste : un téléphone GSM, une télécommande ou tout autre détonateur », explique à toutsurlalgerie.com un spécialiste en questions de défense.
Depuis les attentats du 11 septembre, plusieurs pays occidentaux ont équipé leurs bâtiments les plus sensibles avec de tels systèmes, très couteux mais très efficaces. Plusieurs mesures de sécurité ont également été introduites pour prévenir les attentats. «En France, essayez par exemple de passer devant l’Elysée avec une camionnette ou un fourgon. Vous seriez immédiatement stoppé et fouillé. Et votre trajet sera dévié. Seuls les petits véhicules de tourisme sont autorisés à circuler dans le périmètre autour de l’Elysée, car incapables de transporter d’importantes charges explosives. Vous ne pouvez pas non plus stationner devant une école de gendarmerie ou commissariat de police», souligne le même spécialiste.
Au lendemain de l’attentat des Issers, des spécialistes se sont interrogés sur l’absence d’un périmètre de sécurité autour de l’école de gendarmerie visée. Plus inquiétant, les terroristes du GSPC ont utilisé plus d’une tonne d’explosifs dans les deux attentats de Zemmouri et des Issers, sur une zone de quelques dizaines de mètres, censée être étroitement surveillée.
Comment une telle quantité d’explosifs a t-elle circulé des jours durant sans être interceptée par les nombreux barrages des forces de sécurité ? En réalité, en l’absence de brigades canines de détection d’explosifs, les éléments des forces de sécurité peuvent difficilement agir. Dans ce contexte, on s’interroge : plus d’un an après le retour en force des attentats suicides, pourquoi l’Algérie ne possède toujours pas de brigades canines ? Selon les spécialistes, le pays devrait acquérir des dizaines de brigades pour sécuriser le triangle Boumerdès-Bouira-Tizi-Ouzou et empêcher que les explosifs atterrissent à Alger.
Enfin, l’autre interrogation concerne la provenance des explosifs utilisés dans les attentats. Selon une source sécuritaire, ils ne proviennent pas de l’étranger mais de l’intérieur du pays. Les services de sécurité soupçonnent des carrières utilisant des explosifs d’avoir des liens avec les groupes armés. Depuis la fin des années 1990, les contrôles sur l’utilisation des explosifs par les carrières sont quasi-inexistants. L’Algérie, malgré des dizaines de milliers de morts, reste un pays faussement surveillé.
Par Samir Allam - Tout sur l'Algerie
Depuis les attentats du 11 septembre, plusieurs pays occidentaux ont équipé leurs bâtiments les plus sensibles avec de tels systèmes, très couteux mais très efficaces. Plusieurs mesures de sécurité ont également été introduites pour prévenir les attentats. «En France, essayez par exemple de passer devant l’Elysée avec une camionnette ou un fourgon. Vous seriez immédiatement stoppé et fouillé. Et votre trajet sera dévié. Seuls les petits véhicules de tourisme sont autorisés à circuler dans le périmètre autour de l’Elysée, car incapables de transporter d’importantes charges explosives. Vous ne pouvez pas non plus stationner devant une école de gendarmerie ou commissariat de police», souligne le même spécialiste.
Au lendemain de l’attentat des Issers, des spécialistes se sont interrogés sur l’absence d’un périmètre de sécurité autour de l’école de gendarmerie visée. Plus inquiétant, les terroristes du GSPC ont utilisé plus d’une tonne d’explosifs dans les deux attentats de Zemmouri et des Issers, sur une zone de quelques dizaines de mètres, censée être étroitement surveillée.
Comment une telle quantité d’explosifs a t-elle circulé des jours durant sans être interceptée par les nombreux barrages des forces de sécurité ? En réalité, en l’absence de brigades canines de détection d’explosifs, les éléments des forces de sécurité peuvent difficilement agir. Dans ce contexte, on s’interroge : plus d’un an après le retour en force des attentats suicides, pourquoi l’Algérie ne possède toujours pas de brigades canines ? Selon les spécialistes, le pays devrait acquérir des dizaines de brigades pour sécuriser le triangle Boumerdès-Bouira-Tizi-Ouzou et empêcher que les explosifs atterrissent à Alger.
Enfin, l’autre interrogation concerne la provenance des explosifs utilisés dans les attentats. Selon une source sécuritaire, ils ne proviennent pas de l’étranger mais de l’intérieur du pays. Les services de sécurité soupçonnent des carrières utilisant des explosifs d’avoir des liens avec les groupes armés. Depuis la fin des années 1990, les contrôles sur l’utilisation des explosifs par les carrières sont quasi-inexistants. L’Algérie, malgré des dizaines de milliers de morts, reste un pays faussement surveillé.
Par Samir Allam - Tout sur l'Algerie
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- Rayane
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25 Aoû 2008 10:41 #3057
par Rayane
Réponse de Rayane sur le sujet Attentats terroristes : l’Algérie, un pays mal équipé et faussement surveillé
Oui c'est vrai, à se poser la question comment ces quantité de produits semant ces carnages ont pus passer à travers ces régions, alors qu'elle sont supposées êtres contrôlées par les services de sécurité.
Remarque aussi la vigilance est l'affaire de tous.:pancartedz:
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