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« L’exploitation du gaz de schiste interviendra à long terme »
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01 Jui 2014 18:57 #157203
par dahmane1
Au cours de la présentation du plan d’action du gouvernement à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a réaffirmé ce dimanche, la volonté de l’Algérie de lancer la phase préparatoire à l’exploitation du gaz de schiste, préparant ainsi son « exploitation dans un futur lointain ». Dans son allocution, M.Sellal a précisé que les récents textes adoptés ne donnaient en aucun cas feu vert à une exploitation. Dans un premier temps, le gouvernement souhaite lancer un programme de 11 forages pilotes de gaz de schiste, qui sera axé sur la formation des cadres de la Sonatrach aux meilleurs procédés de la production du schiste, annonçant par ailleurs, la création prochaine d’une grande école de formation dans ce domaine. Ce vaste programme d’exploration du schiste s’inscrit dans une vision à long terme. Le but étant d’assurer la sécurité énergétique de l’Algérie à très long terme, notamment en conservant ses réserves de gaz et de pétrole en vue de maintenir ses volumes d’exportation. Conscient des risques environnementaux potentiels que représente l’exploitation des hydrocarbures schisteux, le gouvernement « prendra toutes les précautions nécessaires pour protéger les ressources hydriques, et préserver l’environnement », conformément aux instructions du Président Abdelaziz Bouteflika.
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01 Jui 2014 19:01 #157204
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Exploitation du gaz de schiste : quels risques pour l’Algérie ?
Chems Eddine Chitour est professeur de thermodynamique à l’École nationale polytechnique d’Alger, titulaire d’ingéniorat en génie chimique de la même école et d’un doctorat ès sciences de l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne (France). Il est également l’auteur d’une centaine de publications et de communications scientifiques et de plusieurs ouvrages sur l’énergie et les enjeux géostratégiques.
Quels sont les dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste ?
L’exploitation du gaz de schiste utilise une technologie assez ancienne mais aussi nouvelle. On y procède par une fracturation à forte pression avec énormément d’eau, contrairement aux gisements classiques conventionnels qui utilisent moins d’eau. On administre également des milliers de produits chimiques qui sont pour la plupart aromatiques donc cancérigènes. En plus de cela, le sous-sol contient un certain nombre d’éléments radioactifs comme le radon. Tous ces gaz, tous ces produits chimiques sont utilisés pour drainer les bulles de gaz qui se trouvent entre les couches de schistes. La pollution vient du fait que ces produits vont remonter en surface mais en passant d’abord par la nappe albienne qui sera donc polluée.
Notre nappe albienne algérienne contient tout de même 45 000 milliards de mètres cubes. C’est notre plus grande richesse. Il ne faut pas prendre le risque de la polluer d’autant plus que c’est une nappe que nous partageons avec un certain nombre de pays comme la Lybie, la Tunisie, un peu le Maroc. Il faut donc faire très attention. Même aux États-Unis, il n’y a pas de technologies fiables pour faire en sorte d’éviter cette pollution. D’ailleurs, de plus en plus de gens remettent en cause le gaz de schiste aux États-Unis.
Il faut aussi souligner que nous avons un Sahara qui est déjà abimé. D’abord, par la bombe atomique. Nous avons une radioactivité très importante. Je ne suis pas contre le gaz de schiste mais pas tout de suite. Il faut prendre le temps que la technologie devienne plus sûre, qu’il n’y ait aucun risque pour l’environnement.
Que risquent les populations de Tindouf et Timimoun, où sont projetés les forages ?
Il ne faut pas perturber des habitudes séculaires. Par exemple, à Timimoun, on voue un culte à l’eau. Il suffit de voir leurs foggaras. Du jour au lendemain, vous allez leur dire que vous allez remplacer l’eau par le gaz ! C’est toute une civilisation que vous bouleversez.
Il faut un débat dans la sérénité, même les pouvoirs publics ne disent pas que l’exploitation n’est pas prévue pour tout de suite. Nous n’avons de toute façon ni les compétences, ni l’argent, ni la possibilité d’exploiter tout de suite. Il faut travailler aux fins de sécuriser les populations du Sud. Il ne faut pas que le gaz de schiste soit perçu comme une malédiction. Il faut que ce soit une bénédiction. De toute façon son exploitation ne sera pas à notre profit, mais pour celui des générations futures. Il faut se préparer dès maintenant. Il faut aller vers une transition énergétique. Il faut tourner le dos au fossile.
Pourquoi ne se tourne-t-on pas plutôt vers le solaire ?
C’est un problème de coût et de facilité. C’est plus simple de brûler du gaz naturel en se disant « on verra par la suite ». Mais c’est maintenant qu’il faut voir. La transition énergétique c’est l’affaire de tous, ce n’est pas celle du ministère de l’Énergie. Ce n’est surtout pas son affaire parce que c’est l’affaire du ministère de l’Environnement, du ministère des Ressources en eau, c’est celle du ministère de l’Éducation nationale qui doit former le citoyen. Il faut commencer par aller vers les économies d’énergies. Nous perdons environ 20 à 25 % d’énergie par une utilisation irrationnelle. Il faut utiliser l’énergie de façon responsable et ordonnée. À un moment ou à un autre, il va falloir parler de la vérité des prix. On ne pourra pas continuer avec un prix de kilowatt à 4 dinars. Nous importons pour 4 milliards de dollars d’hydrocarbures et une bonne partie part aux frontières. Pourquoi ? Parce que le carburant en Algérie coûte 6 fois moins cher qu’au Maroc. Est-ce que vous pensez qu’il est normal d’acheter le gasoil à un dollar le litre alors qu’il est vendu à treize dinars, c’est-à-dire 6 fois moins cher qu’à l’achat ? Il faut inciter les Algériens, graduellement, à être économes. C’est ça la transition énergétique.
www.tsa-algerie.com/2014/05/27/exploitat...sques-pour-lalgerie/
Quels sont les dangers liés à l’exploitation du gaz de schiste ?
L’exploitation du gaz de schiste utilise une technologie assez ancienne mais aussi nouvelle. On y procède par une fracturation à forte pression avec énormément d’eau, contrairement aux gisements classiques conventionnels qui utilisent moins d’eau. On administre également des milliers de produits chimiques qui sont pour la plupart aromatiques donc cancérigènes. En plus de cela, le sous-sol contient un certain nombre d’éléments radioactifs comme le radon. Tous ces gaz, tous ces produits chimiques sont utilisés pour drainer les bulles de gaz qui se trouvent entre les couches de schistes. La pollution vient du fait que ces produits vont remonter en surface mais en passant d’abord par la nappe albienne qui sera donc polluée.
Notre nappe albienne algérienne contient tout de même 45 000 milliards de mètres cubes. C’est notre plus grande richesse. Il ne faut pas prendre le risque de la polluer d’autant plus que c’est une nappe que nous partageons avec un certain nombre de pays comme la Lybie, la Tunisie, un peu le Maroc. Il faut donc faire très attention. Même aux États-Unis, il n’y a pas de technologies fiables pour faire en sorte d’éviter cette pollution. D’ailleurs, de plus en plus de gens remettent en cause le gaz de schiste aux États-Unis.
Il faut aussi souligner que nous avons un Sahara qui est déjà abimé. D’abord, par la bombe atomique. Nous avons une radioactivité très importante. Je ne suis pas contre le gaz de schiste mais pas tout de suite. Il faut prendre le temps que la technologie devienne plus sûre, qu’il n’y ait aucun risque pour l’environnement.
Que risquent les populations de Tindouf et Timimoun, où sont projetés les forages ?
Il ne faut pas perturber des habitudes séculaires. Par exemple, à Timimoun, on voue un culte à l’eau. Il suffit de voir leurs foggaras. Du jour au lendemain, vous allez leur dire que vous allez remplacer l’eau par le gaz ! C’est toute une civilisation que vous bouleversez.
Il faut un débat dans la sérénité, même les pouvoirs publics ne disent pas que l’exploitation n’est pas prévue pour tout de suite. Nous n’avons de toute façon ni les compétences, ni l’argent, ni la possibilité d’exploiter tout de suite. Il faut travailler aux fins de sécuriser les populations du Sud. Il ne faut pas que le gaz de schiste soit perçu comme une malédiction. Il faut que ce soit une bénédiction. De toute façon son exploitation ne sera pas à notre profit, mais pour celui des générations futures. Il faut se préparer dès maintenant. Il faut aller vers une transition énergétique. Il faut tourner le dos au fossile.
Pourquoi ne se tourne-t-on pas plutôt vers le solaire ?
C’est un problème de coût et de facilité. C’est plus simple de brûler du gaz naturel en se disant « on verra par la suite ». Mais c’est maintenant qu’il faut voir. La transition énergétique c’est l’affaire de tous, ce n’est pas celle du ministère de l’Énergie. Ce n’est surtout pas son affaire parce que c’est l’affaire du ministère de l’Environnement, du ministère des Ressources en eau, c’est celle du ministère de l’Éducation nationale qui doit former le citoyen. Il faut commencer par aller vers les économies d’énergies. Nous perdons environ 20 à 25 % d’énergie par une utilisation irrationnelle. Il faut utiliser l’énergie de façon responsable et ordonnée. À un moment ou à un autre, il va falloir parler de la vérité des prix. On ne pourra pas continuer avec un prix de kilowatt à 4 dinars. Nous importons pour 4 milliards de dollars d’hydrocarbures et une bonne partie part aux frontières. Pourquoi ? Parce que le carburant en Algérie coûte 6 fois moins cher qu’au Maroc. Est-ce que vous pensez qu’il est normal d’acheter le gasoil à un dollar le litre alors qu’il est vendu à treize dinars, c’est-à-dire 6 fois moins cher qu’à l’achat ? Il faut inciter les Algériens, graduellement, à être économes. C’est ça la transition énergétique.
www.tsa-algerie.com/2014/05/27/exploitat...sques-pour-lalgerie/
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01 Jui 2014 19:13 #157205
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet « L’exploitation du gaz de schiste interviendra à long terme »
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02 Jui 2014 19:00 #157206
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Avis de spécialistes
Pierre RABHI
Pierre Rabhi (né en 1938 à Kenadsa, Algérie), est un agriculteur biologiste, romancier et poète français, d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».
Pierre Rabhi (né en 1938 à Kenadsa, Algérie), est un agriculteur biologiste, romancier et poète français, d'origine algérienne, inventeur du concept « Oasis en tous lieux ».
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02 Jui 2014 19:16 #157207
par dahmane1
Réponse de dahmane1 sur le sujet Feu vert pour le gaz de schiste...Crime avec préméditation !!!
Le 21 mai, le gouvernement algérien a décidé de se lancer dans l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Il pousse ainsi l'économie et la société à s'enfermer dans une logique rentière, et ignore les risques pour l'environnement.
L'Algérie s'enfonce encore plus dans cette logique rentière qui lui fait croire que les portes du bonheur collectif vont s'ouvrir comme par enchantement en accélérant l'exploitation de toutes nos richesses minières et souterraines. Le dernier feu vert accordé le 21 mai par le Conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika pour lancer l'exploitation du gaz de schiste dans notre pays prouve, une nouvelle fois, que nos décideurs manquent cruellement “d'idées, de méthodes et de conceptions nouvelles” [référence à une citation de Malcolm X]. Nos décideurs ont préféré encore recourir au sol plutôt qu'à leurs cerveaux pour développer un pays riche en potentialités humaines.
Le gaz de schiste est un grand danger pour l'environnement. Tous les spécialistes du monde le disent et l'affirment avec preuves à l'appui. Son efficacité économique n'a guère été encore prouvée. Les pays qui se sont lancés dans son exploration et exploitation comme les Etats-Unis subissent d'ores et déjà une tragique pollution. De nombreuses puissances mondiales qui maîtrisent la technologie nécessaire pour l'exploitation du gaz de schiste ont fait marche arrière à l'image de la France dont la législation interdit de lancer des travaux de prospection [même si, selon Algérie Focus, les entreprises françaises pouraient être les premières à prospecter en Algérie].
Encore des pétrodollars
On savait depuis belle lurette que nos dirigeants se désintéressent entièrement de nos paysages et des joyaux de notre nature, mais se lancer dans la programmation systématique d'une destruction massive de notre patrimoine naturel est un crime contre la souveraineté de notre pays. L'histoire n'oubliera jamais cette dangereuse dérive où un système politique a délibérément choisi de transformer la moindre richesse de notre sous-sol en dollars pour soutenir la courbe de nos importations. Que va réellement apporter de nouveau l'exploitation du gaz de schiste ?
Encore des pétrodollars ? Mais l'Algérie en manque-t-elle réellement ? De nouveaux revenus conséquents dans les caisses de l'Etat ? Mais qu'a fait cet Etat des revenus disponibles en ce moment dans ses caisses ? Sommes-nous devenus plus développés, plus puissants ou plus prospères grâce à nos pétrodollars ? Les Algériens sont-ils plus heureux grâce à leurs débordantes réserves de change ? “La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes”, disait le célèbre économiste Keynes.
Le régime algérien est exactement dans ce schéma où il tente à chaque fois de se renouveler en empruntant les mêmes vieilles méthodes. Les mêmes vieilles recettes. Les mêmes vieilles idées pour donner l'impression qu'on sait gérer un pays. Ou du moins qu'on tente de le gouverner. Pas besoin donc de tracer des stratégies visionnaires pour bâtir une économie productive. “Le made in Algeria” va se contenter encore dans les années à venir du baril de pétrole, de la turbine de gaz et d'un bassin de gaz de schiste.
Dérives politiques
Le sous-sol, c'est le lieu de pensée de nos décideurs. A leur image, le pays n'arrive pas à émerger, à voir plus loin que le bout de son champ de pétrole. Pomper du gaz, du pétrole et le revendre, c'est le seul effort que l'Algérie peut se permettre. Réfléchir à une nouvelle vision de son avenir économique, non cela est trop compliqué, ennuyeux ou demande une intelligence que nous ne voulons pas avoir. L'intelligence exige la liberté. La liberté exige l'émancipation de la société. Or ce danger n'est pas tolérable pour nos décideurs. Alors la terre qui t'a fait naître te donnera tes seules sources de revenus.
Mais attention, la logique rentière de nos élites dirigeantes n'est pas la seule responsable de la future catastrophe écologique et économique que préfigure l'exploitation du gaz de schiste. L'incapacité de la société civile à se structurer pour peser sur les grandes décisions de l'Etat algérien est aussi la tare tragique qui explique ce gâchis. Cette absence prolongée d'une force de proposition au sein de notre société laisse libre cours à toutes les dérives politiques.
L'échec d'une mobilisation autour d'un nouveau projet de gouvernance en Algérie expose l'avenir de nos enfants à des incertitudes périlleuses. Mais est-il trop tard pour réagir ? Non, certainement pas, car il est toujours temps de diffuser de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser, de nouvelles méthodes de mobilisation, pour obliger nos vieilles élites à lâcher du lest et à remettre en cause leur vision rentière de notre avenir.
www.courrierinternational.com/article/20...ur-le-gaz-de-schiste
L'Algérie s'enfonce encore plus dans cette logique rentière qui lui fait croire que les portes du bonheur collectif vont s'ouvrir comme par enchantement en accélérant l'exploitation de toutes nos richesses minières et souterraines. Le dernier feu vert accordé le 21 mai par le Conseil des ministres présidé par Abdelaziz Bouteflika pour lancer l'exploitation du gaz de schiste dans notre pays prouve, une nouvelle fois, que nos décideurs manquent cruellement “d'idées, de méthodes et de conceptions nouvelles” [référence à une citation de Malcolm X]. Nos décideurs ont préféré encore recourir au sol plutôt qu'à leurs cerveaux pour développer un pays riche en potentialités humaines.
Le gaz de schiste est un grand danger pour l'environnement. Tous les spécialistes du monde le disent et l'affirment avec preuves à l'appui. Son efficacité économique n'a guère été encore prouvée. Les pays qui se sont lancés dans son exploration et exploitation comme les Etats-Unis subissent d'ores et déjà une tragique pollution. De nombreuses puissances mondiales qui maîtrisent la technologie nécessaire pour l'exploitation du gaz de schiste ont fait marche arrière à l'image de la France dont la législation interdit de lancer des travaux de prospection [même si, selon Algérie Focus, les entreprises françaises pouraient être les premières à prospecter en Algérie].
Encore des pétrodollars
On savait depuis belle lurette que nos dirigeants se désintéressent entièrement de nos paysages et des joyaux de notre nature, mais se lancer dans la programmation systématique d'une destruction massive de notre patrimoine naturel est un crime contre la souveraineté de notre pays. L'histoire n'oubliera jamais cette dangereuse dérive où un système politique a délibérément choisi de transformer la moindre richesse de notre sous-sol en dollars pour soutenir la courbe de nos importations. Que va réellement apporter de nouveau l'exploitation du gaz de schiste ?
Encore des pétrodollars ? Mais l'Algérie en manque-t-elle réellement ? De nouveaux revenus conséquents dans les caisses de l'Etat ? Mais qu'a fait cet Etat des revenus disponibles en ce moment dans ses caisses ? Sommes-nous devenus plus développés, plus puissants ou plus prospères grâce à nos pétrodollars ? Les Algériens sont-ils plus heureux grâce à leurs débordantes réserves de change ? “La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d'échapper aux idées anciennes”, disait le célèbre économiste Keynes.
Le régime algérien est exactement dans ce schéma où il tente à chaque fois de se renouveler en empruntant les mêmes vieilles méthodes. Les mêmes vieilles recettes. Les mêmes vieilles idées pour donner l'impression qu'on sait gérer un pays. Ou du moins qu'on tente de le gouverner. Pas besoin donc de tracer des stratégies visionnaires pour bâtir une économie productive. “Le made in Algeria” va se contenter encore dans les années à venir du baril de pétrole, de la turbine de gaz et d'un bassin de gaz de schiste.
Dérives politiques
Le sous-sol, c'est le lieu de pensée de nos décideurs. A leur image, le pays n'arrive pas à émerger, à voir plus loin que le bout de son champ de pétrole. Pomper du gaz, du pétrole et le revendre, c'est le seul effort que l'Algérie peut se permettre. Réfléchir à une nouvelle vision de son avenir économique, non cela est trop compliqué, ennuyeux ou demande une intelligence que nous ne voulons pas avoir. L'intelligence exige la liberté. La liberté exige l'émancipation de la société. Or ce danger n'est pas tolérable pour nos décideurs. Alors la terre qui t'a fait naître te donnera tes seules sources de revenus.
Mais attention, la logique rentière de nos élites dirigeantes n'est pas la seule responsable de la future catastrophe écologique et économique que préfigure l'exploitation du gaz de schiste. L'incapacité de la société civile à se structurer pour peser sur les grandes décisions de l'Etat algérien est aussi la tare tragique qui explique ce gâchis. Cette absence prolongée d'une force de proposition au sein de notre société laisse libre cours à toutes les dérives politiques.
L'échec d'une mobilisation autour d'un nouveau projet de gouvernance en Algérie expose l'avenir de nos enfants à des incertitudes périlleuses. Mais est-il trop tard pour réagir ? Non, certainement pas, car il est toujours temps de diffuser de nouvelles idées, de nouvelles façons de penser, de nouvelles méthodes de mobilisation, pour obliger nos vieilles élites à lâcher du lest et à remettre en cause leur vision rentière de notre avenir.
www.courrierinternational.com/article/20...ur-le-gaz-de-schiste
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03 Jui 2014 12:15 #157208
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Réponse de PSM31 sur le sujet « L’exploitation du gaz de schiste interviendra à long terme »
En voici un autre crime envers le peuple algérien
Il ne manquait que ça...
Al3amia khasha lekhoul
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Al3amia khasha lekhoul
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