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Le sud se réveille,..........??
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M'siquine;142135 écrit: Qu'appellent-ils hogra et exclusion ?
salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires.
les habitants du sud se rendent compte de la manipulation pour separer les tribus en tapant sur le mali ( pour les affaiblir) et le motif invoqué : lutte contre le terrorisme alors que de vieilles femmes et des enfants furent bombardés et des crimes ethniques virent le jour ( comme par le passé).
quand 19 ministres sont issus de la meme region ( tlemcen) cela donne à reflechir , quand des entreprises économiques ont pour siege le nord du pays cela donne à reflechir aussi.
les chomeurs sont sortis à cause de cela et surtout à cause des lois regissant le travail qui ne sont pas respectées par les étrangers avec la complicité des instances algériennes : meriem mahdi, yacine zaid , tahar belabas ( pour ne citer qu'eux) connaissent un bout sur la question sinon ceux qui veulent en savoir plus n'ont qu'à suivre le dossier SNAPAP depuis les années 2007 ( au fait comme chez nous la mode (ou le pouvoir) veut que les partis et associations ont des clones je parle du SNAPAP de Rachid Malaoui ) sinon de voir les dossiers de Yahia Bounouar ( directeur de quotidien en exil , directeur de kalimadz ( radio libre) et président comité des droits de l'homme.
voila pourquoi les targuis ont haussé le ton aussi comme les chomeurs:
Pourquoi le mouvement des chômeurs est passé aux menaces
El Watan, 29 mars 2013
Après les violences de la semaine, Yahia Bounouar, journaliste indépendant qui suit le mouvement des chômeurs depuis plus d’un an, raconte de l’intérieur les évolutions qui conduisent la Coordination à hausser le ton face aux autorités.
Jeudi 5 juillet 2012. Avec une trentaine de ses camarades venus de plusieurs wilayas du pays, Tahar Belabès organise un rassemblement sur la place du 1er Mai à Alger. Malgré le surprenant et imposant cordon sécuritaire, les manifestants s’installent sur la place et tiennent leur sit-in pendant près d’une heure. Ils seront ensuite interpellés et passeront la journée dans différents commissariats de police de la capitale. Cet événement marquera la véritable naissance de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs. En effet, jusqu’à cette date, la CNDDC fonctionnait sous l’aile du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap).
Le rassemblement du 5 juillet est la première action organisée, contre l’avis du Snapap. Le scénario se répétera une seconde fois en février 2013. Fin janvier, le syndicat, avec d’autres organisations, décide d’un rassemblement devant le ministère du Travail pour le 25 février, évitant soigneusement le 24, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Aussitôt, Tahar Belabès annonce, au nom de la CNDDC, une marche entre Ouargla et Hassi Messaoud pour le 24 février. C’est un double défi, et il le sait. Le noyau de militants change dès lors de stratégie et de tactique. Alors qu’auparavant, il se contentait de communiquer sur internet et de s’appeler les uns les autres au téléphone réunissant quelques dizaines de militants, ils décident cette fois-ci de s’organiser.
Terrain
Une première réunion installe un groupe chargé de préparer la marche : sécurité, communication, affichage, logistique, etc. En parallèle, des réunions sont organisées dans chaque quartier de la ville qui désigne chacun un représentant pour les réunions de préparation. Un appel à la cotisation est lancé et chacun y va de son petit billet. Des tracts sont imprimés, des gilets pour les personnes chargées de la sécurité sont achetés, les slogans sont validés et les banderoles immédiatement préparées. Le 24 février 2013, c’est la surprise. Plusieurs milliers de jeunes marchent sur Hassi Messaoud. Ils seront bloqués au bout de 25 km au barrage fixe à la sortie de la ville et se disperseront dans le calme. Pas un seul geste de violence n’est signalé.
La CNDDC a relevé le défi. Le lendemain à Alger, le rassemblement devant le ministère ne regroupera, comme d’habitude, que deux à trois cents personnes. Le succès de la marche du 24 février amène avec lui, paradoxalement, son lot de pressions, de menaces et d’intimidations. Tahar Belabès et le noyau de militants qui l’entoure ne connaissent qu’une seule réponse : le terrain. Forts de l’expérience du 24 février, ils décident alors de lancer un appel à un rassemblement «Millioniya» pour le 14 mars sur la grande place face à l’APC, rebaptisée, symboliquement «place Tahrir». Inquiets, paniqués pour certains, les dirigeants locaux et nationaux, plutôt que de prendre conscience de la colère des jeunes et d’ouvrir des discussions, versent immédiatement dans la manœuvre. Les jeunes sont accusés de faire dans la sécession, d’être manipulés par «une main étrangère» et par l’éternel épouvantail : «les islamistes».
Propagande
Le samedi 9 mars, un quotidien arabophone proche du régime accuse même le leader du mouvement, Tahar Belabès, d’avoir préparé le rassemblement du 14 mars en Suisse alors que celui-ci ne dispose pas de passeport. «Ils le savent, dit-il, mais qu’importe, le démenti sera publié après le rassemblement, le but étant de casser la mobilisation.» C’est ce qui se passera effectivement, le démenti ne sera publié que le vendredi 15 mars. Le lundi 11 mars, la télévision offshore organise, avec des élus locaux et le wali, une émission en direct de Ouargla, en présence de quelques jeunes présentés comme des dissidents de la CNDDC au cours de laquelle est annoncée l’annulation du rassemblement.
Cette campagne de propagande et d’attaque aura l’effet inverse et amplifiera le mouvement de sympathie pour les jeunes de la CNDDC et notamment pour Tahar Belabès. Résultat, le 14 mars, des milliers de personnes répondent à l’appel des chômeurs. Le rassemblement est un succès. La presse nationale et internationale couvre l’événement. Le lendemain, en visite dans une autre ville du Sud, à Béchar, le Premier ministre emboîte le pas et reconnaît la légitimité des revendications des jeunes de Ouargla. Face à ce retournement, les comités de wilaya de la CNDDC s’enflamment. A Ménéa, Adrar, Metlili, Djelfa, Médéa, les rassemblements se multiplient. A Laghouat, les jeunes chômeurs appellent à un grand rassemblement pour le samedi 23 mars, ceux d’El Oued pour le 30, Batna pour le 4 avril.
Dialogue
Le lundi 18 mars, alors que les préparatifs pour Laghouat s’accélèrent, Tahar Belabès est contacté pour rencontrer de hauts responsables, dont le Premier ministre. Ne refusant pas le dialogue, il répond qu’il doit s’organiser et consulter sa base, constituer une délégation nationale et préparer une plate-forme de revendications. Pendant ce temps, un groupe d’une quarantaine de députés, envoyé par les autorités, organise une série de conférences dans les wilayas. Partout, ils seront chassés par les jeunes et leurs conférences seront annulées : à Laghouat d’abord, puis à Ghardaïa, à Metlili et enfin à Ouargla. Devant l’affront, ils mettront fin à leur mission. Le 23 mars, le second grand rassemblement à Laghouat est également un succès mais aussi et surtout une démonstration de la capacité des jeunes à s’organiser et à occuper pacifiquement l’espace public. C’est ce qui fait peur aux autorités.
A partir de cette date, alors que les militants s’attendaient à l’ouverture d’un dialogue de la part des autorités, ils sont surpris par la montée en puissance de la répression. A Ouargla, les gendarmes chargent violemment un rassemblement pacifique de quelques centaines de chômeurs. A Ghardaïa, le rassemblement vire à l’affrontement, et le 26 mars, 18 militants sont arrêtés et tabassés. Huit d’entre eux sont emprisonnés. Sur le terrain, ce sont les «agents» du régime qui poussent les jeunes à la violence. La CNDDC, qui appelaient au dialogue dans ses précédents communiqués, hausse le ton.
Diviser
Accusant les autorités «d’utiliser la violence pour discréditer un mouvement qui revendique ses droits de manière pacifique», la CNDDC menace de «sortir dans la rue dans différentes wilayas et fait porter aux autorités l’entière responsabilité des éventuels dérapages». Tahar Belabès n’en croit pas ses yeux : «Le régime a utilisé toutes les cartes contre nous : régionalistes, sécessionnistes, main étrangère et maintenant il utilise la violence. Je me retrouve avec mes camarades à calmer les jeunes au moment où les représentants de l’Etat les poussent à la violence. C’est incroyable.
A Ghardaïa, le régime tente de diviser les Mozabites et les Arabes, mais ça ne fonctionnera pas. Après le rassemblement d’El Oued, prévu le 30 mars, nous préparons un autre rassemblement «Millioniya» pacifique, à Ghardaïa, en solidarité avec nos camarades arrêtés.» Entre ces jeunes, ces chômeurs, qui n’ont plus rien à perdre et qui viennent de donner une leçon magistrale à tous en réussissant, pacifiquement, à redonner aux luttes sociales et politiques de la dignité et de la vivacité et un régime qui semble totalement dépassé et incapable de réagir, le bras de fer est engagé.
Yahia Bounouar
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Merci, G tout compris. Voila ce qu'il faut faire, informer et casser ceux qui désinforment... Ces "branleurs" et ces hagarines qui ne laissent pas vivre leur frère en paix, en liberté, et surtout qu'ils arrettent de les spolier de leurs droits. Ce sont eux les illuminatis. Rabi i3aounnkoum oua ikhalass fihoum wahed ebwahedbel1000;142139 écrit: salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires. les habitants du sud se rendent compte de la manipulation pour separer les tribus en tapant sur le mali ( pour les affaiblir) et le motif invoqué : lutte contre le terrorisme alors que de vieilles femmes et des enfants furent bombardés et des crimes ethniques virent le jour ( comme par le passé). quand 19 ministres sont issus de la meme region ( tlemcen) cela donne à reflechir , quand des entreprises économiques ont pour siege le nord du pays cela donne à reflechir aussi. les chomeurs sont sortis à cause de cela et surtout à cause des lois regissant le travail qui ne sont pas respectées par les étrangers avec la complicité des instances algériennes : meriem mahdi, yacine zaid , tahar belabas ( pour ne citer qu'eux) connaissent un bout sur la question sinon ceux qui veulent en savoir plus n'ont qu'à suivre le dossier SNAPAP depuis les années 2007 ( au fait comme chez nous la mode (ou le pouvoir) veut que les partis et associations ont des clones je parle du SNAPAP de Rachid Malaoui ) sinon de voir les dossiers de Yahia Bounouar ( directeur de quotidien en exil , directeur de kalimadz ( radio libre) et président comité des droits de l'homme. voila pourquoi les targuis ont haussé le ton aussi comme les chomeurs: Pourquoi le mouvement des chômeurs est passé aux menaces El Watan, 29 mars 2013 Après les violences de la semaine, Yahia Bounouar, journaliste indépendant qui suit le mouvement des chômeurs depuis plus d’un an, raconte de l’intérieur les évolutions qui conduisent la Coordination à hausser le ton face aux autorités. Jeudi 5 juillet 2012. Avec une trentaine de ses camarades venus de plusieurs wilayas du pays, Tahar Belabès organise un rassemblement sur la place du 1er Mai à Alger. Malgré le surprenant et imposant cordon sécuritaire, les manifestants s’installent sur la place et tiennent leur sit-in pendant près d’une heure. Ils seront ensuite interpellés et passeront la journée dans différents commissariats de police de la capitale. Cet événement marquera la véritable naissance de la Coordination nationale pour la défense des droits des chômeurs. En effet, jusqu’à cette date, la CNDDC fonctionnait sous l’aile du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Le rassemblement du 5 juillet est la première action organisée, contre l’avis du Snapap. Le scénario se répétera une seconde fois en février 2013. Fin janvier, le syndicat, avec d’autres organisations, décide d’un rassemblement devant le ministère du Travail pour le 25 février, évitant soigneusement le 24, date anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures en 1971. Aussitôt, Tahar Belabès annonce, au nom de la CNDDC, une marche entre Ouargla et Hassi Messaoud pour le 24 février. C’est un double défi, et il le sait. Le noyau de militants change dès lors de stratégie et de tactique. Alors qu’auparavant, il se contentait de communiquer sur internet et de s’appeler les uns les autres au téléphone réunissant quelques dizaines de militants, ils décident cette fois-ci de s’organiser. Terrain Une première réunion installe un groupe chargé de préparer la marche : sécurité, communication, affichage, logistique, etc. En parallèle, des réunions sont organisées dans chaque quartier de la ville qui désigne chacun un représentant pour les réunions de préparation. Un appel à la cotisation est lancé et chacun y va de son petit billet. Des tracts sont imprimés, des gilets pour les personnes chargées de la sécurité sont achetés, les slogans sont validés et les banderoles immédiatement préparées. Le 24 février 2013, c’est la surprise. Plusieurs milliers de jeunes marchent sur Hassi Messaoud. Ils seront bloqués au bout de 25 km au barrage fixe à la sortie de la ville et se disperseront dans le calme. Pas un seul geste de violence n’est signalé. La CNDDC a relevé le défi. Le lendemain à Alger, le rassemblement devant le ministère ne regroupera, comme d’habitude, que deux à trois cents personnes. Le succès de la marche du 24 février amène avec lui, paradoxalement, son lot de pressions, de menaces et d’intimidations. Tahar Belabès et le noyau de militants qui l’entoure ne connaissent qu’une seule réponse : le terrain. Forts de l’expérience du 24 février, ils décident alors de lancer un appel à un rassemblement «Millioniya» pour le 14 mars sur la grande place face à l’APC, rebaptisée, symboliquement «place Tahrir». Inquiets, paniqués pour certains, les dirigeants locaux et nationaux, plutôt que de prendre conscience de la colère des jeunes et d’ouvrir des discussions, versent immédiatement dans la manœuvre. Les jeunes sont accusés de faire dans la sécession, d’être manipulés par «une main étrangère» et par l’éternel épouvantail : «les islamistes». Propagande Le samedi 9 mars, un quotidien arabophone proche du régime accuse même le leader du mouvement, Tahar Belabès, d’avoir préparé le rassemblement du 14 mars en Suisse alors que celui-ci ne dispose pas de passeport. «Ils le savent, dit-il, mais qu’importe, le démenti sera publié après le rassemblement, le but étant de casser la mobilisation.» C’est ce qui se passera effectivement, le démenti ne sera publié que le vendredi 15 mars. Le lundi 11 mars, la télévision offshore organise, avec des élus locaux et le wali, une émission en direct de Ouargla, en présence de quelques jeunes présentés comme des dissidents de la CNDDC au cours de laquelle est annoncée l’annulation du rassemblement. Cette campagne de propagande et d’attaque aura l’effet inverse et amplifiera le mouvement de sympathie pour les jeunes de la CNDDC et notamment pour Tahar Belabès. Résultat, le 14 mars, des milliers de personnes répondent à l’appel des chômeurs. Le rassemblement est un succès. La presse nationale et internationale couvre l’événement. Le lendemain, en visite dans une autre ville du Sud, à Béchar, le Premier ministre emboîte le pas et reconnaît la légitimité des revendications des jeunes de Ouargla. Face à ce retournement, les comités de wilaya de la CNDDC s’enflamment. A Ménéa, Adrar, Metlili, Djelfa, Médéa, les rassemblements se multiplient. A Laghouat, les jeunes chômeurs appellent à un grand rassemblement pour le samedi 23 mars, ceux d’El Oued pour le 30, Batna pour le 4 avril. Dialogue Le lundi 18 mars, alors que les préparatifs pour Laghouat s’accélèrent, Tahar Belabès est contacté pour rencontrer de hauts responsables, dont le Premier ministre. Ne refusant pas le dialogue, il répond qu’il doit s’organiser et consulter sa base, constituer une délégation nationale et préparer une plate-forme de revendications. Pendant ce temps, un groupe d’une quarantaine de députés, envoyé par les autorités, organise une série de conférences dans les wilayas. Partout, ils seront chassés par les jeunes et leurs conférences seront annulées : à Laghouat d’abord, puis à Ghardaïa, à Metlili et enfin à Ouargla. Devant l’affront, ils mettront fin à leur mission. Le 23 mars, le second grand rassemblement à Laghouat est également un succès mais aussi et surtout une démonstration de la capacité des jeunes à s’organiser et à occuper pacifiquement l’espace public. C’est ce qui fait peur aux autorités. A partir de cette date, alors que les militants s’attendaient à l’ouverture d’un dialogue de la part des autorités, ils sont surpris par la montée en puissance de la répression. A Ouargla, les gendarmes chargent violemment un rassemblement pacifique de quelques centaines de chômeurs. A Ghardaïa, le rassemblement vire à l’affrontement, et le 26 mars, 18 militants sont arrêtés et tabassés. Huit d’entre eux sont emprisonnés. Sur le terrain, ce sont les «agents» du régime qui poussent les jeunes à la violence. La CNDDC, qui appelaient au dialogue dans ses précédents communiqués, hausse le ton. Diviser Accusant les autorités «d’utiliser la violence pour discréditer un mouvement qui revendique ses droits de manière pacifique», la CNDDC menace de «sortir dans la rue dans différentes wilayas et fait porter aux autorités l’entière responsabilité des éventuels dérapages». Tahar Belabès n’en croit pas ses yeux : «Le régime a utilisé toutes les cartes contre nous : régionalistes, sécessionnistes, main étrangère et maintenant il utilise la violence. Je me retrouve avec mes camarades à calmer les jeunes au moment où les représentants de l’Etat les poussent à la violence. C’est incroyable. A Ghardaïa, le régime tente de diviser les Mozabites et les Arabes, mais ça ne fonctionnera pas. Après le rassemblement d’El Oued, prévu le 30 mars, nous préparons un autre rassemblement «Millioniya» pacifique, à Ghardaïa, en solidarité avec nos camarades arrêtés.» Entre ces jeunes, ces chômeurs, qui n’ont plus rien à perdre et qui viennent de donner une leçon magistrale à tous en réussissant, pacifiquement, à redonner aux luttes sociales et politiques de la dignité et de la vivacité et un régime qui semble totalement dépassé et incapable de réagir, le bras de fer est engagé. Yahia Bounouar
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• -Quelle est votre évaluation du rassemblement du 18 avril ?
Le principal acquis est que les citoyens n’ont pas perdu leur volonté de manifester pour revendiquer leurs droits. Ils sont sortis pour dire qu’ils n’ont rien à voir avec les émeutes de la semaine dernière. Notre base réelle, celle sur laquelle on peut compter était bien présente et même les slogans étaient radicaux. Nous avons menacé d’internationaliser notre cause par le recours à la justice internationale ; les juges sont en effet devenus la main de fer du pouvoir, laissant de côté leur éthique et leur professionnalisme, l’administration n’a plus qu’un rôle négatif envers le citoyen.
L’utilisation excessive de la force et de la violence policières ainsi que le recours systématique à la justice vont nous pousser à nous radicaliser et durcir notre position envers les pouvoirs publics en les dénonçant à l’extérieur des frontières par rapport au non-respect des conventions que l’Algérie a ratifiées et qui garantissent une justice équitable pour tous, y compris le droit de poursuivre un commis de l’Etat, un policier ou un gendarme qui a manqué à ses obligations ou outrepassé ses limites.
• -Quels sont les principaux messages que vous vouliez transmettre ?
Nous avions trois choses importantes à dire ce jeudi, premièrement que le recours à la justice internationale est un remède possible si nous n’arivons pas à avoir nos droits civiques et juridiques. Plus d’une centaine de chômeurs sont actuellement poursuivis en justice. Certains ont été emprisonnés, d’autres ont écopé de lourdes amendes en plus de la maltraitance des forces de l’ordre qui n’ont aucune ligne rouge. Ils utilisent des gaz lacrymogènes périmés (2008-2009).
Le recours excessif au matraquage et la présence policière, on est d’ailleurs tout le temps fliqués, nous gênent de plus en plus. Notre deuxième message concerne les droits fondamentaux garantis par la Constitution, notamment la liberté d’expression, la liberté de s’organiser et de manifester, ce sont des droits sur lesquels nous ne céderons pas. Nous les joignons à notre revendication de base qui est l’emploi, à force de communiquer avec le peuple.
• -Certains critiquent votre solidarité avec les familles des émeutiers détenus, que répondez-vous ?
Il n’y a pas de contradiction, tout a été manipulé, le logement n’est qu’un prétexte. En vérité, les autorités locales visaient les chômeurs pour faire oublier les acquis moraux du 14 mars. Le pouvoir nous ment, il n’y a ni poste ni logement pour tout le monde. Notre solidarité a pour objectif de discréditer un des députés de Ouargla dont les enquêtes ont confirmé son implication dans ces émeutes. Les listes ont été photocopiées et distribuées avant l’affichage, ainsi que de l’essence et des chèches. Nous demandons à ce que les vrais commanditaires soient poursuivis en justice. Ce sont toujours les plus démunis, la plèbe, qui paient les pots cassés. Les enfants ont été manipulés. Nous sommes désolés pour les policiers blessés, ce sont les enfants du peuple, on l’a bien dit, nous n’avons rien à leur reprocher, ils frappent quand on le leur demande.
• -Quelle suite comptez-vous donner à votre combat après six grands rassemblements? Quelle est votre position envers l’administration locale ?
Nous avons constitué une coordination de wilaya dont les bases prennent racine dans tous les quartiers. Une dizaine, à leur tête Khouildat Salah, un homme de consensus. Nous espérons que l’administration ouvre un dialogue avec ces personnes crédibles. Que ces citoyens soient considérés comme partenaires dans toute action concernant l’emploi, la gestion des offres, etc. Cette procédure peut absorber la colère et rétablir la confiance entre les chômeurs et l’administration locale, celle qui gère l’ANEM. Dans toutes les willayas, cela se passe ainsi, pourquoi pas ici.
• -Vous traitez le pouvoir de menteur, et Bouteflika dans tout ça ?
Le chef de l’Etat est le responsable légal et moral. C’est à lui de prendre à bras-le-corps les problèmes de la jeunesse et reconnaître les insuffisances. Oui, nous le tenons pour responsable de cette situation et nous lui demandons de nous faciliter l’accès à nos droits et que le mensonge et le clientélisme cessent. Soit il prend lui-même les décisions, soit il nomme des personnes capables d’en finir avec tout ça.
Houria Alioua
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- dahmane1
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bel1000;142139 écrit: salima tlemçani de son vrai nom zohra boucho est la porte parole attitrée des DRS. elle ne sort pas de son bureau mais a tous les scoops surtout sécuritaires.
,,,
Ya si Bel, tu donnes trop d’importance à cette DRS, tu penses vraiment que c’est la DRS, l’armé ou même le Président qui dirige le pays ?! Ce sont des Algériens comme nous tous, qui ne font qu’exécuter le programme illuminati et leur plan de gouverner le monde, imposé à tous les gouvernements y compris ceux des USA passés et actuels. Les gouvernements qui refusent de se soumettre sont soit rappelés à l’ordre par les institutions internationales prévues à cet effet, menacés ou carrément attaqués militairement sous la couverture de ces mêmes institutions qui ont eux-mêmes créé et qu’ils dirigent.
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