Belkhadem destitué de son poste de secrétaire Général du FLN.

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01 Fév 2013 11:06 #136101 par yasmi
C'est une demi-surprise : Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) au pouvoir en Algérie, n'a pas remporté le vote de confiance qu'il avait sollicité à la réunion du comité central du parti, jeudi 31 janvier. Il se trouve donc relevé de ses fonctions mais le nom de son successeur n'est pas encore connu.
Mis à jour à 18h28.
Il a joué mais il a perdu. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, a été destitué de son poste dans l’après-midi du jeudi 31 janvier à l’issue de la réunion du Comité central (CC) du parti. Réuni en session à l’hôtel Riad de Sidi Fredj (20 km à l’ouest d’Alger), celui-ci a décidé du retrait de confiance à M. Belkhadem, à la tête du parti depuis 2005.
À l’issue de ce vote qui s’est déroulé sous très haute sécurité, 160 membres du Comité central ont voté en faveur du retrait de confiance à Belkhadem, 156 pour son maintien tandis que sept bulletins ont été déclarés nuls. Le conclave prévu pour trois jours devait se poursuivre dans la soirée de jeudi pour décider de la succession de Belkhadem. Deux options se dégagent pour l’heure au sein des participants : l’élection d’un nouveau secrétaire général par intérim ou la désignation d’une direction collégiale qui dirigera le FLN jusqu’à la tête du prochain congrès.
Selon nos informations, l’ancien ministre, cador du FLN et homme de consensus, Abderrezak Bouhara, 79 ans, tient la corde pour succéder à Belkhadem, porté à la tête du FLN à l’issue d’un mouvement de redressement qui avait écarté Ali Benflis en 2003. À 68 ans, Belkhadem quitte donc ses fonctions comme il y était rentré : à la suite d’une fronde menée de l’intérieur du parti.
Pouvoir de l'argent
Objet d’une contestation depuis plus de deux ans, cet ancien instituteur d’arabe qui a occupé de hautes fonctions dans l’appareil d’État - ministre des Affaires étrangères (2000-2005), chef du gouvernement (2006-2008) - a refusé d’abdiquer devant ses détracteurs faisant ainsi valoir la confiance du chef de l’État qui l’avait placé à ce poste en 2005.
Longtemps considéré comme un proche de Bouteflika, Belkhadem a commencé à faire face à une dissidence dès qu’il a annoncé son intention de se porter candidat à l’investiture du FLN pour la présidentielle de 2014. Plusieurs voix parmi les plus influentes du parti ont fait part de leur refus d’un tel scénario. Ses détracteurs lui reprochaient d’avoir truandé les instances du parti en y plaçant ses hommes de main, d’avoir soumis le FLN au pouvoir de l’argent et de transformer celui-ci en zaouia (institution coranique). En fait, Belkhadem faisait face à trois grands courants.
Nationalisme contre fondamentalisme
Le premier se réclame d’Ali Benflis, prédécesseur de Belkhadem, tombé en disgrâce pour s’être présenté en 2004 contre Bouteflika. À sa tête : Abdelkrim Abada. D’autres reprochaient aussi à l’actuel secrétaire général des velléités « d’islamisation du FLN ».
« Pour réaliser ses objectifs, affirmait Abdelaziz Ziari, ministre de la Santé et membre du Bureau politique, Belkhadem est prêt à sacrifier la ligne nationaliste de notre parti au profit du fondamentalisme. » Mais Ziari n’était pas le seul ministre à être entré en rébellion contre Belkhadem. Sept autres membres de l’équipe d’Abdelmalek Sellal, dont le discret mais fort influent Abdelkader Messahel, ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, ont officiellement demandé à Belkhadem de quitter la direction du parti, le 9 janvier. Ce deuxième courant était emmené par Amar Tou, ministre des Transport.
Lâchage de Bouteflika ?
Les vents avaient cependant déjà commencé à tourner contre Belkhadem en septembre 20012, lors du remaniement ministériel au cours duquel il avait perdu son portefeuille de représentant du président de la République. Tout le monde avait alors compris que le président Bouteflika ne le soutenait plus. Du moins qu’il ne le protégeait plus.
Quant au troisième courant à exiger la tête du secrétaire général, il était piloté par Amar Saïdani, ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du parlement). Il dénonçait surtout le « clientélisme et la gestion familiale du parti » par Belkhadem.
Pour arriver à leur fin, ces trois courants aux intérêts divergents se sont alliés et ont créé le Mouvement pour l’authenticité et le redressement du FLN, mouvement qui assure avoir eu la bénédiction de la majorité du Comité central - ce que contestait Belkhadem. La vérité des urnes leur a donné raison. Belkhadem peut désormais mettre une croix sur ses ambitions présidentielles, lui qui n’a jamais fait mystère de son intention de succéder à Bouteflika.

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01 Fév 2013 11:09 #136102 par yasmi
Bon débarras, perso je n'arrive pas à comprendre qu'un incompétent pareil est pu
accéder aux plus hautes fonction de l'Etat.
Pas étonnant que notre pays soit dans un état de déliquescence tant nos "gestionnaires" sont
incultes.

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01 Fév 2013 13:29 #136103 par romance
oui yasmi et il n y a pas que lui en plus

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01 Fév 2013 16:06 #136104 par Hippone

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02 Fév 2013 19:16 #136105 par Hippone
Apparemment il ne veut partir selon El Watan:
Après avoir fait l’objet jeudi d’un retrait de confiance de la part d’une majorité de membres du comité central du FLN (160 voix contre 156), Abdelaziz Belkhadem, qui avait pourtant reconnu sa défaite, a fait volte-face hier en refusant de quitter le poste de secrétaire général. La plupart des membres du comité central ont boycotté hier les travaux de la session que le secrétaire général a lui-même dirigée en «toute illégalité». Pour eux, la session du CC a été levée jeudi pour donner le temps à l’apaisement après plusieurs années de crise vécues par le FLN. Surprenant coup de théâtre à la salle de conférences de l’hôtel Riadh de Sidi Fredj où se tient depuis jeudi la réunion du comité central (CC) du Front de libération nationale (FLN). Après avoir fait l’objet d’un retrait de confiance avant-hier après-midi par la majorité des membres du CC (160 voix contre 156), le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, qui avait pourtant reconnu et accepté sa défaite avec un esprit sportif et félicité ses adversaires en mettant l’accent sur la pratique démocratique du vote à bulletins secrets et souhaité plein succès à son successeur, est, contre toute attente, revenu à la réunion du CC dans la soirée avec un autre état d’esprit.
Abdelaziz Belkhadem, aidé ses partisans, commence par revendiquer l’élection, sur-le-champ, d’un nouveau secrétaire général, affichant au grand jour son intention de briguer un autre mandat après avoir été destitué. Tout le monde pensait que le FLN avait tourné définitivement la page du règne Belkhadem et de la crise qui secoue le parti depuis plusieurs années. Mais voilà que lui et ses soutiens reviennent à la charge pour maintenir l’ordre du jour de la session du comité central qui, pourtant, avait été levée jeudi dans soirée par la majorité du CC qui voulait, arguait Abdelkrim Abada, donner le temps à «l’apaisement des esprits après tant d’années marquées par une véritable fracture entre les militants du FLN, et élire un nouveau chef dans le calme et la sérénité, en consultant toutes les parties». Plus surprenant encore : Belkhadem et ses soutiens au sein de l’instance consultative du parti se sont présentés, hier, à la salle de conférences de l’hôtel Riadh pour poursuivre les travaux. C’est lui-même qui a dirigé la séance du matin en l’absence des autres membres du comité central qui l’avaient destitué. Et il ne cache pas son désir de revenir et prétendre au poste duquel il a été «dégagé» jeudi.
Dans les statuts du parti, rien n’interdit une telle option. Seulement, la morale et l’éthique politique devraient être un frein suffisant pour une telle démesure. En revanche, le désormais ex-secrétaire général du FLN a fait une entorse à la loi en dirigeant en toute illégalité les travaux de la deuxième journée. Il s’est appuyé sur un huissier de justice, l’organisateur de l’opération de vote qui lui avait valu sa place.
La mission de cet huissier de justice, dénoncent les opposants, devait prendre fin après le constat de la vacance du poste de secrétaire général. Selon eux, c’est l’huissier de justice en personne qui, au grand dam de la loi et des statuts du parti, a conféré à Abdelaziz Belkhadem le droit de diriger les travaux.
Le chef déchu du FLN avait même déclaré, d’après Mohamed S’ghir Kara, porte-parole du mouvement de redressement et de l’authenticité, à la chaîne qatarie El Jazeera, qu’«il était toujours secrétaire général». «Depuis 2005, Abdelaziz Belkhadem a pris l’habitude de l’illégalité pour diriger le parti», dénonçait notre interlocuteur. «Pour nous, le comité central a décidé de constituer un bureau qui a levé la 6e session ordinaire», pestent les opposants à M. Belkhadem, destitué jeudi mais qui a continué à s’imposer en créant une commission provisoire constituée de ses proches collaborateurs, Abderrahmane Belayat et Abdelkader Sahali.
Une question se pose : comment lui qui était prêt, après le verdict de l’urne, à céder sa place, a subitement changé d’avis dans la soirée de jeudi ? Abdelaziz Belkhadem est-il gagné par l’obsession du pouvoir pour s’accrocher aussi désespérément à son poste ? Ou a-t-il reçu un coup de téléphone qui lui a intimé l’ordre de résister ? Ou bien des affairistes qui l’entourent font-ils pression sur lui ? Ce qui est sûr c’est que tout ce qui se passe au CC du FLN a un lien direct avec l’élection présidentielle de 2014.

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02 Fév 2013 20:05 #136106 par dahmane1
Une information sans aucun intérêt pour nous. Ils ont sans scrupule transformé le glorieux Front de Libération National au Frak Libeqa N’kemlouh...

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