La crise malienne s'invite en Algérie

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04 Oct 2012 08:51 #125269 par nassim73

ICOSIUM;115192 écrit: Contrechamp Mercredi, 03 Octobre 2012
le soirdalgerie.com
L
L’Algérie doit-elle s’engager au Mali ?
Par : Mustapha Hammouche
C’est étonnant comme, autour de nous, on découvre le péril islamiste au Maghreb à travers… l’occupation du nord Mali et de ses attaques et kidnappings dans la région du Sahel. Vingt et un ans après l’attaque de la caserne de Guemmar, vingt ans après la bombe de l’aéroport d’Alger et dix-sept ans après l’attentat de la station Saint-Michel à Paris.
Quand, à longueur de débats télévisés, on écoute les “spécialistes” qui reprochent à l’Algérie son hésitation à s’engager dans une guerre, au demeurant déjà décidée, on mesure combien on peut changer de logique rien qu’en changeant de lieu. Là, on se rappelle surtout de l’écrasante solitude d’être “éradicateur” dans les années 1990. Les mêmes voix, qui alors accablaient cette armée d’éradicateurs, et même tout civil suspecté de servir les desseins de cette armée en ce qu’il prônait de combattre la stratégie islamiste du meurtre et de la terreur, hésitent à peine aujourd’hui d’accuser cette armée de désertion… au Mali ! Parmi ces mêmes voix, celles de Hollande et Fabius, désormais concepteurs de la diplomatie française, voire occidentale, au Sahel.
Certes, cette guerre au terrorisme en Algérie ne s’est sûrement pas faite sans son lot de dépassements. Et la question des disparus, maintenant assumée par les institutions officielles elles-mêmes, est un des stigmates de cette guerre, impropre par certains aspects, mais salutaire pour ce qu’on connaît du projet islamiste. On a été plus indulgent avec la paix honteusement amnistiante que le pouvoir a unilatéralement offerte aux terroristes. Par défaitisme ou par opportunisme politique, nous avons eu donc notre moment de renoncement.
Mais le prix était déjà payé. Et notre guerre contre le terrorisme a eu lieu. Et se poursuit, en dépit de tout.
Voyons comme, de l’autre côté de la mer, les apôtres du “qui-tue-qui”, de la “réconciliation” et de la “représentativité” de l’islamisme d’hier ne se gênent pas, aujourd’hui, pour diffuser des images de destruction de mausolées ou de mutilation de “voleurs” pour justifier l’intervention militaire au nord Mali. Or, “l’œuvre” des MIE, GIA… et autres GSPC, dans une seule des mille communes d’Algérie, est sans commune mesure avec ce qui s’est passé dans huit cent mille kilomètres carrés du nord Mali.
Huit cent kilomètres carrés de désert que l’on veut conquérir avec trois mille hommes. Pas besoin d’être stratège militaire pour voir la vanité d’une telle entreprise. Il suffit de se rendre compte que les talibans sont toujours à la porte du pouvoir en Afghanistan, malgré une impressionnante armada durablement mobilisée.

Le rapport à la population et au territoire n’est pas le même pour une armée régulière et pour des groupes terroristes.
C’est autre chose qu’une guerre qu’il aurait fallu. Un Mali fort et démocratique.
Comme il eut fallu une Algérie forte et démocratique pour nous éviter une tragédie qui perdure depuis vingt ans.
Mais là n’est pas le problème de la communauté internationale. Elle s’étonne seulement qu’un pays assez fort pour lutter contre le terrorisme refuse, à son tour, de l’accompagner dans ce qu’elle croit être une autre expédition “libératrice”.
Or, le Mali d’aujourd’hui n’aurait pas été possible si l’Algérie n’avait été contrainte de subir la stratégie de l’isolement face à l’agression islamiste, hier.
M. H.
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Merci Mr M.H.
Les deux poids et deux mesures continuent d’être la règle des donneurs de leçons français entre autres. Quand il s’agit de défendre leurs intérêts ils sont prêts à s’allier avec le diable, leurs scrupules d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui, qu’importe, nous ne sommes pas à la première contradiction, l’essentiel est de reprendre le contrôle des zones stratégiques, surtout si elles sont riches. Et pourquoi ne pas mettre l’Algérie en guerre par la même occasion.




bravo bien dis j approuve son point de vue

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04 Oct 2012 10:45 #125270 par yasmi
Qu'en pense les maliens de tout çà ?
A croire qu'ils n'ont aucune décision à prendre ?

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04 Oct 2012 12:23 #125271 par nassim73

yasmi;115229 écrit: Qu'en pense les maliens de tout çà ?
A croire qu'ils n'ont aucune décision à prendre ?


yasmi je ne sais pas si tu sais que le Mali a toujours ete la 49 eme wilaya de l algerie , algerie a toujours soutenu le mali , avec de l argents des aides de tt genre
tu ne peux aps imaginer jusqu a quellepoint et niveau , meme leurs army et habiller avec la meme tenue de la police algerienne , l algerie a toujuors ete la pour le Mali comme si cete une partie de l algerie et biensurs fermer aussi les yeux sur le traffic sub saharien et voila comme rendre les gent out of service

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04 Oct 2012 13:42 #125272 par yasmi

nassim73;115248 écrit: yasmi je ne sais pas si tu sais que le Mali a toujours ete la 49 eme wilaya de l algerie , algerie a toujours soutenu le mali , avec de l argents des aides de tt genre
tu ne peux aps imaginer jusqu a quellepoint et niveau , meme leurs army et habiller avec la meme tenue de la police algerienne , l algerie a toujuors ete la pour le Mali comme si cete une partie de l algerie et biensurs fermer aussi les yeux sur le traffic sub saharien et voila comme rendre les gent out of service


Perso, je me méfie des maliens, car il ne faut pas oublier sue la France a une influence sur eux et leur octroie des aides aussi.
Ils peuvent retourner leur veste, on n'a pas d'amis mais que des intérêts ...
Un pays pauvre comme le Mali n'a pas trop le choix.

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04 Oct 2012 18:21 #125273 par nassim73

yasmi;115283 écrit: Perso, je me méfie des maliens, car il ne faut pas oublier sue la France a une influence sur eux et leur octroie des aides aussi.
Ils peuvent retourner leur veste, on n'a pas d'amis mais que des intérêts ...
Un pays pauvre comme le Mali n'a pas trop le choix.


oui tt a fais raison j ai pas dis qu il ete nos amis au contraire ils ont bien manger et vivre sur le dos de l algerie et crois moi pour un rien il tourne la veste surtout pour maman la france , pour cela j ai dis dommage a la fin de mon message

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05 Oct 2012 20:29 #125274 par kader95
Mali – Les diplomates français multiplient les critiques "en off" contre l’Algérie

Alors que la demande d’intervention militaire formulée par la France et des pays de la CEDEAO rencontre des réserves au niveau de l’Onu, des maliens ont manifesté, ce vendredi à Bamako pour s’y opposer. A Alger, où les autorités sont très réservées à l’égard d’une intervention militaire, c’est la multiplication des critiques en « off » formulées par des diplomates français au sujet de « l’ambigüité » algérienne qui retient l’attention.
La France a fait le forcing, mercredi, lors d’une réunion internationale consacrée au Mali en marge de l’assemblée générale de l’Onu. Le président français, François Hollande, très offensif, a appuyé fortement l’appel du premier ministre malien, Cheikh Modibo Diarra, à une validation par l’Onu d’une "force militaire internationale composée de tous ceux qui veulent nous aider à reconquérir les territoires occupés du Nord". Le président français a demandé une convocation « au plus vite » d’une nouvelle réunion du Conseil de sécurité afin de finaliser "dans les prochaines semaines" la mise en route de cette force panafricaine. La France apportera son "soutien logistique", a-t-il déclaré en insistant sur le fait que « toute perte de temps serait une complication supplémentaire ». « Quand un territoire grand comme la France est occupé par des groupes terroristes (...) alors nous sommes devant une menace qui concerne l'ensemble du monde", a indiqué M.Hollande. Les États-Unis qui ont, par le passé, souligné que la priorité était au rétablissement de l’état de droit au Mali ont réitéré leur réserve à l’égard d’une intervention militaire.

Hillary Clinton : le Mali est une poudrière

Pour Hillary Clinton, le Mali est une « poudrière » où seul « un gouvernement démocratiquement élu aurait la légitimité de négocier un accord politique au nord du Mali, de mettre fin à la rébellion et de restaurer l'Etat de droit". Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, avait précédé en soulignant que « toute solution militaire pour résoudre la crise sécuritaire dans le nord du Mali devrait être envisagée avec une extrême prudence", car "elle pourrait avoir de graves conséquences humanitaires". Certains pays doutent clairement de la capacité de la Cédéao de mettre en place la force d’intervention évoquée. Et surtout, si l’intervention doit se faire sous forme « d’appui » à l’armée malienne, il faudra attendre la restructuration de cette dernière, ce qui demanderait, selon des estimations optimistes, au moins 18 mois. A moins que la participation française n’aille au delà du simple soutien logistique, l’opération de « reconquête » semble techniquement prématurée. Des observateurs, en Algérie, ont relevé une multiplication des critiques en « off » de diplomates français rapportées dans la presse français sur l’attitude qualifiée « d’ambigüe » des autorités algériennes.

La chasse au franco-algériens le « cadet des soucis du DRS »


"L'Algérie, qui a tant souffert du terrorisme, adopte une politique pouvant être assimilée dans la région à de la bienveillance envers le terrorisme !" se désole un officiel français anonyme dans le journal Le Monde. Selon ce même officiel anonyme, si l’Algérie était « constructive », le problème du Sahel « pourrait être résolu rapidement et "sans engagement de moyens militaires non africains." Dans un autre article plus « sécuritaire » consacré à la possible présence de deux « franco-algériens » parmi les rangs d’AQMI, le Monde indique que le Quai d’Orsay ne cache pas, « en privé, son souhait de voir l'Algérie faire preuve "d'une plus grande transparence". On reproche ainsi à Alger de veiller seulement à contenir la menace à l’extérieur des frontières. Et, dit la source du Quai d’Orsay, en privé, « on peut se demander jusqu'à quel point ils ne privilégient pas plus une sorte de pacte de non-agression avec AQMI que son éradication." Conclusion du journal : « la chasse aux Franco-Algériens ou aux Français au sein d'AQMI ne serait pas le premier souci du département du renseignement et de la sécurité algérien, qui ne serait guère pressé de transmettre ses informations aux autorités françaises ».

La réponse par Abadou ?

A Alger, certains analystes interprètent cette multiplication des critiques en « off » des officiels français comme un signe d’irritation face au refus de l’Algérie de s’impliquer militairement dans une intervention au nord du Mali. Certains interprètent la sortie de Saïd Abadou, secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), sur le terrain mémoriel avec la France comme une réplique possible. Il reste que l’Algérie n’est pas la seule à faire preuve de réticence. Outre les américains, le secrétaire général de l’Onu et d’autres pays membres du Conseil de sécurité, au Mali, lui-même, l’appel à l’intervention militaire ne fait pas l’unanimité. Ce vendredi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté vendredi à Bamako, à l'appel de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM), pour s'opposer à une intervention militaire de forces étrangères au Mali pour reconquérir le nord du pays. « La COPAM soutient l'armée pour la libération du Nord" ou "l'arrivée de la Cédéao déclenchera la guerre civile au Mali" pouvait-on lire sur les banderoles. La COPAM, réputée proche de l'ex-junte qui a mené le coup d'état militaire du 22 mars, rejette l'accord entre la Communauté des états de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et le Mali, annoncé le 23 septembre.


Maghreb émergent

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